Miroslava Duma

une fille, mille styles

Le style de Mira, c’est sa fantaisie. Alors que je passe mon temps à chercher mon identité mode, essayant de définir ce qui est moi, pas moi, ce qui me va, ce qui me raconte, ce qui me trahit, et où je vais bien pouvoir trouver le budget pour ces bottines à clous Alaïa, Mira s’invente différente chaque jour.

Et on ne voit qu’elle.

Quand je pense aux femmes dont le style m’a marquée, comme Lauren Hutton, Lauren Bacall ou même plus récemment, quelqu’un comme Giovanna Battaglia, ce ne sont pas des vêtements précis qui me viennent à l’esprit.

C’est une façon d’être à la vie. D’y trouver son confort, que ce soit sur des talons hauts ou dans des derbies, avec une micro-pochette ou un grand cabas. Mais c’est surtout une posture, un sourire, un regard, une manière d’enfoncer ses mains dans ses poches, une allure qui disent qu’on est là, avec ses coups d’éclat et ses contradictions. Et qu’on est soi, et personne d’autre.

New York I You

I love you, mais je dois partir. Ça me fend le coeur, parce que c’est toujours trop bien, parce plein de choses me manquent quand je rentre à Paris, les petits restos, les cafés à emporter, les taxis, les librairies, la way of life, si différente de la notre.

En même temps je suis ravie pour une raison : je suis nulle en bagages. Il FAUT que je rentre pour retrouver mes trucs. J’ai TOUT oublié. Je suis partie un peu en méga rush de Paris et ce n’est qu’en arrivant que j’ai réalisé que j’avais pris quatorze fois le même pantalon mais aucune jupe, 10 paires de talons et pas de plat alors que je passe mes journées à marcher, et que j’avais tout simplement… Oublié mes dessous. Ah, par contre, niveau chaussettes, pas de problème. J’ai du en prendre 45 paires. Plus 12 paires de collants, au cas ou je décide de couper un de mes pantalons pour en faire une jupe, on ne sait jamais, dans un élan de désespoir garde-robesque.

Dire que j’étais à la limite de l’excédent de bagages. Pour des chaussettes. Pfff.

Ça m’amène à me poser la question suivante : mais comment font-elles ? Mais comment elle fait, Mira, ci-dessus, (si si, vous l’avez reconnue), qui joue à la mode comme on joue à la poupée ?

Elles se font une liste de tenues ? Elles checkent la météo ? Elles voyagent avec quatre valises pour avoir le choix ? Elles shoppent sur place ?

Moi en tout cas, je n’ai toujours pas trouvé de réponse à la question délicate de la valise. Et c’est pour ça que je ne sais pas trop quoi dire quand je reçois des mails qui me demandent comment voyager léger, comment voyager cool, comment voyager chic. Je ne sais pas ! Déjà que j’ai pas accès au lounge spécial VIP !

Je veux dire, il doit bien y avoir un truc que ma maman ne m’a pas appris, une manière de plier les trucs, une technique pour doser les tops, les pantalons, les robes de soirées et le casual, non ?

Non parce que je rentre aujourd’hui à Paris, mais je repars dimanche à Londres, et après ce sera Milan. Et j’en ai marre d’avoir l’air de sortir d’une soute à bagage au milieu de toutes ces voyageuses de l’extrême absolument nickel. Alors please aidez-moooooooooi !

Et sinon ? Bah je prends tout chez Marc by Marc, je prends tout chez Proenza. Tant pis pour l’excédent de bagage ! J’ai le droit ?

Et puis merci pour tous vos coms, et puis gros bisou, et puis à très très très vite !

Upper East Side

Ah, ça m’apprendra. J’ai trop parlé du soleil. Résultat hier, une belle journée bien pluvieuse, dans le plus pur style parisien. Sauf que là, quand t’es en pleine skirt alert dans une bourrasque, que ton appareil photo est en train de faire du scuba diving et que ton parapluie, ah, ben… Oh merde il est où ? Tu peux sauter dans un taxi et regarder les lumières de la ville à travers les vitres embuées…

Et te perdre dans la beauté en avalant des MnMs peanut butter. Ce qui ne t’avance pas à grand chose. Ah si, ce qui t’amène de Michael Kors à Oscar de la Renta. Oscar de la Renta, l’un des seuls défilés qui se passe dans une ancienne église, très chic, dans le très chic Upper East Side.

