Garance Doré

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C’est décousu mais c’est la mode

Carmen Kaas

Je continue mon petit tour de la mode facile avec une note hyper décousue.
Mais d’abord, faut que je vous le dise : Pour les cheveux, plus d’issue possible. C’est châtain clair – blond, froissé et avec une raie au milieu. C’est hyper beau, même si a ce niveau de mimétisme niveau mannequins (et pas que pour les cheveux), on pense carrément au clonage.
Carmen, te vexe pas, je parle pas pour toi. Même en vrai, tu es es d’une sublimité rare.

flare jeans 18th amendment

Et d’abord, le jean large, ci-dessus un hyper chouette jean 18th Amendement, à Paris, il semblerait qu’ils ne soient encore vendus que chez Colette, mais je me trompe peut-être.
J’adore le mélange avec le haut vert amande.

vuitton bag

Hyper classique mais réussi. Avec son Speedy, on dirait presque une bloggeuse!*

jean large

Porté taille basse comme ça, moi je suis fan (et ne venez pas me dire que blah blah ma morphologie hein?) J’aime le côté cool, et je m’en veux à mort parce la tenue était vraiment top et que j’ai pris la photo n’importe comment, ça ne rend rien.

jean large

Ca manque un peu de largeur sur le bas, mais l’esprit est là. Avec ses lunettes, son foulard et sa pochette, on dirait ma mère dans les 70′s, j’adore!

Par ailleurs, je vous présente mon prochain achat :

Non, pas la fille, le pantalon. J’ai succombé au loose et court. Avec des mi-bas gris et des low-boots, je suis tombée à la renverse. Entre deux défilés**, j’ai donc couru chez Zara, où j’ai trouvé plein de trucs (dont il faut que je vous parle) mais pas lui. Juste en face, il y a avait un H&M, je tombe sur mon pantalon (si c’est pas facile la vie), je tends la main vers lui, je carresse l’éto… Beuuurk, mais c’est dégueu!!! C’est quoi cette matière? (euh, t’es chez H&M ma vieille, tu te calmes).
Mon problème est donc entier. Où te trouver, petite chose? (On règlera le problème des low boots plus tard).

Sinon, niveau pré-bilan fashion-weekesque, on peut dire que l’underdressing*** a frappé fort. Je m’en fiche, moi j’adore.

edit je me la archi-pète de 09h57 : Oh my GOD! J’ai été Sartorialisée. Je suis en émoi. Pour me voir, c’est par ici. C’est mon jodhpur, donc. :-)

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* Le sac Speedy a un fort taux de rebond sur la bloggeuse, et il lui va bien.
** Genre, la fille qui se prend pour Anna Wintour, n’importe quoi!
*** Le fait de s’habiller en jogging pour aller au défilé Viktor&Rolf, par exemple. Pour ceux qui pensent que certaines de mes phrases prennent carrément une coloration Jean-Claude Vandammesque, vous avez parfaitement raison. Moi même, parfois, en me relisant, je me demande ce que j’ai voulu dire. Mais comme dirait Eve Angeli, ça m’oblige à réflechir! Et comme rajouterait Céline Dion, ce qui ne tue pas rend plus fort! Surtout pour les femmes heureuses inside, les femmes comme nous, quoi.

shopping antidote

Pardon Punky. J’avais pourtant bien lu ton dernier billet, jeté sur la toile juste avant de courir attraper ton train, des Isabel Marant Étoile dans les yeux.

Tu avais tout prévu. Les shopping and dancing, la valise loose, immense parce que tu l’avais piquée à tes parents afin de pouvoir la charger de nouvelles acquisitions, tu avais prévu un budget raisonnable et jusqu’à quel point tu pouvais l’exploser.

