Garance Doré

TAG : minceur

mes abdos

sport

C’est toujours la même chose. Quand viennent les beaux jours, je passe en mode abdos.
Oui, les abdos, c’est mon point faible, voilà.
Tout le monde me dit : pffff, c’est nul comme point faible les abdos! Trop facile : 5mn d’exercice le matin et un mois après ton ventre est aussi plat que Nicole Richie!

Ca ne loupe jamais : présenté comme ça, la chose me semble tomber sous le sens. Mon visage s’éclaire. Mais oui! Un peu d’exercice le matin! Mais bien sur!
Sauf que c’est comme acheter un Elle spécial minceur. Une fois qu’on l’a lu, on est pleine de bonne volonté, mais pas plus avancée.

Alors mettons que l’illusion de toutouyouter ai tenu plus d’une demi-heure, et me voilà le matin, assise sur mon lit telle le penseur de Rodin en train d’essayer d’apporter une réponse à l’épineuse question : les abdos, avant ou après le café?

Après avoir pris racine dans mon lit, et que mon chéri ait fini par répondre à ma question en se levant et en faisant le café, je n’ai plus d’autre alternative que de me lancer : je ne peux pas décemment imaginer de faire mes abdos après la douche.

Et un, et deux, et cinq abdos, je suis Davina, je demande à mon chéri de m’amener un bandeau en éponge pour absorber les toxines dont je suis en train de libérer mon corps. Pfffffu pfffu, pfffu, 10! Ahhhh ben alors, je me suis donnée à fond ce matin dis donc, j’avais oublié quelle sportive j’étais! Allez, demain, j’en fais 15!

Et ça ne loupe pas, c’est comme le régime, le lendemain j’oublie. Mon cerveau se charge tout seul de m’éviter les choses désagréables, même pas besoin de passer par la phase démotivation, rien du tout. Mes neurones sont très sélectifs. Oui, je sais, je pourrais mettre une photo de Davina sur mon frigo.
Mais j’aurais trop peur de faire fuir les muffins de mon petit dèj!

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n°13

Avant tout, une merveilleuse année à toutes et à tous!
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La dernière fois je feuilletais le Glamour, quand je tombe sur un petit article d’Audrey Diwan :
14 trucs dont vous rêviez… Jusqu’à ce que vous les ayez.
En n° 13, je cite :
Un blog. Depuis que vous avez le votre, vous devez trouver tous les jours une manière amusante de raconter qu’il ne vous arrive rien de spécial.
Damned, Audrey! Je lance un regard méfiant autour de moi, de peur d’avoir été repérée.
Le n° 13, c’est moi! Voilà des jours et des jours qu’il ne m’arrive rien de spécial.

L’amour : Mon chéri est adorable, il est allé jusqu’à m’acheter des légumes. J’ai choisi d’ignorer qu’il a aussi ramené de la glace au marrons, avec des éclats de marrons glacés bien sûr, une pizza ‘fastuosa’, et des minis Häagen Dazs, tu les manges, tu t’en rends même pas compte.

Les fêtes : Ben oui les fêtes. Ben c’était bien, j’adore Noël, j’ai vu plein de gens que j’aime, j’ai mangé sans m’arrêter, je suis énorme, ma peau veut changer de crèmerie, je me demande à partir de combien de verres de champagne dans une semaine on devient alcoolique, j’ai lu mon horoscope et j’ai même fait des résolutions, dont je me suis interdit de faire un sujet.

L’amitié : Ah l’amitié, j’aurais un tas de choses à dire, à ce niveau là c’est le grand chambardement. Sauf que bien sûr mes amis les plus proches connaissent l’existence de mon blog et j’ai même déjà eu des ‘tu parles jamais de moi’ ou des ‘qu’est ce que tu as sous-entendu quand tu as parlé des cheveux frisés la dernière fois?’ ‘hein?’. Comment pourrais-je ne serais-ce qu’effleurer l’injustice flagrante dont je suis la victime? – ceci est un test – stop – viens-tu encore par ici S – stop – si c’est le cas manifeste-toi – stop -

La mode : Comme je suis complètement ruinée, j’attends les soldes comme Nicole Richie attend sa prochaine carotte vapeur : C’est pas drôle les soldes! On achète toujours n’importe quoi juste pour avoir le plaisir de se battre avec ses semblables! On dépense trois fois plus! On s’épuise tellement qu’on finit inévitablement par un thé avec un éclair pistache!
Je m’interdis de faire un billet avec ce sujet.

Mes trois kilos : Vous l’aurez remarqué, ce sujet sous-jacent, dont je me suis interdit de faire un billet pour garder à ce blog une ligne irréprochable, m’étant vantée il y a peu de n’avoir aucun, mais alors aucun problème de poids, pollue chaque paragraphe de cet étrange billet. Aucun problème de poids. Ah! ah! ah! Merci les fêtes! Merci mon chéri! Merci les soldes! Merci l’amitié! Non S ça va je déconne ok c’est pas de ta faute ces trois kilos quoique je me demande si cela n’était pas une vengeance déguisée de ta part… hum?

Donc, mon credo étant : si tu n’as rien à dire, tais toi, j’observe, à défaut de celui dont je ne parlerais pas, un régime bloguesque. Et Audrey Diwan peut parfaitement se moquer de moi, j’assume totalement mon manque de temps, mon manque d’inspiration, mon manque de sveltesse, comment ça j’ai encore parlé de poids, et voilà, je déblogue.

un insolent équilibre

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J’aime tout ce qui est suave, doux, croquant, velouté. Et puis aussi ce qui est pétillant, piquant, corsé. La seule chose que je n’aime pas ce sont les sodas et les boissons sucrées.

