Garance Doré

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l’âme soeur

Elle essayait déjà les chaussures à talons de maman quand j’en étais encore en train de jouer à GI Joe.

Ma soeur et moi, on a toujours été très différentes. J’ai à peine l’impression de commencer à trouver mon style, elle vers 12 ans elle savait déjà ce qu’elle voulait. De belles matières, des talons hauts, des bijoux précieux. Elle n’a jamais hésité à y mettre le prix, et à bosser pour. Même très jeune.

Vous imaginez combien elle nous énervait, moi, mon esprit révolutionnaire, mon jean baggy et mes Converse élimées. J’étais encore une ado mal réveillée, elle c’était déjà une femme qui portait ‘Féminité du Bois’ de Shiseido.

D’autant plus que Laetitia, malgré son mètre 80… Ben c’est ma petite soeur.

Comme toutes les soeurs, on s’est donc bien explosé les cordes vocales lors d’engueulades-courses poursuites à travers la maison dont à peu près toute la famille se souvient. Ça n’a pas toujours été parfait entre nous. Mais on s’est beaucoup marrées.

Oui. Il serait facile de s’imaginer le contraire, elle est tellement sophistiquée…

Mais c’est la fille la plus drôle que je connaisse.

CONTINUER

less is more

Vu qu’on est en train de se prendre la vague 90′s en pleine face, avec le grunge, le revival du revival punk, il fallait bien s’attendre à retrouver un truc qu’on avait quasi-oublié, le minimalisme.

Ces années 90, quelle histoire ! Ce sont les années où j’ai vécu mon premier grand amour, eu mon bac, fait mes dernières raves et acheté mon premier tee-shirt Margiela. Le fond de l’air n’était pas très gai, à ce que je me souviens. Nos parents, pétrifiés par la récession, nous courraient après avec des projets d’avenir aussi ébouriffants que trouver un boulot avec des débouchés. Super, pour mes premiers pas dans la vie. Merci.

Vous n’avez pas d’autres options ? Naaan, va faire tes devoirs. Pffff. À la place, je faisais le mur.

C’est en même temps no future et totalement fertile. J’avais aussi peu de recul sur l’époque que je vivais que j’en ai aujourd’hui, mais j’en ai tiré une leçon. N’en faire qu’à ma tête. Ça ne sert à rien de flipper.

N’empêche, je me souviens qu’on ne s’habillait pas très coloré et qu’on aimait bien ça. C’était notre glam à nous, notre esthétique fin de siècle, notre réponse à l’extrême flamboyance des 80′s.

On en a tiré des esthétiques nouvelles, des lignes fortes, des créateurs cultes. Helmut Lang, Martin Margiela, Jil Sander…

Une icône absolue, trop petite et maigrichonne était en train de naître et rendait, en un regard perdu dans le vague, toutes les tops complètement ringuardes. Kate Moss.

De l’underground de la musique froide et répétitive que l’on appelait la techno affleuraient des violons et une voix sublime et si différente qu’elle nous a tous à un moment transpercés, celle de Björk.

On se bleachait beaucoup les cheveux, on déchirait beaucoup nos jeans, on se mettait des diamants sur les yeux (big up Topolino !) on voulait aller à Londres et on aimait le minimalisme.

C’est pas évident de résister en ce moment à la vague de flip qui est en train de s’emparer de nos sociétés. On l’a senti très fort dans la mode, en cette rentrée. On s’est demandées pourquoi on était moins surexcitées par les looks des fashionistas, et Elisabeth m’a suggéré que c’est peut-être tout simplement qu’elles avaient moins fait d’achats cette saison. On a essayé de parler d’autre chose et toujours le sujet revenait. On s’est demandé ce que ça voulait dire, cette déferlante de non-couleurs, ce perceptible ennui, et la seule réponse est venue sous la forme d’une question :

En temps de crise, vaut-il mieux créer des classiques dans lesquels on aura l’impression d’investir, ou des pièces si fortes, qu’elles sont des must-have que l’on cassera sa tirelire pour avoir coûte que coûte ?

Chacun y a répondu à sa façon, et j’ai autant aimé les deux versions. Margiela. Vuitton.