Mais tu m’as mise en travers de ton chemin. Avais-tu oublié mon regard critique? Mon rapport sage et pondéré* à la mode? Chiant comme un jour sans post? Avais-tu décidé de ne pas penser à mes :

« Pfuuu, c’est mal fini »,

« On dirait du Monoprix, à 80€ ils auraient au moins pu finir de le souder leur collier »

« Cette blouse? Ouais, pas mal. Mais tu l’as déjà non? »

« Tu vas pas acheter un truc chez Manoush? »

« Khiels? Pffffu, mais c’est saturé de paraben! »

Et pourtant nous l’avions, notre arme fatale, j’ai nommé l’irréstistible Balibulle, notre shoppeuse effrénée en chef. Vous aurais-je contaminée? A-t-on manqué de temps? As-tu mangé trop de noix chez Jour? La rentrée ne nous inspire-t-elle tout simplement pas?

Ce qui est sur, c’est que le soir, en rentrant chez nous, nous nous sentions orphelines.

De shopping bags.

Et de mon influence néfaste, j’ai la preuve. J’ai tourné le dos trois minutes, trois.

Et tu t’es claqué deux robes chez AmApp.

Alors je tiens à m’excuser auprès de toi, et surtout de tes lectrices qui attendaient avec gourmandise ton compte rendu en images. Je ne recommencerais plus. Tu reviendras, dis?

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* Qui ça, moi hystérique, bondissante et vitupérante à propos d’une blouse à carreaux? Tu es sûre? Non, je ne vois pas.

et mes robes, j’en fais quoi alors?

tenue de l'été

Cet été, la mode pour moi, ça a été un truc complètement approximatif. Entre la météo*, et mon laisser aller milk-shake bananesque, la plupart du temps, j’ai improvisé. Autour de mon short Cos, mon éros**. Avec des trucs nouveaux comme :

La pochette : Dingue. Moi qui n’aime que les truc hyper pratiques, les grands fourre-tout portés épaule, moi qui mets ma vie dans mon sac, j’aurais jamais cru aimer autant ma petite pochette corail. Mais en fait ça se porte hyper bien ces trucs. Et puis on est obligé de bien les ranger. Trouver son portable avant qu’il ne soit passé sur messagerie? Je n’y croyais plus.

CONTINUER

l’homme refait

papa.jpg

La femme liftée, repulpée et botoxée, on a l’habitude. C’est d’un ringard archi consommé.
Et même, des fois, brrrrrrrrr, ça fait peur.
Mesdames si vous m’écoutez, et surtout toi, belle grand maman, je vous somme d’arrêter avant que votre vernis rouge shocking sur doigts noueux se reflète sur votre visage vitreux.

Pour les hommes, ces sinistres coquetteries restent rares, sauf si l’on zoome sur le bûcher des vanités, toujours 109 ans d’avance sur le n’importe quoi, j’ai nommé la mode.

Karl s’en sort plutôt bien. Son régime a eu pour effet spectaculaire de faire complètement oublier l’épouvantail suant qu’il était il y a encore quelques années. Son cheveu impeccablement poudré l’épingle immédiatement hors du temps, et il ne reste plus que ses attendrissantes mitaines pour cacher son arthrose. Trop fort, il a même réussi à les mettre à la mode en les faisant porter à Anna Mouglalis. Et je m’en serais acheté depuis longtemps si celles que je convoite ne faisaient pas 250€ (comment ça heureusement pour moi?). Félicitations Karl.

John est quand à lui plus tourné vers le concept, et subséquemment personne ne semble s’émouvoir du fait qu’il ressemble aujourd’hui à s’y méprendre à la grande tante foldingue d’Eva Herzigova. Le fait qu’il se donne en spectacle à chaque fin de show, qu’il transforme ses cheveux et son visage au gré de ses collections le place à distance de toute critique. Bravo John.

Encore plus loin dans le style « art contemporain », il y a Jean-Claude. Et lui je l’aime vraiment bien, parce que son discours est clair comme de l’eau micellaire. Oui, il est retapé de partout, il adore ça, il stretche sa peau comme il stretche ses cuirs et il se trouve superbe. Applaudissements pour Jean-Claude.

Puis il y a les autres, Roberto, Valentino, Giorgio, j’en passe et des meilleurs. Là, on est dans le classique homme lift-à-porter : bouche repulpée, cheveux teints, lifting poussif, bronzage orange fluo et vieux corps bodybuildé exhibé à l’envi.

