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Je me demande si le meilleur moyen de commencer une année prochaine n’est pas de se passer un petit 31 tranquille sous la couette pour se réveiller fraîche comme la rosée de mai et accueillir la nouvelle année en pleine santé.
Si je me demande, c’est parce que moi, j’en suis parfaitement incapable : je suis atteinte du stress du 31.
Le stress où si t’as pas un truc (mais n’importe quel truc hein, la qualité est un critère de dernière instance) de prévu ce soir là, en l’espace de quelques heures, tu te sens seule, oubliée de tous, tu te dis que manifestement ta vie tombe en lambeaux et qu’il est temps que tu apprennes à lécher les gens sur Facebook. (ce qui est une mauvaise idée, mais tout le monde sait que les 31 décembres sont des jours pavés de fausses bonnes idées)
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Il m’en faut du temps pour comprendre les sous-couches de l’underground de la garde-robe de ma mère. À chaque fois que je pense que je l’ai définitivement pillée j’en ai fait le tour, une nouvelle pièce que j’avais mise de côté avec un air irrité « ça, c’est vraiment trop moche » me revient à la figure.
Les caleçons longs il y a deux ans, une veste en pied de coq l’année dernière par exemple. Une paire de Wayfarer oubliée.
Une doudoune à boudins luisants. Une Moncler. Mais quelle femme sensée voudrait aller se coller des bourrelets délibérément ?
Je me disais tout simplement : ma mère a vraiment eu des années obscures niveau mode.
Certaines lubies fashion ne s’expliquent pas. Affleurent puis disparaissent à jamais dans les limbes du mauvais goût. Voilà tout.
Et là, je suis sur le point de prendre mon billet d’avion pour les vacances de Noël. Direction ? Le dressing de ma mère, pouquoi ? Je veux essayer sa Moncler. Celle des années 80.
Celle dont je me moque donc depuis 20 ans.
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mardi 27 novembre 2007 — 10:04
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