Garance Doré

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Kate Moss

Ca y est ça commence. Kate Moss est lentement mais sûrement en perte de vitesse. Les dents grincent déjà, ça et sur le web.
Je pense que ça s’est passé en trois temps.

1/ Le plaisir : Son style, son rock’n roll, son mutisme nous ont fait fondre. Éternellement belle, même son Pete lui apportait une forme moderne d’exotisme. Et puis les voir toujours ensemble malgré tout, c’était touchant. Enfin, et quoi qu’on en pense, Kate sait créer le scandale. Et elle n’est pas du genre à « s’excuser auprès des enfants »*. Elle s’est même fait chasser de la fashion, oh, au moins pendant trois heures après la découverte de la vidéo volée.

2/ l’accoutumance : Depuis un an ou deux à peu près, Kate prépare sa sortie. Ou bien elle ne prépare rien du tout et alors je ne comprends pas. On la voit trop. Ouvrez un magazine et vous la retrouverez vendre plusieurs parfums différents (une première quand même), 350 sacs et même du Rimmel. Si ce n’est pas pour l’argent je ne vois pas l’idée.
Sauf que c’est Kate. On l’aime, on veut lui ressembler et c’est la prêtresse des tendances, même en pyjama. Oui, parce que ne me dites pas que le Elle ne s’est pas fait avoir sur ce coup là. La jupe longue reviens ok, mais sous cette forme là c’est moins sûr.

3/ l’overdose : Pour moi, elle avait commencé il y a quelques temps, mais Kate avait un capital confiance tellement haut que je lui aurais tout pardonné. Puis, très récemment, ce petit film m’a mise dans un drôle d’état : quoi, pourquoi? C’est romantique ou c’est pathétique? Bref, j’oublie. Puis arrive la collec’ TopShop. Et là, franchement, je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais hormis ça et ça, et encore, je vois pas l’intérêt qu’avait Kate à faire ce que nous faisons depuis des années maintenant, reproduire sa garde robe à bas prix. Ou encore l’argent peut-être…

Ce qui est bien, c’est que je dis tout ça, mais en même temps je ne sais pas.
Va-t-elle disparaître et emporter avec elle le slim, le rock et toute une génération de baby bands? Sera-t-elle remplacée? Je ne pense pas, du moins pas tout de suite.
Ou bien va-t-elle nous faire une énième pirouette, et revenir, aussi fraîche que la rosée, nous regarder avec cet air si vide qu’on peut y mettre toute notre époque?

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* Oui, rien à voir, mais c’est du Zidane. Désolée, mais dans le genre diva, Zidane m’a énervée ce jour là.

ma tasse de tv

mode télévision

Parler de la mode à la télé, c’est un peu parler de collagène à Emmanuelle Béart : délicat. Pourtant, un simple bout de chiffon en mouvement suffisant à me rendre totalement hystérique, je suis une vraie trainspoteuse des émissions de mode.

Ma mère m’a vite fait passer mon blocage Fashion TV en lançant un jour à la volée : « cette chaîne c’est l’incarnation moderne du mythe de Sisyphe, quelque chose ne tourne par rond chez toi ma fille. Ca ne t’es jamais arrivé de te demander où elles vont toutes ces filles qui marchent? » Tant de philosophie m’a plongée dans une introspection si profonde que j’ai préféré en finir sur le champ et laisser tomber le satellite.

Il me restait donc les émissions des chaînes hertziennes. Autant dire rien, car la plupart de ces émissions m’énervent. L’atelier de la mode, Paris Glam’ et autres, on a l’impression que les présentateurs, encore tout ébaudis d’avoir été parachutés là, n’ont qu’une idée en tête : être sympa, dire que tout est merveilleux, dé-mo-cra-ti-ser la mode.
C’est bien joli. Mais qu’est ce qu’on s’ennuie!

Alors, déjà, démocratiser la mode, je ne sais pas ce que ça veut dire. La mode se démocratise toute seule, elle n’a besoin de personne, et puis, la mode est tout sauf sympa. Vouloir la rendre sympa c’est l’empailler, la caricaturer, lui enlever tout son mordant et son humour.