À organiser cette parodie d’eux mêmes, ils me font froid dans le dos. Me dire que ces papis périmés sont censés représenter une certaine idée de l’élégance!
Alors Nicolas, Marc, Christopher et toute notre belle et bien aimée génération, je place toute ma confiance en vous.
Continuez à nous émerveiller, et surtout, please, tâchez de vieillir bien.

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les yeux dans la mode

photo streetstyle

Hier, j’ai pris deux minutes pour aller faire un petit tour chez the Sartorialist. Ses photos sont de plus en plus belles et son NY ne lasse pas de me fasciner. J’ai envie de rentrer dans le cadre, de m’asseoir en terrasse avec ces filles de me poster derrière son épaule.

Et surtout, j’ai le sentiment que ce type va marquer son époque. J’ai souvent eu l’impression de faire partie d’une génération où l’exaltation se trouvait par fragments, ça et là, qui recyclait beaucoup, mais pour qui le passé restait un idéal et surtout une chaîne.

Là, je ne vois que du neuf.
Et le fait qu’internet soit le révélateur de son talent n’est pas étranger à ça. L’immédiateté, le sens du partage, et la part d’intime que Le Sartorialist nous livre, par exemple en nous faisant suivre quelques étapes de son shooting pour le Elle anglais, font partie de son oeuvre au même titre que sa lumière.

Vous l’aurez compris, sa notoriété dépasse largement internet, et il devrait d’ailleurs exposer chez Colette à la rentrée. Très curieuse de voir ça en vrai.

Mais il n’est pas le seul. J’ai récemment découvert les polas de New York City Girl, j’adore (en général, sur les blogs de photos, il faut cliquer dessus pour les agrandir), et pour en finir avec NY et la mode, l’incontournable Cobrasnake, trop yes yo supergénial et pas que pour ses photos de soirées.
Dans un autre style, the famous Lalaland (moi de toutes façons, dès qu’il y des polaroids, je deviens hystérique), et j’aime beaucoup Goreadgo, et Susan Burnstime dont cette photo particulièrement me donne des frissons.

Mais il y en a des centaines que je ne connais pas, et peu de frenchies en plus.
Donc si vous avez des pistes, n’hésitez pas.

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lundi matin au stand chaussures d’une vente privée

boots ysl

Lundi, vente privée. Des amies bloggeuses, de l’attente, de la bagarre, de l’excitation, du mettage toute nue devant tout le monde, de la déception, de la folie, de l’épuisement.
Et aussi, de la chaussure :

- Ouverture des portes, dispersion des troupes. Je m’attarde devant une paire de moon boots fourrées à talons compensés, je me retourne, plus personne.

- Ces chaussures sont bizarres. j’ai besoin d’une fashion validation. Les fiiiiiiilles!!! Mais alors vous êtes où?

- Une vieille dame rigolote me dit que mes chaussures sont rigolotes et qu’avec ces chaussures, j’ai l’air rigolote. Je rigole, pas rassurée.

- Une jeune femme rousse doit bien aimer rigoler. Elle fixe mes chaussures, devient rouge pivoine et fonce sur le stand. Elle les prend dans toutes leurs déclinaisons. Elle fait la même pointure que moi.

- On fait semblant d’être copines. Elle me demande si ça lui va bien. Moi je veux les essayer dans toutes les couleurs et toutes formes alors je lui dis : « non, elles sont moches » avec un air particulièrement intègre. (et quasiment les mêmes aux pieds)

- Raté. La bougresse a bien compris ma supercherie. Elle a bien compris que ces souliers sont sublimes et que je suis prête à leur sauter dessus au moindre geste d’abandon de sa part.

Je m’accroche a l’unique paire que j’ai pu sauver comme la misère au monde alors que si vous avez bien suivi, je n’ai toujours eu ni coup de foudre, ni fashion validation. Je sens que le mal est fait. Le shopping ne supporte pas la compèt. Et je sens que j’ai en face de moi une sacrée joueuse. Mais abandonnons moi à mes intrigues et retrouvons donc nos amies.

