mode

a day in the life

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Kazu Makino porte une robe Mayle et des tas de bijoux Isabel Marant.

Je suis tombée amoureuse de la voix haut perchée de Kazu au premier instant. J’ai écouté Blonde Redhead longtemps sans les avoir jamais vus. Autant vous dire que mon premier concert a été un choc. L’euphorie.

Blonde Redhead, pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont les new yorkais Kazu + Amedeo et Simone, deux jumeaux à l’accent italien outrageusement sexy. Sur scène, le triangle est magnétique.

L’euphorie a été renouvelée le souvent possible. Et quand j’ai su qu’ils seraient à Paris jeudi dernier, j’ai poussé, comme à chaque fois, un cri de joie.

Je me suis aussi dit que j’aimerais bien les prendre en photo.

Pour tout vous dire, je les connais un peu. J’ai organisé plusieurs de leur concerts à l’époque où je faisais ça et puis surtout, mon amie Maëlle est très proche de Kazu. Ça aide.

Voilà comment je me suis retrouvée à déjeuner, jeudi, avec mon idole. Bon, mon idole est très cool hein. Et puis elle est comme moi. Elle aime les crêpes, les mojitos, la mode, elle veut se marier avec Isabel Marant, a des amours « it’s complicated » et adore parler pour ne rien dire. Fastoche.

On est donc allées faire un tour chez Isabel. Kazu a une manière étrange de shopper : chez Isabel Marant, elle file au rayon enfant, regarde ce qui lui plaît en modèle réduit, puis demande sa taille.

« En miniature, je saisis mieux l’essence du vêtement ».

Puis on a foncé au Bataclan pour les balances. Elle a enfilé sa robe de scène, on est allées dehors et on a pris quelques photos. C’est son amie Jane Mayle qui fait ses tenues de scène.

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Boots et robe, Mayle.

« Je récupère les robes qui ont des défauts, on les ajuste sur moi et c’est cool »

« Jane est marrante, elle rajoute toujours des crazy stuff qui ne servent à rien » me dit-elle en tirant sur les deux fils d’ors qui pendent de la robe et en faisant une grimace genre : « je sers à rien ».

« Jane te ressemble beaucoup ». J’avais pas saisi l’ampleur du compliment avant de googliser Jane Mayle et de trouver ça. Hum, mais bien sûr.

Puis on est rentrées dans la salle. C’était l’heure des balances.

Les jumeaux étaient là, toujours aussi chics, toujours aussi détachés. Toujours aussi fascinants.

J’ai eu l’impression de perdre 20 centimètres, soudain, tellement j’étais impressionnée. Heureusement, j’avais prévu le coup : j’avais mes talons. Ça me fait toujours ça en présence de Simone, le batteur. Je crois que je l’aime.

Je les ai laissés travailler.

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Quelques heures après, on dansait, Maëlle et moi, complètement happées par la musique. Quand soudain on entend nos prénoms au micro. Kazu était en train de nous faire la plus douce, la plus personnalisée des dédicaces. Pffff l’émotion…

Je me suis retournée pour voir si tout le monde avait bien compris que c’était de moi qu’il s’agissait, mais il m’a semblé que non. J’ai donc hurlé « Thank YOUUUU » !!! Épuisant ainsi mon capital ridicule pour les 10 ans à venir. Quand je vous dis que je suis grave.

Après le concert, on est allées backstage. Kazu m’avait dit « party tonight ! ».

On est effectivement arrivées dans des loges surbondées, avec tous les gens qu’elle avait invités sur son chemin : des amis, deux dames complètement dingues du groupe qui consacrent leurs vies à les suivre en tournée, une vendeuse de chez Isabel, le mec qui nous avait fait des crêpes etc.

Et Simone faisait le service. C’était vraiment chouette. J’ai pris un verre de champagne et je lui ai demandé de venir faire des photos.

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Simone Pace en marinière sur la scène après le concert.

Il a accepté avec un grand sourire. On a fait quelques clichés, puis son frère est passé par là. Ils sont si candides face à l’objectif, c’est incroyable. Le sourire toujours au coin des lèvres, la douceur et la gentillesse qui se dégage de ces types est irrésistible et complètement intimidante.

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Amedeo harmonise ses accessoires avec le gaffer au sol.

Bref. Le Bataclan fermait ses portes, nous sommes partis boire des verres et raconter des conneries dans un petit bar un peu plus loin. J’ai bu un mojito, ça m’a suffit pour être bourrée, complètement détendue et hilare.

Honnêtement, dans toute ma fanitude assumée, après ce moment précieux, je me dis qu’il est parfois bon de rencontrer les gens qu’on admire.

Les Blonde Redhead sont aussi beaux, aussi rock, et aussi romantiques que leur musique. Jeudi dernier, ils ont volé mon coeur.