En tout cas, moi, mes 90′s, je les ai aimées parce qu’elle ont été ma jeunesse. Si on m’avait demandé, j’en aurais certainement choisi d’autres, plus folles, plus drôles, mais en fait, je me serais peut-être moins amusée.

Et puis j’en ai gardé un optimisme à toute épreuve, une conviction que quel que soit le contexte on arrête jamais de créer, d’inventer, une résistance à la peur, au cynisme, un truc où je me dis que quelle que soit l’époque dans laquelle on vit, si l’on fait ce en quoi l’on croit, si l’on est libre, et si l’on aime, il ne peut rien nous arriver.

Oui, vous avez raison. Et j’en ai aussi gardé un certain amour des violons. Bonne journée !

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new woman is an attitude

Coucou ! Alors alors, comment amener le sujet, comment vous dire que, comment exprimer la, huuuuum…

Dites, vous l’aviez senti ? Je m’ennuie ! Voilà trois jours que les défilés ont commencé à Paris, et j’attends toujours l’étincelle que je n’ai eu ni à New York, ni à Londres. Ou c’est moi ? Ou je commence à m’habituer à tout ça ? Ou c’est la crise ? Vous en pensez quoi ? Vous aimez quoi ?

Et pourtant, j’ai beaucoup aimé Dior, c’était gai, fort et je veux une robe-tutu -d’ailleurs on va toutes vouloir des robes tutu, des jupes tutu, des micro-jupes à volant tutu, je suis trop trop fan de la tenunue ci-dessussus, je veux mon tutuuuuu !

Bref, j’ai eu envie de repartir avec la moitié des fringues chez Isabel Marant (quelqu’un a les photos ?), comme d’habitutude, et j’ai complètement halluciné au show Margiela, qui était tout à la fois hyper bien scénographié, hyper beau, hyper prétentieux, hyper gai et hyper intéressant.

Bon en fait, ça va. Je ne dois pas tant m’ennuyer que ça. On va plutôt dire qu’on sent un léger flottement.

Niveau looks, c’est pareil, je nage un peu entre deux eaux. J’ai l’impression d’avoir déjà vu et revu des tas de trucs, et du coup ce que j’apprécie beaucoup en ce moment c’est la manière de porter, l’attitude, une certaine façon de remonter ses manches, de laisser dépasser son tee-shirt, ou de ne pas porter de sac…

J’ai donc choisi trois de mes stylistes préférées, qui ont toujours un style juste et pas maniéré. Quand je n’ai plus d’idées, ce sont ces filles là que je regarde.

J’aime bien ces fashionistas là. Pleines de personnalité, toujours en train de se marrer, elles ont un rapport à la mode hyper rafraîchissant et plutôt détendu.

Et je me rends compte que ce qui définit ce que j’aime en ce moment, c’est ce jeu perpétuel avec les basiques, cette façon de réinventer toutes les 5 secondes comment on porte le jean, le blazer, la chemise, comment on dédramatise une pièce forte avec du super casual, comment on rend un simple tee-shirt imprimé génial en l’associant avec la bonne veste.

Comment une bonne coupe de cheveux, pas forcément mode (cf Yasmin en première photo) mais bien adaptée, une manière de ne pas faire sentir l’effort, une façon de se mouvoir, de se poser, comment un éclat dans le regard et une attitude font tout le reste. En fait, plus je prends des photos, plus j’épure, j’épure, et plus je reviens à l’essentiel.

Comme ma petite soeur Sacha me disait, quoi : « taiiiin, c’est trop dégaine ! ». Ah voilà, Sacha, c’est exactement ça ! Bonne journée !

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on the runway

Pour une fois je sais tout : la jupe est une Margiela et les boots sont les Tribute Two d’Yves Saint Laurent.

Tataaaam… Prêtes à remettre vos talons ? Après une semaine passée dans mes boots de secours, celles qui réparent mes pieds malmenés par l’entêtement que je mets à vouloir croire qu’on peut vivre une vraie vie sur douze centimètres de talons [pas vrai], je sens que la semaine qui arrive va encore nous porter à des hauteurs vertigineuses.

Et oui, bouclez vos Chloé, à partir de demain c’est la fashion week à Paris !