J’aperçois Punkyb et je lui montre l’objet de ma folie. D’un hochement de tête solennel, elle valide, à mon grand soulagement, puis se jette sur le stand pour attraper :

- une première paire : sublime, j’adore. Je ne pourrais jamais porter ça tellement c’est haut donc je transfère toute ma fashion libido sur mon amie qui n’en demandait pas tant.

- une deuxième paire : sublime, j’adore. Je ne pourrais jamais porter ça tellement c’est petit donc je transfère toute ma fashion libido sur mon amie qui n’en demandait pas tant.

- une troisième paire : sublime, j’adore. Je ne pourrais jamais porter ça tellement ça fait pupute et donc… Non qu’est ce que je raconte moi? Eeeeeeew mais qu’est ce qui te prend là? Sont-ce vraiment des sandales à plateau cloutés d’un imputrescible vernis mauve fushia? L’esprit de Chistiane F. aurait-il frappé?

- J’appose mon droit de veto, c’est à dire que j’empoigne ma Punkyb avec fermeté pour ne la relâcher que quelques mètres au delà du stand de la perdition. Ses yeux sont comme des billes où les Cassandre se font un flipper.
C’est l’ivresse des profondeurs du stand chaussures. Très, très pernicieux.

Mais revenons à nos moon boots en mouton. Si je suis là, au stand chaussures, en train de sauver mes amies de l’explosion fatale de leur budget alors que je ferais mieux de m’occuper de mon état mental à moi, ce n’est pas par pur altruisme, pensez-vous. Vous me connaissez.

Non, j’ai une affaire sur le feu. Et cette affaire, c’est ma rousse pivoine, ma concurrente de moon boots, mon ennemie jurée. Je l’observe du coin de l’oeil avec ma discrétion habituelle, prête à me jeter sur elle. Mais la sauce a trop bien pris entre nous deux.

Elle prend les trois paires. Vous avez bien entendu. Les trois paires.

A ce stade là, le fait que Géraldine me dise qu’elle déteste mes moutons n’a plus aucun effet. Je m’accroche à la paire que j’ai sauvé, et je file dare dare à la caisse. J’ai toujours le trajet retour pour l’amadouer et la faire revenir à la raison.

A Châtelet, Géraldine n’est toujours pas convaincue, et Dieu sait qu’elle y met de la bonne volonté. Pas grave. J’ai tout l’été pour lui faire avouer qu’elle est jalouse de mes moutons. Et le fait que mon chat ai fait un bond de trois mètres au péril de son obésité quand, une fois à la maison, j’ai sorti les fameuses de leur auguste boîte ne m’atteint pas du tout.

Il finira par les aimer, lui aussi. Un jour, il comprendra que mes moon boots fourrées à talons compensés ne sont pas vivantes. Et il finira par les aimer.

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je suis verte

lunettes écolo

J’ai beau avoir décidé d’être une décroissante de la mode, de combattre le trou dans les couches de mon chéquier et de lutter contre la prolifération des fashion faux-pas, il n’en est pas moins qu’il y a quelques indispensables quand viennent les beaux jours, quelques trucs dont je ne peux absolument pas me passer.
J’ai de la chance, en général, ils sont recyclables. Il s’agit :

Des lunettes : Impossible de m’en passer, vu que je ne supporte pas le soleil. Cette année, rien de neuf. Je suis très contente de mes Paul Franck de l’année dernière, et puis c’est certainement les dernières heures des grosses lunettes, alors profitons-en : la Wayfarer a amorcé un net virage. Je ne vous dirais pas que je n’ai pas un moment pensé à me les procurer par des voies détournées (spéléo dans les placards très 80′s de ma mère) mais sans dèc, c’est vraiment trop LE carton de l’été, et j’ai mes limites quand à la conformisation aux normes fashionistiennes.

Des nus-pieds : Là ça se corse. J’avais déjà sauté mon tour l’année dernière, m’étant allègrement pourvue en spartiates les années précédentes pendant les soldes (et tout le monde le sait, une bonne paire de K.Jacques, ça vous fait une vie.) Le truc c’est que j’aime tellement ça, que même si j’en ai en noir, en cuir naturel, et en blanc, que j’en voudrais une nouvelle paire, au mépris de tout traité contre l’envahissement galopant des placards en zone urbaine.