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la vie douce

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Quelle semaine ! J’ai couru dans tous les sens, commencé à faire du jog, certainement pour essayer d’échapper aux coups de fouet virtuels de mon éditeur qui aimerait bien que j’avance sur mon bouquin, discuté du sens de la vie avec les uns, versé quelques larmes, loupé des rendez-vous avec les autres, récupéré un chat dont je ne sais que faire, fait mon premier shooting pour un magasine, mangé trois fois des lentilles (c’est trop), passé des heures au téléphone, pas trouvé le temps pour faire un dessin…

Et au beau milieu de ce beau bordel, j’ai croisé Émilie Albertini, en plein tournage de son émission pour M6. On a bavardé un bon moment, j’ai beaucoup aimé son regard sur la mode et sur son job. Si ça vous dit un de ces quatre, et si elle est d’accord, je vous raconterais.

Et puis, mais, je rêve, ou comme Valentine elle m’a piqué ma tenue préférée ?

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Émilie m’a piqué mon look, mais elle a quand même eu la gentillesse de me donner la marque de sa veste, une Chloé, de son sarouel, un Topshop, et de son foulard, un H&M. Et la preuve qu’on peut porter le sarouel avec autre chose qu’avec des talons très hauts.

Et donc voilà. Le seul, l’unique moment ou j’aurais pu dessiner pour mon blog cette semaine, je l’ai passé à ratisser tous les H&M de Paris pour trouver le même foulard « À pompons noirs ? Mais on est en rupture de stock voyons mademoiselle ».

En même temps, je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre que vous me comprenez…
Bisou !

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Heeey, psssssst : si vous passez près d’un Figaro Madame ce week-end, jetez-y un oeil, vous risquez d’y croiser quelques blogueuses en méga-goguette…

20 000 lieues sous l’orgueil

soldes privées sonia rykiel

À l’heure où se déroule ce récit, je suis engloutie sous une montagne de pantalons Rykiel qui retracent 20 ans de mode, de ses périodes les plus heureuses à d’autres, bien plus obscures. Ce sont les ventes privées, où comme d’hab, le grand absent est le temps présent, c’est à dire la collec’ de cet hiver, dont je rêve la nuit.

Je me trimballe néanmoins avec un sac rempli de trois paires de 14*, d’un gilet long, comme dirait ma copine Nina, from hell to heaven, rayé of course, et de tout un tas de Rykieleries réjouissantes que je m’empresserais de reposer au moment de faire les comptes.

Quand soudain je retrouve Géraldine, sublimement et fraîchement foulardée. Un douloureux sentiment appelé jalousie me perfore. N’écoutant que mon avidité, j’exécute un saut de l’ange impeccable dans le bac des foulards, d’où je ressors, pas peu fière, un tissus vert, duveteux, fleuri et siglé à la main. Je m’en pare et le montre à Géraldine, qui fait wow**.

Le it-sentiment m’étrangle. Il me faut ce foulard, c’est quoi le prix, t’façons je m’en fiche bien du prix, j’ai un PEL, etc. Je fonds sur l’une des vendeuses, je l’attrape par le cou et je la menace de l’attaquer à coups de 14 si elle ne lâche pas l’info sur le champ.

Elle : regard surpris.
Moi : regard hagard.
Elle : regard narquois.

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you say party ! we say die !

Pour ceux qui n’étaient pas la ce week-end, nous traquons avec Géraldine et Yvan tous les faits et gestes de la mode au Festival des Inrocks, appareil photo au poing depuis jeudi.

Comment dire… Il y a des jours où c’est dimanche. Tout est plus calme, le temps prend un rythme cadencé et à Paris, la mode fait une pause. Enfin. Plus précisémment à la Cigale.

Peu de looks aujourd’hui à vous montrer, on se concentre donc sur les yeux de chat de Becky, la chanteuse de You say Party ! We say Die ! (exactement ce que je me suis dit en me regardant dans mon miroir ce matin). Plongée directe dans les années 80, à la ville comme à la scène.

Parce que s’il est vrai que le public ne se sape pas trop dans les concerts de rock, chez les artistes, la tenue de scène a fait un vrai come back, c’est assez génial. Je me souviens, il y a quelques années de ça, j’organisait des concerts, et quand Blonde Redhead m’avaient appris qu’ils avaient des changements de tenue, j’avais été complètement mystifiée tellement ça n’arrivait jamais. (Déjà que j’étais complètement mystifiée par Simone le batteur, imaginez ma tête, on aurait dit Beth Ditto avec son make up).

Là, très peu de groupes n’ont pas étudié leurs tenues, et c’est un vrai régal. Avec une mention spéciale pour Yelle, Beth et notre découverte d’hier soir, la sculpturale et fascinante Shingai des Noisettes (et pourquoi pas les noix de cajou tant qu’on y est) avec une majestueuse coiffe d’immenses plumes noires et lustrées.


Becky Ninkovic, You Say Party ! We Say Die ! , à la scène.


Becky à la ville, plus 80’s tu die.


Tom Smith, Editors.
Déchirant de beauté sur scène. Une vraie révélation.


Chris Urbanowicz, Editors.


L’incroyable homme-orchestre d’Elvis Perkins.


Tiens, un look sympa ! Une fille sympa ! Une robe Sandro !


Pour finir, la géniale Shingai Shoniwa, après le concert, dans sa loge, entourée de ses accessoires. Pour voir ce que donne la coiffe portée, courez chez Géraldine.