Et c’est parti pour trop de tout ! Trop de mode, trop de défilés, trop de retards, trop de bisous, trop de champagne, trop de taxis métros, trop de Karl, trop de sarouels, trop d’épuisement, trop de notes décousues, trop de shopping de dernière minute parce qu’on a perdu le sens des réalités, trop de photos, trop de de talons, trop de talons, trop de talons…

Non mais parce que bon. Depuis quelques temps, grâce au coup des patins, les talons deviennent les objets d’expérimentation les plus déments. Cette saison, c’est encore Yves Saint Laurent et ses platform boots qui remportent la mise, on les voit partout. Super. Étrange. Super.

Je ne sais pas quoi penser. Quand on voit les délires de Marc Jacobs qui tous les ans se creuse la tête pour nous sortir de la chaussure improbable, et surtout surtout, quand on voit le scandaaAAAÄle du dernier défilé Prada où selon l’un de mes envoyés spéciaux le public avait envie de pleurer en voyant les frêles jeunes filles manquer de s’étaler par terre à chaque pas, et finir par s’étaler par terre, on se dit qu’à ces hauteurs là, la mode nous rappelle un peu à la pointe de cruauté et d’étranglement auxquels on avait bravement tourné le dos à la fin de nos chères 80?s.

En même temps, c’est un monde de schizo, parce que j’étais exactement en train de penser ça à l’instant où, sourire béat aux lèvres, je m’achetais mes merveilleuses platform boots Topshop, qui sont incroyables de confort [et qui malheureusement ne sont pas sur le site, j'en aurais pris une deuxième paire en gris].

C’est un peu le même principe que les YSL ci-dessus, peut-être un peu moins hautes, et c’est vraiment la meilleure arnaque du siècle. Tout le monde regarde mes pieds avec effarement, genre, mais cette fille est fooOOLLe !! Elle va toOOOmbeEEER !!!

J’adore.

Et je suis donc là, tranquille avec mon air goguenard, à faire des maths et à aimer ça, ce qui ne m’était pas arrivé depuis la 6ème. Je leur réponds : t’as pas vu le patin ou quoi ? Si tu calcule : 12 cm de talons – 5 de plateau = encore plus confort que des Converse !

Yes. Tous les chemins mènent à Thalès.

Bonne journée !

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Of course, j’ai piqué le titre de mon post au super blog de Cathy Horyn, le seul blog où les commentaires sont plus longs que les billets, une curiosité du web, à visiter (mais je ne vous en voudrais pas si vous ne lisez pas tout ;-)

magazine

Dans les temps irrémédiablement reculés de mon adolescence, dans mon île splendide et sauvage où, à 11ans, je m’ennuyais déjà ferme, où j’avais l’impression que la vie était ailleurs, où je regardais des cartes du monde en rêvant, Internet n’existait pas encore.

Ma seule fenêtre sur le monde, à l’époque, à part les voyages que j’ai fait assez vite et souvent seule, c’était la presse du centre ville. Celle qui avait la petite étagère “presse internationale”. Là, tous les mois, avec trois mois de retard, je retrouvais ma vie. Principalement The Face et iD.

Si je vous fait cet historique complet, c’est pour que vous imaginiez la fébrilité avec laquelle je courrais chez moi claquer la porte de ma chambre et m’enfermer pendant des heures pour lire et regarder les images. Grâce a ces pages, je respirais enfin. Je rencontrais des artistes, des gens différents, étonnants, un peu barge, des musiciens dont je n’écouterais jamais la musique, mais je sais pas, j’avais l’impression d’être chez moi.

Les heures d’après étaient passées à tenter d’imiter les tenues des séries mode avec les moyens du bord, c’est à dire des réinterprétations des vêtements de ma mère qui se souvient encore de quelques coups de ciseaux malheureux dans une veste Irié ” Mais c’est pour faire du Margiela ! Regarde, la photo, là !!!”

Bref. Vous avez compris, j’ai grandi comme ça, puis un jour je me suis barrée, et ça faudra que je vous raconte, parce que là franchement pour une intro, je crois que ça va.

Le truc, c’est que la presse mode, c’est un peu comme de la drogue. Il y a un moment où tu as ton fix, et puis après à chaque fois que tu rachète un mag tu espères y trouver la même extase.

Pfffff, si ça se passait comme ça, ça se saurait. Depuis des années donc, j’achète des mags en souvenir d’un bonheur lointain.