Et puis un jour, Mademoiselle Agnès a rencontré Loïc Prigent. La légende dit qu’il s’ennuyait (mais je n’en crois pas un mot), et que soudain, Mlle Agnes lui a offert des fleurs : elle a monté sa boîte, Lalala production, qui produit Habillées pour… sur Canal, La mode La mode La mode sur Paris Première, ainsi de des docs tels que Signé Chanel.

Je suis fan. De leur humour, de leur ton d’insiders décalés, et de la réalisation moderne et innovante. Ils ont vraiment amené du neuf ces derniers mois à la télé.

Et là, surprise! Un nouveau doc débarque le 27 avril sur Arte, à 22h30. Il n’est pas produit par Lalala, si quelqu’un sait pourquoi, je serais ravie de l’apprendre. Mais venons-en au fait.
Il s’appelle Marc Jacobs & Louis Vuitton et il parle de… Marc Jacobs & Louis Vuitton!
Je suis ravie. Et pas que de rendre un culte au célébrissime à l’oeuvre. Non, j’ai surtout hâte de voir le regard que Loïc Prigent va poser sur ce l’une des alliances les plus successfull de ces dernières années. Et ce qu’il va y mettre d’ironie, de second degré et d’humour.

Parce ce que comme le dit notre cher Bernard Pivot, « le premier irrespect qu’on doit à la culture, surtout à la télévision, c’est l’humour. »

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Et sinon, samedi, il m’est arrivé un truc de dingue. Géraldine et moi avons été citées dans un article du Monde. Bon, je le savais, j’avais été interviewée, mais quand même, ça fait très bizarre. Et très plaisir. L’article est . Punkyb, Caroline et Nadia sont mentionnées elle aussi.

le glam, dans le sac?

purse bag sac

Je veux un nouveau sac. Mais comme je ne suis pas une star, pas même une starlette, et encore moins une A list rédac chef, je n’ai pas droit aux cadeaux pleins d’amour des marques de luxe.
Comment, vous ne le saviez pas? Aujourd’hui, plus personne ne paye son sac! Enfin, plus personne à part quelques riches anonymes et les filles comme moi!

Comme moi, qui je vais donc me balader sur Bag Snob ou The Purse Blog, faire une liste imaginaire de tous les sacs que je ne vais pas m’acheter. En fait, j’attends de trouver le seul et l’unique, le coup de foudre.

Enfin, le coup de foudre, je l’ai déjà eu. c’est juste qu’à 78000$, c’est aussi ridicule que d’avoir le coup de foudre pour George Clooney, tu reste toute seule avec ton coup de foudre et tes yeux pour pleurer. Quoi que Georges Clooney à 78000$, on pourrait se cotiser, qu’est ce que vous en pensez? Ahhh Georges…

Georges, on dirait presque le petit nom d’un sac, tiens! Fine stratégie, donner un nom à un sac. Plus facile de se l’approprier, l’appeler par son petit nom crée de la complicité entre bagshionistas, lui donne l’air de rien un statut d’objet culte et d’autant plus de désirabilité sur la planète luxe.

Luxe. Un mot quasiment vidé de tout son sens, tant le luxe est en train de devenir un mass market comme un autre, et je ne sais pas si ça va rester chic très longtemps d’avoir de la maroquinerie haut de gamme. Même ma petite voisine se retrouve avec un sac Fendi à la saignée du coude, qu’est ce que j’y peux moi si elle elle a fait une croix sur ses vacances en Italie…

En Italie? Et si c’était un faux? Ou bien, elle l’a peut-être loué? Ou alors elle a le sens des priorités, voilà tout. Elle a économisé et rationalisé son achat. Parce qu’aujourd’hui toute femme qui se respecte a son « it bag », c’est Elle qui le dit, et nous acquiesçons bien sagement. Et oui, les marques l’ont bien compris, le prix fait partie du rêve.

En rêve, peut-être que je verrais plutôt un sac de créateur, non? L’un de ces sublimes de Natalia Brilli, ou de Minority, en séries très très limitées, vulgarisé par aucune starlette en déroute, secrets comme thé du harem. Ou bien je pourrais me le faire faire dans un petit atelier du marais (dont le site ne refète malheureusement pas du tout l’esprit de la jolie boutique), à partir de cuirs vintage, une vraie pièce unique…

Unique, c’est comme ça que je l’aimerais, ou carrément vintage, hors des modes, chargé d’histoire, touché par la grâce de femmes si délicates qu’elles ont su leur faire traverser le temps, et puis y ajouter la mienne, de grâce, parce qu’après tout, à 20 ou à 78000$, c’est un petit bout de mon histoire que je vais y mettre dans ce sac, et c’est bien le moins que je lui demande.

