Garance Doré

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phoebe

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Ses longs cheveux, ses grands yeux bleus, ses mouvements de chat m’intriguaient.

Phoebe Killdeer, je l’avais vue trop de fois en concert. J’avais trop de fois adoré. Avec les Short Straws, son groupe, à tous les coups c’est pareil : leur rock indéfinissable, sombre, élastique et chaloupant t’attrape, t’électrise et te rend à la vie complètement euphorique.

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Je commençais à être franchement impressionnée par cette fille. Je savais deux ou trois choses d’elle. Qu’elle est d’origine australienne, qu’elle a été ingénieur du son à Londres, qu’elle a été l’une des chanteuses de Nouvelle Vague, et qu’elle offre des bons-massage à ses musiciens après une longue tournée. C’est tout.

Et puis un jour je me suis dis c’est bon maintenant, ça suffit. Elle a un vrai truc. Alors tu te bouges. Tu fais quelque chose. Va la prendre en photo.

Quelques semaines plus tard, on se rencontre chez elle. Ce jour là, une fine pluie parisienne est entrecoupée par de fulgurantes éclaircies. Entre deux gouttes, on se cale sur sa terrasse. Je lui demande de me raconter un peu sa vie. Elle me parle de ses années de danse. Comme je suis fascinée par son jeu de scène, je lui pose plein de questions.

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Elle me dit tout simplement : oh, je tente des trucs, je vois si ça marche. Des fois je me plante, je te raconte pas !

Elle me montre ses fringues. C’est marrant, c’est vraiment l’histoire d’une danseuse qui a rencontré le rock. Des vêtements simples, souples et près du corps et quelques pièces fortes que je me rappelle avoir vues sur scène.

Une détail me frappe : ses Repetto en cuir. C’est un modèle de danse que je n’avais jamais vu. Ça me fait penser des pompes d’acrobate. Simplissimes, souplissimes, en cuir noir, elles lui vont comme un gant. Elle en a toute une collection, de la plus neuve à la plus élimée.

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C’est marrant cette fille. C’est le genre de personnes avec qui la conversation passe de micro-détails à de grands loopings passionnants sur le sens de la vie. Elle fait partie de ces personnes « larger than life », à l’aise dans le quotidien mais complètement vibrante sur scène, en tournée, sur la route.

Le genre de trucs pas pour moi qui m’a toujours fait rêver. Elle m’a dit : ben viens ! Je l’ai regardée et je lui ai dis : attention, ne me dis pas ça, je vais venir. Elle m’a répondu : mais viens, ce serait cool !

Attention, encore une histoire avec une suite : prochaine tournée, j’y vais. Deux, trois jours, je porterais les flightcase, je ferais les cafés, mais j’y vais.

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Vu que je pense qu’il faut absolument voir Phoebe Killdeer & the Short Straws en concert, je vous encourage à jeter un oeil à leur planning de l’été, ils font pas mal de dates en France, dont une fin août à Paris, que je ne manquerais pas de vous rappeler.

life is a beach

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Je n’arrête pas de vous en parler, j’ai des envies de tee-shirt imprimé. Vintage de préférence, à porter avec absolument tout : comme chez D&G avec une petite jupe, sous une veste, avec un petit short en cuir rouge (non non j’ai absolument rien à déclarer pourquoi ? Rien rien !).

Et quand j’ai croisé la belle Margaux, outre mon flash total sur sa dégaine de cinéma et sa chevelure de surfeuse, j’ai aussi bloqué sur son tee-shirt. Je crois que j’avais exactement le même à 12-13 ans. À l’époque, je faisais du fun (de la planche à voile qui coule, quoi), comme Robby Naish (mais sous l’eau). Ouais. Ouais.

Enfin je faisais tout pour être une fille cool. Quand on posait une question, je répondais : ouais.
Bref. Faudra que je vous raconte.

Trop grand, un peu trop court, hyper sexy finalement, avec des motifs géométriques fluos, aaaaah le flashback qui tue !!! J’ai adoré cette époque où je passais ma vie sur la plage. (Et non, je ne suis pas née parisienne, pââââaaas du tout !). Genre, life is a beach, tout ça. Ouais.