Et puis bon, cet été, j’ai eu un peu de temps, et j’en ai eu marre. J’ai décidé de tous les tester. J’ai aussi décidé de demander à chaque personne que je croisais, un peu fan de mode, sa revue préférée.

Le truc numéro 1 dont je me suis rendue compte, c’est que la presse, c’est la ruine. Je le savais, hein. Mais 40€ pour 3 magazines (dès qu’on touche à l’international, c’est entre 8 et 15€ le magazine, ce qui absolument : dingue) dont au final je n’aimerais que quelques pages, c’est un peu les boules, mais pas grave. J’étais en mission. Genre.

Le truc numéro 2, c’est que personne ne peut vraiment répondre à ma question. Si honnêtement, souvent, peut-être un peu parce que je suis française, on me cite le Vogue Paris. On en pense ce qu’on veut, mais ce magazine arrive à susciter une excitation et à faire parler de lui plus qu’aucun autre.

Souvent juste après arrive Lula. Puis ensuite ça part un peu dans tous les sens. Il y a le Jalouse, le Nylon, le Fantastic Man… Mais personne n’arrive à me citer le truc surexcitant, qu’on attend, qui cristallise son époque, qui bouscule la mode, qui amuse et stimule…

Personnellement, ça change tout le temps, mais en ce moment j’aime bien le Elle Anglais, avec les conseils mode de Chloé Sévigny et des éditos mode et shopping assez inspirants, et le Velvet qui est un supplément du Repubblica italien et dont l’esprit et la maquette me mettent en joie. En plus, ça m’oblige à lire l’italien. Il y en a d’autres, mais aucun ne me rend dingue. J’ai bien aimé le Zoo (merci Steph à Berlin) récemment, Amelia’s magazine, le dernier Bazaar anglais…

Je pourrais écrire un roman sur ce sujet. Vraiment, la presse me fascine. Il y a tellement de choses à dire, sur l’image de la femme, sur la pub, sur l’industrie de la mode… J’essaierais peut-être d’aborder ça prochainement, mais en attendant, j’aimerais savoir…

Si vous deviez choisir un magazine, ce serait lequel ? Pourquoi celui-là ? Et votre magazine idéal, il serait comment ?

Edit 9h06 : Oh, et je rajoute une question, non deux ! Est-ce qu’il y a des “plumes” que vous aimez retrouver au fil des publications ? Et des stylistes ? Bon, je vous laisse, j’arrête de vous épuiser… Bonne journée !!

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days of light

Hier, on parlait de la meilleure manière d’habiter un vêtement. Si la mode me plaît autant, c’est aussi parce que c’est un jeu. Bon enfin. Je m’amuse beaucoup, mais je n’ai pas le courage de Shakri. Je l’ai croisée dans les rues de Milan comme ça, vachement belle tout en blancs et en Margiela, avec ces lunettes complètement dingues et ce petit sourire malicieux.

Shakri est styliste, elle vient de Moscou, elle est souvent chez le Sartorialist, elle a toujours un style étudié relevé par une couleur ou un détail original, et surtout, elle ose. Je trouve ça tout aussi sexy de montrer un peu d’humour que de montrer un bout de peau, même si on a parfaitement le droit de faire les deux.

Je vous le dis tout de suite, j’adore ce jean dans toute sa brutale expression, tout autant que j’aime la douce subtilité de ce top ouvert sur les épaules. J’avais d’ailleurs déjà flashé hier sur celui de Darcy, en noir, ci-dessous. C’est une sensualité un peu différente, que je vois beaucoup en ce moment : un top juste un peu ouvert mais qui suit voluptueusement les courbes du corps, un débardeur à l’emmanchure exagérément large, un jean déchiré…

Voilà voilà, je m’apprête à prendre le train (?) (!!!) (…) pour rentrer à Paris tout à l’heure. Ça va être quelque chose, cette histoire de train, mais on m’a dit qu’il fallait absolument essayer, que c’était long mais vachement beau, tout ça tout ça, et qu’en plus j’allais pouvoir travailler.

Wow. J’ose peut-être pas les lunettes Margiela, mais on dirait que j’ai vraiment besoin de tenter des trucs extrêmes dans ma vie moi ! Bisou, bonne journée !