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papier glacé

magazines féminins

Mince alors. Hier, perdue que j’étais dans mes pensées, je m’arrête machinalement au kiosque, en bas de chez moi, et je cherche un petit mag’ sans prétention en me délectant par avance du thé-goûter-mag que j’allais me préparer.

J’attrape un Cosmo. Je le regarde. Les couleurs criardes de la couv’ me sautent au visage. Une starlette rendue quelconque par une tenue générique et moche me lance un sourire photoshopé. Ses cheveux volent au vent comme le voulait la sexytude en 1987, et le fond, orange, n’appelle en moi qu’une question.
Mince alors. Je l’ai ou pas celui-là?

Je regarde alors autour de moi. Nous sommes bien en mars 2007? Parce qu’à regarder les couvs des magazines féminins, on pourrait tout aussi bien être trois ans avant, ou dans trois ans pourquoi pas.
Mince mince mince alors.

Quelqu’un peut-il m’expliquer par quel vice sémiologique les couvs des magazines (qui par ailleurs ont de jolies séries de mode, à l’intérieur), au fil des mois, se suivent et se ressemblent? J’imagine bien que tout ça doit répondre à une stratégie commerciale des plus huilées, mais laquelle?

Parce que moi, finalement, je suis rentrée chez moi les mains vides.

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PS : Ouf! Heureusement, il a le Vogue Homme International, qui ne joue pas du tout la carte heroïn chic en titrant « Pete Doherty, le crack du rock » -ce qui en plus, d’après moi, est archi-faux, « a su style » – ce que je vous accorde.

PPS : Cali, fine et observatrice, nous avait déjà fait un petit montage éloquent il y a quelque mois de ça. Pour une fois que je mentionne son blog, j’aurais préféré vous parler de ses somptueuses peintures numériques, mince mince mince alors!

PPPS (ça existe, ça?) : Comme Madonna, je suis dans le Top 50 des blogs. Et comme Marc Toesca, plus dure sera la chute! ;-)
Merci à 20 minutes et bienvenue les petits clous!

lost in fashion

Entre moi et la mode, il y a toujours eu un pacte de bonne intelligence. J’aime la regarder, j’aime en parler, je sais ce qui me va ou pas, j’ai quelques marques fétiches, quelques accessoires cultes et j’ai comme Anne-So deux ou trois icônes qui me guident dans ces terres hasardeuses que sont le style et le cool.
Et puis, miséricorde! J’aime acheter.

Or, depuis quelques temps, je ne me reconnais plus dans mon placard. Je ne sais jamais quoi mettre. Je n’arrive plus à assembler, à mixer, à m’amuser…
Et bien entendu, je hulule à qui veut l’entendre : « j’ai plus rien à me meeeettre! »
Assez! J’ai tenté d’identifier les fautifs, et je crois que je les tiens, et que je vais les envoyer rôtir dans les flammes de l’enfer.

- coupable n°1 : Les petit prix. C’est super. Au lieu de m’acheter 1 belle robe, et bien j’en achète 25 moyennes, qui virent au premier lavage, sont démodées en deux semaines et portées par tout humanidé femelle à la ronde. Et vu les fluctuations de mon budget, quand j’aperçois LA robe de mes rêves, j’ai les 25 autres qui me disent : « hé bé naaaaannnn! » grrrrr….

- coupable n°2 : Les nouveaux modes de consommation. Non contents d’avoir asséché ma CB, ils on eu raison de ma belle pondération. Prenons Zara, par exemple. Si je vois en janvier une robe que je ne pourrais mettre qu’au mois d’août par temps de canicule avancée, et bien ça y est, j’ai compris le truc : J’achète tout de suite. De jolies choses me sont trop souvent passées sous le nez et je me suis auto-conditionnée. Je me retrouve donc au mois d’août avec une robe que je regarde dans le blanc des yeux depuis six mois, et qui m’ennuie déjà.