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Donc, j’aimerais bien m’en trouver un comme ça, et vu que déjà American Apparel relance cette coupe large et courte, je me dis que dans quelques temps on en voudra toutes.

Vous en pensez quoi ?

En attendant, les coupes plus classiques, plus 70′s, sont toujours très chouettes, surtout si on a le décor qui va avec :

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Julien, c’est le chanteur du groupe Adam Kesher. Son tee-shirt dit « It’s a jungle out there ». Va-t-il jungliser la Maroquinerie ce soir ? J’espère ! Ils y passent en concert. Héhé.

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Pour finir, une silhouette simple et chouette, relevée par un super sourire et un t-shirt imprimé.

Voilà, juste pour dire : vous ne savez pas quoi mettre ? Vos habits vous ennuient ? Vous n’avez pas envie de vous prendre le chou ? Vous n’avez pas de sous ? Trouvez-vous deux ou trois tee-shirts imprimés vite fait bien fait et vous avez votre look de l’été.

Ouais, cherchez pas, on est comme ça nous, dans le fun. Ouais. Tout pareil, mais plus coule.

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dreams are my reality

doudoune Tsumori Chisato
Cette doudoune, ce rêve, c’est Tsumori Chisato of course.

En dehors du fait que, comme je l’expliquais hier, au Festival des Inrocks, le look se chasse plutôt du côté backstage, l’incroyable ambiance qui règne dans ce festival entre les artistes, les organisateurs et le tout venant (nous avec nos appareils photo par exemple, le public, les techniciens) tient littéralement de l’alchimie.

La Cigale et ses extraordinaires loges y font beaucoup. Pendant le festival, elles se transforment en fourmilière. Tout le monde se croise, se sourit, bavarde 5 mn puis repart à son catering ou à son interview. Et les artistes également, quelque soit leur ‘degré’ de notoriété.

Il faut dire qu’on nous avait largement balisé le terrain. Domino (super bloggeuse, super rencontre) et Julien de chez Anolis, les organisateurs de notre week-end relooking extrême, avaient tellement bien fait leur boulot qu’on entendait au moins trois fois par jour : Ah, c’est vous les photographes (gloups) ? Venez venez ! C’est par ici.

C’est grâce à cette décontraction que j’ai pu boire des coups avec Shingai Shinowa et qu’on se dise que la meilleure chose qu’on pouvait faire c’était prendre une photo allongée par terre, demander à Yelle de poser sa jolie robe sur les carreaux de la salle de bain, convaincre Julien Doré que faire une photo avec moi c’était le truc le plus cool qui pouvait lui arriver, et toucher les cheveux de Devendra Banhart…

Ah non j’exagère en fait. Devendra, c’est pas pareil. Devendra, c’était à L’Olympia. Et l’Olympia, c’est vachement moins peace and love que la Cigale, quelle que soit la longueur de tes cheveux. Loges immenses, lumière trop feutrée pour nos reflexs et cliquetis de star attitude, il est le seul dans le regard duquel j’ai senti une pointe de condescendance…

Bref, je vous fait pas un roman, c’était une magnifique et épuisante aventure, voici les photos d’hier, je ferais peut-être un billet pour vous raconter notre festival du côté off… Si ça vous dit !

zach condon, Beirut
Juste pour toi Domino, Zach, de Beirut.

Julien Doré
Julien Doré, un gars vraiment cool et attachant.

Niveau mecs, on sent qu’il se passe quelque chose du côté des cheveux :

Jeremy Ylvisaker
Jeremy Ylvisaker, musicien d’Andrew Bird.

Noah Georgeson
Le mec le plus cool de la terre,
Noah Georgeson, guitariste génial de Devendra Banhart, qui a aussi ses projets perso.

Devendra Banhart
Devendra Banhart en petit pull. Pour voir son chapeau, c’est chez Géraldine que ça se passe !

Dans le sillage flower power d’hier, quelques trouvailles :

Et des carreaux pour finir. Incroyable manteau trouvé aux puces, j’ai vérifié, la coupe est parfaite. Vive les manteaux vintage !

you say party ! we say die !