De la veste : Pour moi c’est l’éternelle indispensable de l’été. Mais cette année, j’ai envie de jeter toutes mes petites vestes au compost. Je pense que c’est dû au glissement des tendances. Le bas s’élargissant, le haut a tendance à vouloir se faire plus près du corps. En fait, mon rêve, je le connais. C’est une petite veste en cuir souple et fin, dans un esprit légèrement perfecto. Celles des photos de ce mois-ci dans Vogue, vous me suivez?

Vogue, vous me suivez ?$!?
Mon anniversaire? Passé. La fête des mères? Va falloir que j’adopte plus vite qu’Angelina Jolie si je veux en profiter. La fête des voisins? Oui ben quoi ça va on peut bien essayer!
Rien. Soit je fais fondre les dernières neiges de mon compte en banque, soit je recycle.
Je suis verte.
Léo, attends moooooooooiiii!!!!

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la fin d’un amour

björk

Un jour, comme nombre de mes contemporains, j’ai complètement craqué pour ça :

Un vrai coup de foudre. Et puis surtout il y avait cette cover. De Mondino si je me souviens bien. Une nouvelle séduction, une sensualité secrète, une force et une détermination dans le regard qui m’ont immédiatement conquise.

Je n’avais pas 20 ans, Björk est devenu mon premier modèle, mon guide, mon amie imaginaire. Je me calme, sinon je vous fais une thèse sur elle et sur l’Islande (enfin, si vous en voulez une, il suffit de demander :-). Pour moi c’est l’un des personnages les plus passionnants de notre époque.

Björk adore la mode, et en plus elle n’a peur de rien. Découvreuse, à l’aise à poil comme dans des vêtements en 3D, en déroulant le fil de ses choix vestimentaires j’ai découvert beaucoup de créateurs. Beaucoup d’artistes aussi, ses collaborations poussant toujours plus loin l’exigence, l’expérimental, le pointu…

Jusqu’à un jour, l’écoeurement. C’était visible, ses covers parlaient pour elle. De plus en plus emprisonnée, phagocytée par les créations dont elle se vêtait. Sa voix, ses cris ont commencé à me hérisser. Ils ne parlaient plus de cette femme libre et forte, de l’Islande et de ses geysers, mais d’une douleur que je ne me risquerais pas à analyser.

Comme la fin d’un amour, doucement, avec respect, je me suis éloignée.

Et puis elle sort un nouvel album, et puis hier je n’ai pas croisé son regard dans le métro. Enfermée dans une bouteille d’Orangina qui aurait trop pris de LSD, je pense que si elle a accepté de montrer son visage c’est sous la pression de son label. Et puis j’ai écouté son nouvel album, Volta. On dit qu’elle s’est détendue, qu’elle recommence à s’amuser.
Je vous le dis tout de suite, je n’en suis pas convaincue.

Mais je vous pouvez aller vous faire votre avis en écoutant quelques titres ici. Et puis je vous ai sélectionné quelques images et podcasts, profitez de ce week-end pour aller vous y balader si vous ne connaissez pas, ce serait dommage de passer à côté de ça.

Mon image préférée, et je suis incapable de dire de qui elle est mais je suis sûre que vous allez m’aider…Et puis celle ci par Terry Richarson. Pour en voir plus, c’est ici.

Des vidéos en commençant par Isobel de Gondry avec qui elle a fait les clips les plus incroyables…
Le sublime Hidden place par Inez Van Lamsweerde & Vinoodh Matadin et M/M Paris.
Oceania par le collectif LynnFox.
Complètement dingue en robe Mc Queen faite de milliers de petites cloches. Who is it par Dawn Shadforth.

Et enfin, quelques images du livre réalisé par M/M.

Et comme les Islandais sont les plus connectés du monde, Björk a 146377 amis sur Myspace, et une communauté très active sur son site, ou on peut retrouver tous ses clips, si vous voulez aller plus loin dans la découverte de son fascinant univers.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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