- coupable n° 3 : moi-même : Arrêtons de faire porter le chapeau aux grandes enseignes. J’ai ma part de responsabilité dans cette débâcle fashion. Moi, donc, qui m’offre des talons 3 fois trop haut sous prétexte que je suis une vraie femme, des tops tellement fragiles qu’ils sont même interdits de pressing, et des jeans importables juste parce que… euh.. parce que c’est la mode!
Et moi surtout, qui ne saurait m’en tenir à un style ou deux, et qui achète ce qui me plaît sans réfléchir et sans rationaliser, et qui me retrouve à devoir gérer une garde-robe désunie, désassortie, démoralisante.

Où sont mon oeil et ma raison passés?
Assez j’ai dit! Je prends le taureau par les cornes, ma renaissance fashion est annoncée! Je vous dis comment je compte m’y prendre au prochain billet parce que sinon je vais écrire une thèse!

D’ici là, si vous avez des idées…

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Ps : Je sais pas vous, mais j’en veux énormément à Chanel d’avoir osé reprendre le thème de l’un de mes films préférés, Le Mépris de Godard, pour l’une de ses pubs… Si jolie que soit Natalia Vodianova (oups, Marion me dit que c’est Julie Ordon), il en faut de la grâce pour arriver à la (sublime) cheville de Bardot dans ce (sublime) film…

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Vouc pouvez retrouver les commentaires sur ce billet sur mon ancien blog, ici.

mother and the 80′s

L’avantage d’avoir des parents jeunes, c’est qu’on les a, en quelque sorte, vus grandir.

Si aujourd’hui, il me reste des années 80 une idée vaguement amère, en gros, fric pas très chic, je pense pouvoir dire que ces gâtés de baby-boomers se sont bien amusés.

Et alors, ma mère, et son amie Martine, elles, se sont littéralement éclatées.

Nous vivions alors dans une demeure entièrement blanche, dedans-dehors, du sol au plafond, en passant par la cuisine et la télévision.

Ce radicalisme esthétique a vite fait de ma mère la star de la bande. Dois-je préciser que le but ultime de cette bande, c’était de s’éclater le plus possible dans la vie, en en mettant si possible, le plus plein la vue au plus de monde possible.

En dehors des immenses photos en noir et blanc de New-York, Mecque de tous les wannabe yuppies de l’époque, le panoplie exigeait alors :

- des épaulettes, bien entendu, même sous les tee-shirts*, envergure minimale 1m (Martin si tu m’entends)

- des Philip Morris bleues, (deux paquets par jour)

- des talons aiguille pour les femmes (vernis rouge sang laqué)

- ainsi qu’une Golf cabriolet, (vernie rouge sang laqué)

- des Ray-ban Wayfarer (ou des Drifters ah ah vous les aviez oubliées celles-là hein?)

- d’un pull sur les épaules pour les hommes (Pringle si ça vous intéresse)

- accompagné du regard conquérant , « jeune loup n° 265″

- et pour tous, un abonnement à la salle de muscu la plus chère du coin, d’une coupe de champagne et de sa petite soeur la paille argentée.

Ma mère ne pouvait s’en tenir là, et en plus de ses coups d’éclat professionnels, n’hésitait pas à enfoncer le clou en arborant une coupe de cheveux verticale, aussi noire que son canapé blanc, parfaitement coordonnée à sa robe Mugler, Montana ou Gaultier, celle avec les seins en cône, oui, c’est vrai, j’ai connu des moments étranges à la sortie du collège.

Elle faisait donc les quatre cent coups avec son amie Martine, et moi, je m’amusais bien. D’abord, parce que j’adorais et que j’adore toujours Martine. Qu’elles riaient du matin au soir, qu’elles organisaient de grandes fêtes à la maison, et puis que de temps en temps elles m’amenaient en boîte.

J’y suis d’ailleurs allée si jeune que je n’avais pas eu le temps de comprendre ce que le terme « en boîte », voulait dire. Donc, avant que je ne découvre ce monde irréel et clignotant, lorsque ma mère me disait : je vais en boîte, je l’imaginais rentrer avec Martine et ses amis dans une énorme boîte de chaussures noire (ben oui, boîte de nuit). Mais bon, j’ai toujours eu extrêmement confiance en ma mère, et donc cela ne m’avait pas inquiétée plus que ça.