Pour ceux qui n’étaient pas la ce week-end, nous traquons avec Géraldine et Yvan tous les faits et gestes de la mode au Festival des Inrocks, appareil photo au poing depuis jeudi.

Comment dire… Il y a des jours où c’est dimanche. Tout est plus calme, le temps prend un rythme cadencé et à Paris, la mode fait une pause. Enfin. Plus précisémment à la Cigale.

Peu de looks aujourd’hui à vous montrer, on se concentre donc sur les yeux de chat de Becky, la chanteuse de You say Party ! We say Die ! (exactement ce que je me suis dit en me regardant dans mon miroir ce matin). Plongée directe dans les années 80, à la ville comme à la scène.

Parce que s’il est vrai que le public ne se sape pas trop dans les concerts de rock, chez les artistes, la tenue de scène a fait un vrai come back, c’est assez génial. Je me souviens, il y a quelques années de ça, j’organisait des concerts, et quand Blonde Redhead m’avaient appris qu’ils avaient des changements de tenue, j’avais été complètement mystifiée tellement ça n’arrivait jamais. (Déjà que j’étais complètement mystifiée par Simone le batteur, imaginez ma tête, on aurait dit Beth Ditto avec son make up).

Là, très peu de groupes n’ont pas étudié leurs tenues, et c’est un vrai régal. Avec une mention spéciale pour Yelle, Beth et notre découverte d’hier soir, la sculpturale et fascinante Shingai des Noisettes (et pourquoi pas les noix de cajou tant qu’on y est) avec une majestueuse coiffe d’immenses plumes noires et lustrées.


Becky Ninkovic, You Say Party ! We Say Die ! , à la scène.


Becky à la ville, plus 80′s tu die.


Tom Smith, Editors.
Déchirant de beauté sur scène. Une vraie révélation.


Chris Urbanowicz, Editors.


L’incroyable homme-orchestre d’Elvis Perkins.


Tiens, un look sympa ! Une fille sympa ! Une robe Sandro !


Pour finir, la géniale Shingai Shoniwa, après le concert, dans sa loge, entourée de ses accessoires. Pour voir ce que donne la coiffe portée, courez chez Géraldine.

 

Don’t think twice, it’s all right


Danny Blumberg, Cajun Dance Party

C’est assez fascinant d’observer la réaction des gens face à un appareil photo.

Certains se tortillent dans tous les sens. C’est très difficile de les apaiser. On sent qu’ils veulent être généreux mais ils sont gênés de vouloir être beaux sur la photo. Il ne faut jamais être gêné de vouloir être beau. Souvent ils restent prisonniers de leur propre miroir. On n’arrive pas à échanger et la photo est ratée.

D’autres connaissent leur photogénie. Ils sont à l’aise, ils veulent donner quelque chose. Pour eux, l’image est un jeu. Souvent, les plus jeunes, nés dans l’air du numérique, ont ce comportement détendu et s’amusent avec l’objectif. C’est fun et le résultat est souvent au rendez-vous.

Il y a ceux qui sont hyper généreux. Ils vous donnent le temps. Ils vous font confiance. On leur arrange une mèche, on leur repasse un pli. On replace une main. Ils deviennent comme des poupées, ils nous écoutent, ils rentrent dans notre lumière. On partage un vrai truc, c’est très chouette.

Puis il a ceux qui ont la grâce. Vous voulez faire une photo. Ils vous suivent, se placent et vous regardent droit dans l’objectif. Ca dépasse la générosité, c’est une porte ouverte sur autre chose. Ce sont des moments très exaltants.

Vous sauriez reconnaître ces moments dans les photos d’aujourd’hui ?


J’adore la superposition de bijoux sur le tee-shirt tout simple.


Hianta des Fluokids, j’adore ses lunettes. Et elle assure trop niveau pose.

Yelle
Yelle, plus sympa tu peux pas. Et ébouriffante sur scène.
Pour d’autres photos d’elle, carrément géniales, foncez chez Géraldine.

BETH DITTO
Beth Ditto, Gossip.

Brace Paine
Brace Paine, Gossip.