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london moderns

Attention pensée fumeuse du lundi matin. Vous avez votre café bien en main ? Bon, alors.

Vu l’application quasi mystique avec laquelle je me plonge dans les vintageries en tout genre en ce moment, je peux vous dire (genre, attention préparez-vous au statement de dingue) que tout a été fait.

C’est limite énervant tellement ça a été répété, mais, dans une bonne friperie, on trouve tout ce qui fait la mode d’aujourd’hui : des combis, de super pantalons à pince, des blazers à tomber par terre, des leggings bariolés, des robes longues au kilo, des chemises d’homme à la tonne, des pochettes incroyables, des…

Ok j’arrête d’enfoncer des portes ouvertes. Tout ça, on le sait, tout autant que l’on sait à quel point le passé inspire les créateurs d’aujourd’hui.

Louise ci-dessus porte blouson vintage avec une combi-bustier Stine Goya (chouette créatrice Danoise).

Et malgré le fait que tout ce qu’elle porte, de la pointe de la ballerine jusqu’au headband, ait déjà été porté par nos mamans et aussi par Cher, l’ensemble est parfaitement moderne.

Je ne sais pas exactement à quoi cela tient. Une attitude, un choix de couleur, une manière d’assembler les vêtements, un détail dans la coupe ?

J’ai un copain dont c’est le métier d’être connecté sur la tendance avec qui on brodait samedi sur le retour d’une mode plus 90?s, plus sobre et minimaliste, anti show-off. Le grunge pointe déjà le bout de son nez. Le noir aussi. On se disait, oui, tiens, ça a du sens. Et puis c’est une période qu’on avait tous les deux adoré, même si a l’époque on devait économiser trois mois pour se payer un tee-shirt Margiela.

Ce qui est marrant c’est de voir ce que notre époque en fera, parce que ce sera forcément différent, mélangé, explosé, pris avec du recul et vachement excitant.

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c’est qui ?

Vous vous souvenez ? C’est la question qu’on doit poser quand on trouve un vêtement joli sur quelqu’un. Moi je ne le fais pas trop, en fait. Je regarde une tenue dans son ensemble, et il faut vraiment que je remarque un détail singulier pour m’enquérir de la marque d’un vêtement.?Je préfère garder une impression générale, une inspiration, pas une sommation.

Sauf quand il s’agit des vestes. Là, ça tient carrément du toc. J’ai toujours l’impression qu’une veste bien coupée, dans une jolie matière, doit coûter très très cher.?Je fais systématiquement : “Wooow” -air impressionné-pénétré-épaté – “ça vient d’où ?”

Et je suis souvent surprise. Ces trois vestes, c’est qui à votre avis ? Réponses, after the jump.

J’aime beaucoup la simplicité efficace de cette silhouette. Et les détails très chic : les cheveux tirés, les perles aux oreilles, le grand sac qui donne un côté cool, genre, je suis prête à partir en week-end, mais ouais, tout de suite pourquoi ?

La mini avec la veste : depuis que j’ai vu Gwyneth avec ça, comme des tas de modasses hagardes, je cherche une mini. Et je n’en trouve pas, mais alors, pas.?Bon, et venez on parle pas du foulard Vuitton qui s’est arraché à la rentrée… Trop beau.

Aaaaah, le voilà ! Le truc auquel on peut pas échapper en ce moment : le tee-shirt imprimé sous la veste. Plus il est vieux et frappé, mieux c’est. J’aime aussi beaucoup le jean à zip et les ballerines, très élégantes.

Alors ?

Alors. Les vestes.?La première est une Zara, la deuxième une Margiela, et la troisième une H&M.?C’est chouette, je trouve. Ces trois filles sont comme nous. Elles mélangent sans se prendre la tête des trucs luxe avec des pièces carrément plus accessibles.?Et en plus quand je leur demande :

“Je peux dire que c’est H&M ?”, la réponse est toujours : “Mais bien sûr !”

Voilà qui me prouve qu’il faut que j’arrête avec mon snobisme mal placé et que j’aille jeter un oeil au rayon vestes chez Zara.?Et de temps en temps, quand je peux et pour le petit supplément d’âme, chez Margiela…

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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