Dommage qu’il ne pleuve jamais dans la série, sinon on se serait crus dans Gossip Girl.

Hier donc, journée pluvieuse, mais journée chic. Où comment, après des défilés trash, de l’avant-garde, du revival 80’s, 90’s, tu te poses chez Oscar de la Renta et tu remets tout en perspective. C’était mon premier défilé Oscar de la Renta, et j’ai beaucoup aimé. Pourtant paraît que ce n’était pas son meilleur, pas grave… Je me suis laissée totalement charmer par sa femme élégante, hors du temps, et dûment gantée et ceinturée.

Voici qui m’amène à mon sssssssujet du jour, les accessoires. Les filles, s’il est encore temps, foncez sur les dernières démarques et achetez des gants, des foulards, et des ceintures. S’ils sont dorés, s’ils sont vachement colorés, c’est encore mieux. Je sens que ça va être le truc incontournable l’hiver prochain.

Ça, et puis de la fourrure, et puis de gros bijoux.

Le bon chic bourgeois, quoi. Là question, c’est, pour une Giovanna qui peut porter tout ça en restant plus cool que cool, combien vont juste se retrouver déguisées en Bernadette ?

La solution ? La couleur, à fond. Allez, je reviens vite avec un petit sujet la dessus, ça vous dit ? Bisou !

Working Girl

La jolie Mira du Harpers Bazaar Russie en executive tailleur à NYC…

Je n’avais jamais vraiment réussi à imaginer à quoi ma vie professionnelle allait ressembler. Être freelance, ne jamais faire la même chose, ne pas vraiment avoir de bureau mais passer ma vie devant un écran, ne pas vraiment avoir d’horaires mais bosser tout le temps, ne pas avoir de collègues mais un réseau et des amis, je ne pouvais pas savoir.

Certainement parce qu’à l’époque où je me posais ce genre de questions, mon travail n’existait pas. D’ailleurs bon courage à celui qui me demande quel est mon boulot. Profession ? Heeeu… Vous pouvez reformuler la question ? Ça change selon le jour et l’heure…

…Pile ce que je m’imaginais porter pour aller bosser « quand je serais grande ». J’adore, mais j’étais loin du compte !

Et ça me plaît ! Même si je n’arrête pas de me poser des questions, même si je ne sais pas de quoi demain sera fait, et même, et même… Bon, cela étant, je ne suis pas la seule. Beaucoup des gens qui m’entourent ont ce genre d’activité protéiforme, hein. C’est l’époque.

Mais voilà, il y a des semaines où le trop plein d’activités me rend dingue. Où mes mails sont un chapelet de petits drapeaux rouges [---> important ! Répondre au plus vite], où ma mère m’appelle et me dit qu’elle ne m’a pas eue au téléphone depuis trois semaines [ ---> ma mère = adepte du coup de fil bi-quotidien, c'est vous dire le choc frontal] et je ne m’en étais même pas rendu compte, où je me dis que je devais voir une copine début septembre et qu’on est mi-octobre, oh pardon, mi-novembre, où on m’appelle et où je dis « Ouh la la cette semaine ça va être difficile c’est particulier je suis débordée ! » et qu’on me dit « Oui oui, tu dis ça depuis le mois d’août ! ». Honteuse je suis.

Et là, on est en plein milieu d’une semaine comme ça, une de celles qui fera que j’aurais bientôt des tas de choses à vous raconter et à vous montrer… Et où je cours, je cours, et où je rêve d’avoir un moment pour me poser.

Sauf que comme tout freelance, la vérité, c’est que surtout, je ne voudrais ne jamais arrêter…

Vous voyez le genre ?

Allez maintenant, au boulot héhé ! Bonne journée !

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