J’aimerais qu’il existe 5 repas par jour, je ne conçois pas mon five o’clock tea sans un petit biscuit, et dans les périodes d’angoisse tous les chemins mènent à mon frigo.

Je ne suis pas de celles qui ne prennent pas un gramme. Parfois, un simple regard sur ma balance suffit à me plonger dans un désarroi bridgetjonesque.

Je mange comme je veux. Souvent, un peu n’importe comment, d’autant que je ne cuisine pas trop. Je culpabilise de ne pas manger cinq fruits et légumes par jour. Culpabiliser, ça me donne faim de chocolat.

Et pourtant, mon poids, à 2-3 kgs près, n’a jamais varié. J’ai déjà perdu 4 kgs. Comme toute greluche normalement constituée, j’étais extatique, et bien sûr on me trouvait trop maigre. C’est pas tant que j’ai voulu écouter mon entourage, c’est plutôt que ces kilos sont tranquillement venus reprendre leur place sans me demander mon avis.
Quand je prends 2-3kgs, je me sens lourde et mes vêtements m’énervent.
Donc, régulièrement, je me dis qu’il est temps que je fasse un régime.

Je n’ai jamais fait de régime. Ou plutôt, je n’ai jamais tenu un régime plus de 5h. Le régime, ça creuse. Mon instinct prend le pas sur ma raison.
Manger une pomme? Pour quoi? Les fibres? Vous voulez rire?
Moi je suis capable d’intriguer pour manger à ma faim. Vous voyez la pub du Kinder Bueno? Une chose comme ça, ça ne m’arrivera jamais. Trop prévoyante!

Je me méfie, quand même. Métabolisme, génétique? Dans ma famille il y a des ronds et des maigres. Je me dis que c’est dans la prochaine dizaine que tout va se jouer, et qu’il faut que je fasse gaffe.

Une chose dont je suis sûre, c’est que mon total manque de volonté face aux régimes a aidé à cet improbable équilibre pondéral. Je reste donc aussi éloignée que faire se peut de quelque diète que ce soit, et j’accepte sans broncher les 2-3 kilos réglementaires que toute fille se doit de vouloir perdre.

Lorsque je croise une de ces irréelles tiges mannequinesques, je me dis que j’aimerais bien lui ressembler; au même instant m’apparaissent une ribambelle de délices sucrés en tous genre qui me disent : laisse tomber, ça vaut pas le coup!

nue


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Je me demande si je n’aime pas autant la mode que je déteste être nue.
Impossible de m’expliquer cette pudibonderie excessive.

Dans ma famille, nous avions une pudeur de bon aloi, ayant compris très vite que certains mystères de l’anatomie masculine n’étaient pas bons à décacheter trop tôt. En effet, l’accident m’est arrivé une fois, très jeune, et je dois dire que ça a été un épisode relativement angoissant, d’autant plus que ma mère, ne sachant plus que faire devant mon traumatisme, me dit : « tu verras, un jour tu trouveras ça très beau ». Glups.

Ma mère, qui quelques années plus tard jugea bon de me trouver un job d’été comme monitrice de planche à voile (j’en avait fait une semaine lors d’un stage linguistique en Angleterre, pour situer le niveau). Trop heureuse de se débarrasser de l’ado bougonne que j’étais, elle n’avait pas remarqué une chose. Il s’agissait d’une plage de naturistes (oui, ceux qui font même leurs courses à poil).
J’ai tenu 3 jours, en maillot une pièce et en grève (vous vous imaginez, vous, donner un cours de planche à voile à un papy tout nu?).
Et je suis repartie de là avec une répugnance farouche de la nudité collective.

Depuis, en jeune femme civilisée, on va dire que je fais le minimum syndical. Jamais de topless sauf quand je suis sur une plage déserte, mon corps est réservé à mon amoureux et parfois à mes amies, en guise de pièce à conviction (mais si regarde, j’ai de la cellulite, tiens regarde, là!!) lors de nos discussions scientifiques.

La dernière fois, je regardais Koh Lanta (le serpent en moi adore Koh Lanta, j’ai jamais vu un truc aussi barbare), et j’ai eu une réaction bizarre.
En observant les participantes, dans leur retour aux sources bien éloigné du « Lagon Bleu » (les pauvres, elles n’ont même pas droit à une pince à épiler), je zoome sur une blonde relativement et artificiellement carrossée, et cette pensée m’effleure :
« tiens, il lui ont laissé emporter ses seins? »

Le corps aujourd’hui est tellement normalisé que les gens se mettent un maillot de bain Eres (celui qui rend n’importe qui bien foutu) sous la peau. Après, il peuvent être à poil tranquilles, ils ne sont plus vraiment eux mêmes.

Je tiens à dire que je ne suis absolument pas contre la chirurgie esthétique. Tant que le résultat est esthétique bien sûr. Mais je trouve ça intéressant aussi d’essayer d’apprivoiser son corps, d’apprendre à l’aimer.

Et pour l’aimer, il faut le regarder.

Tout ça pour remercier cette canicule, qui a fait que pendant quelques jours, dépassée par les événements, j’ai tombé les derniers bouts de tissus qui couvraient ma peau. J’ai commencé à me balader nue, sous l’oeil ravi de mon chéri, et j’ai compris la sensualité et le plaisir que la nudité pouvait procurer.
Mieux, j’ai pu croiser mon reflet dans les glaces, et j’ai trouvé ça beau et chouette.

C’est pas demain la veille que j’irais au Cap d’Agde, mais quelque chose d’important pour moi est arrivé cet été.

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À propos de de carrosseries et d’artifices, je m’absente quelques jours pour aller à Monaco. J’espère en ramener des petites histoires bien croustillantes!!!
À très vite, alors :-)

hier en terrasse

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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