BETH DITTO

Et le chouette sourire de Beth pour finir. A demain !

Vendredi ou la vie sauvage

Vendredi. Pfff, ce matin, je suis crevée d’avance. J’ai encore mal dormi. Je commence à soupçonner Chatou de faire exprès de faire des mini-bruits* la nuit histoire de voir si elle pourrait pas grapiller des croquettes** sur un malentendu genre oh ! c’est le matin, vite, donnons des croquettes à Chatou. Ah mais noooon il est 4h ooooh elle nous a encore bien eus !

Je décolle donc à quatre heures (de l’aprèm hein) de chez moi sans avoir rien fait de terriblement productif, même pas m’habiller décemment. C’est que ce soir, pas de parka encombrante, pas de reboulage, je veux du pratique et party-proof, donc je suis habillée n’importe comment MAIS avec mon satané foulard, ma malédiction, vous comprendrez peut-être plus tard pourquoi.

Bref. J’arrive aux balances*** à la Cigale quelques heures plus tard (comment ça qu’est ce que j’ai fait entre temps, je suis du style à vous raconter ma vie moi ?) Aux balances, il y a… Ben euh que moi en fait. Je prends mon air le plus occupé et j’attends l’arrivée des artistes. Enfin, je LE vois, et je LE coince dans les toilettes.

Jon
Jon McClure, Reverend and the Makers.

Puis je continue à coincer dans tous les coins, mais alors, que des mecs.

The Twang
Phil Etheridge, The Twang.

Devonte Hynes
Devonte Hynes, Lightspeed Champion.

 

Les concerts commencent, toujours aucune fille à shooter. C’est très sage ce soir, tout le monde s’est party-proofé ou quoi ? Tout ça me met dans un état de déprescence avancée. Je m’ennuie, je râle, Géraldine encaisse, mais qu’est ce que je vais poster demain etc, mais qu’est ce que c’est que ces concerts sans looks etc, mais où ils ont caché le champagne etc, buvons pour oublier, etc, etc.

Ce qui est bien, c’est qu’avec le champagne vient le look. (et je raconte n’importe quoi)

Effi Briest
L’une des filles d’Effi Briest, trop de champagne, oublié nom, help.
Par contre notez spartiate Chanel, bravo mademoiselle.

Blood red shoes
Laura-Mary Carter, Blood Red Shoes.
Ils m’ont dit qu’ils étaient dingues de Twin Peaks. Sans blague !

Blood red shoes
Steven Ansell, Blood Red Shoes.

Bon, puis à un moment, on se regarde avec Géraldine, et on se dit : Fluokids !!! Et hop direction le Point Éphémère. L’ambiance est cool, les gens sympas, les toilettes déchirent, le mojito pas trop sucré. Bref, il est temps de rentrer. À demain ;-)

Fluo kids party
Hianta, des Fluokids

Fluo kids party
Diane, des Fluokids.

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

Fluo kids party

 

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*Genre venir ronronner à 5h du mat SUR ma tête.

** Mon chat a une grosse tendance à l’obésité. Genre, quand elle vient dormir sur mon ventre, j’étouffe.

*** tests son avant un concert.

rock on !

Trop de chance !
Il y a quelques temps, je suis contactée par l’adorable équipe d’Anolis. Ils bossent sur le festival des Inrocks et voudraient faire quelque chose de nouveau. Ils nous proposent, à Géraldine, Yvan et moi de venir y faire des photos. Je hurle que oui, quand ils veulent.

Trop de stress !
Au même moment descend sur moi un magma de stress qui ne va plus me lâcher. Je suis folle. J’ai dit oui, alors que je ne sais absolument pas prendre de photos la nuit. La flash me hait, je hais le flash. Je téléphone à tous mes copains photographes. Je n’en ai qu’un. Qui est parfaitement d’accord avec moi, pas de flash. Ca commence bien.

Trop de tests !
Pendant deux semaines, je prends des photos de Chatou* dans mon placard pour faire des tests lumière. Je finis par en déduire que la meilleure chose que j’ai à faire, c’est d’aller derechef m’acheter le canon 5D avec une une top optique à 5000€. Puis je redescend sur terre. 5000€ ? Allright boys, je garde mon 350D, c’est bon c’est bon, ça va.