J’y observais avec un regard étonné ces gens hilares, hurlant et gigotant dans des décors futuristes et clinquants, ou gréco-romains et clinquants, je rencontrais toutes sortes de phénomènes, adorables, et, sans le savoir, je me préparais des souvenirs doux et forts, et une complicité sans limite avec ma mère, la reine de la nuit, la superwoman de mon coeur.

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* ma mère avait développé une technique « scratch » assez fascinante. Il s’agissait donc de coudre des scratchs à son tee-shirt pour pouvoir retirer les épaulettes quand elle voulait passer les portes pour le lavage. Malgré ce système sophistiqué, il arrivait que l’une d’entre elles se sauve et aille se scratcher à l’avenant, sur la veste ou dans les cheveux d’un ami…

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Vous pouvez retrouver les commentaires sur ce post sur mon ancien blog, ici.

ma ballerinite aiguë

On se demande toujours ce qui fait qu’un jour on devient démodé. Pour moi je sais. Mon arrêt de mode se trouve dans la ballerine. Oui. Parce que quand elle sera remisée au fond du placard de la fashion, moquée comme comme un jean neige, qu’on ne la trouvera même plus dans les thrifts shops, moi je la porterais avec morgue, sûre d’être dans le vrai.

C’est qu’il y a un moment que la mignonne travaille son explosion. Des années qu’elle frémissait avant de devenir un des 50 essentiels de Elle. Que de vieilles dames les accommodaient avec leurs petits sacs et leurs léopards. Toujours regarder les vieilles dames. Que de graciles danseuses époussetaient leur Repettos en attendant leur heure.

Si j’ai attrappé ma ballerinite aiguë au tout début, c’est parce que j’avais un terrain très favorable. J’avais été contaminée aux US par le style 60′s rock. J’avais une dent contre les talons qui m’empêchaient de parcourir la ville en long en large et en travers, le nez en l’air. Et puis je ne voulais plus de baskets. Les Converse n’avaient pas encore montré le bout de leur nez et la basket était alors aussi criarde qu’une chanteuse islandaise.

Elle et moi, nous étions destinées. La première fois que j’ai compris que ça pouvait être sublime, elle est était pointue, super rock et on me regardait avec les yeux ronds. Sûre de moi, j’ai tenu bon. Au début, le simple fait de voir ce petit bout de cuir dépasser de mon jean rendait les gens perplexes. Attendez voir…

Ensuite, je n’ai eu de cesse de la traquer. Elle était assez difficile à trouver à ce moment là. Soit très très chère, soit très mal coupée.
Oui, une ballerine a une coupe. Pour moi, une ballerine, c’est très échancré sur le pied. J’aime y voir la naissance des orteils. Moins il y a de ballerine dans une ballerine, plus je jubile.

Puis un jour, elle était là, évidente. Ca m’a fait un peu mal de la voir au pied de ma voisine de palier et de ma banquière. Mais quand on aime, ce ne sont que de passagers tourments. J’en ai pris mon parti. J’en profite pour faire ma sélection pour des jours moins fastes. Peut-être qu’un jour, comme Nicole, je me la ferais tatouer. En attendant je voulais juste lui dire : Ballerine, je t’aime.

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Vous pouvez retrouver tous les commentaires à ce post ici :-)

petites news


Bon, alors, dans le désordre :

Pour les fans parisiennes, la collection Proenza Shouler pour Target est chez Colette depuis hier jusqu’au 3 mars. Les prix sont tout petits, si j’ai le temps, j’irai bien y faire un tour demain, juste pour le plaisir de me fighter avec quelques fashionistas colettiennes, une catégorie bien à part ;-)

Pour mes lecteurs adorés, ce petit mot pour que vous ne soyez pas choqués si soudain apparaît dans la colonne de droite quelque chose qui ressemble euh… Bon, il faut bien le dire, à de la pub. Après des mois de réflexion à ne pas pouvoir dormir (comment ça j’exagère) j’ai fini par me dire que tant que la pub est jolie et dans la lignée d’ »une fille comme moi », après tout, pourquoi pas?

Et puis, pour le monde entier, c’est trop chouette! Marguerite Sauvage, une super géniale illustratrice que vous connaissez forcément, vient d’ouvrir son blog. Elle y parle avec douceur de son métier (et je sais que ça intéresse certaines d’entre vous ;-), de son inspiration et y montre différentes étapes de son travail. J’adore!

Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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