Trop de pros !
Hier, jour j. Je commence par me réveiller à 6 heures du mat toute seule, c’est un signe. J’ai deux millions de choses à faire. Je fais tout de travers. Nous décidons avec Géraldine qu’il n’y a pas meilleure idée que d’aller demander des conseils dans un magasin de photos. Conclusion de la vendeuse : sans flash ? Ahahaha vous voulez rire ? Je sors de là dans la plus rigoureuse catalepsie.

Trop de monde !
Bon, ça y est, on est à la Cigale. On commence à shooter. C’est un travail et un public complètement différents des shows fashion, et même si c’est difficile de naviguer dans la foule, ça devient très vite grisant, sauf qu’on est jamais sûr du résultat. Et que du coup on mange des Carambars pour oublier.



mon éternel blocage sur la parka…


…Mon éternel blocage sur les lunettes, j’adore !
Trop people !
On est dans les backstages de la Cigale. J’aperçois Jean-Charles de Castelbajac, toujours là où il faut être jeune, et je me dis qu’il y a un truc à faire. Je me glisse dans son sillage. Il pousse la porte des loges, on est chez les New Young Pony Club, plus adorable c’est pas possible. Ils m’offrent du champagne dans la salle de bain et posent avec grâce, je fais ce que je peux niveau photo, mais c’est pas ça… Passe Mareva, je bavasse un peu avec toute la bande et puis je file.


J’étais pas sure de la Moncler, maintenant si.


J’étais pas sure des épaulettes, maintenant non plus, mais ça lui va très bien.

Trop jolie !
Dans les couloirs, je croise Toupie du groupe Koko Von Napoo. Elle est trop chic, trop patiente, prend la pose pendant une heure pendant que je m’énerve sur mon Canon et m’explique que ce petit combi-short que je veux vient de la collec printemps été 2008 d’APC. Penser à re-monter un groupe de rock.

Trop de fatigue !
Bon j’arrête le roman, surtout que j’espère avoir encore plein d’autres choses à vous raconter demain. Et surtout qu’après Second Sex à la Boule Noire, on est rentrées, mortes. Alors qu’on avait prévu d’aller fêter les 20 ans du festival des Inrocks à la Loco, comme tout Paris paraît-il. Vous y étiez, vous ? Pas nous.

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* Chatou, mon chat, pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ?

je suis tellement fatiguée d’être classe

Vu que quasiment personne à part Audrey, Frieda, Sarah et Solenne qui s’est rattrapée à la dernière minute, je cite : moi j’ai pas parlé des boots, parce que je ne veux pas savoir de chez qui elles sont, ni où tu les as vues, ni combien elles coûtent, non, je ne le veux pas.

Vu que personne donc n’a noté la sublimescence des chaussures que j’ai dessinées hier, je me dis que mon nouveau crush va certainement beaucoup plus vous plaire.

Toujours aussi chaussures, toujours aussi inaccessibles, mais beaucoup plus casual ce coup là. Oui, pas besoin de vous faire un dessin (mouarf, je suis en forme moi) vous avez compris, ce sont des baskets.

Après une passion d’adulescente forcenée pour ces petites choses, je les avait complètement balancées aux oubliettes fashion, et pour cause. Je suis une femme, moi, que voulez-vous. Enfin, surtout, la ballerine est arrivée, balayant ma jeunesse fluorescente sur son passage.

Quoi du sport? Non, je ne fais pas de sport. Quand ça me prend, je dis bien quand ça me prend, je fais du yoga. Pieds nus sur mon tapis.

Et de toutes manières ça fait longtemps que les baskets ne font plus de sport, voyons.

Donc voilà, je voulais vous présenter les nouvelles Pierre Hardy, elles ont un nom, Colorama, un myspace, et maintenant une fan. Et elles ont un prix, aussi. 310€, c’est ce qui me sépare de ce plan marketing bien ficelé (500 ex. dans le monde, qui dit mieux?).

Bon, je vous l’accorde, c’est peut-être pas plus mal.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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