Garance Doré

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dans la peau de sofia coppola

Sofia Coppola

J’aimerais bien être Sofia Coppola. D’ailleurs, en y réfléchissant bien, il ne me manque que deux trois trucs, rien de bien difficile, il me faut :

Une famille mythique :
Ca, j’ai. Ben quoi, vous connaissez peut-être pas mon père, mais il est mythique dans un style bien à lui et sur un rayon de 2 hectares environ autour de son restaurant. D’ailleurs ma mère, elle aussi est une artiste contemporaine déjantée. Elle adooooore son piano à queue, elle l’a planté au milieu du salon. Personne ne fait de piano chez nous? Non, c’est ça le concept.
Comme quoi, moi aussi, je suis une fille de, en fait.

Un échec cuisant :
Comme Sofia, mes parents on essayé très tôt de ma lancer dans la vie. Moi, c’est pas dans le Parrain III que j’ai créé la polémique et recu trois prix de la pire actrice. C’est à mon dernier match de hand. Je sais, je sais, j’au tiré dans nos propres buts, mais mon geste n’était-il pas sublime?

Des amis artistes :
Pfffffuuuu! Alors là! J’en ai plein! Et comme ceux de Sofia, ils viennent souvent de l’underground : Son ex Spike Jonze, les extraordinaires Sonic Youth, la géniale photographe Hiromix
Bon, les miens sont encore ultra underground, d’accord. Mais ils commencent a faire du bruit sur Myspace je vous raconte pas! Ils ont 3122 amis. Comment ça ils ont un friend blaster*?

Être complètement dinguo sous mes airs sages :
Trop facile! Moi je fais même plus! Je suis complètement dinguo sous mes airs… dinguo! Mais d’un autre côté moi, j’ai pas de preuves qui courent sur internet qui montrent que je suis capable de faire n’importe quoi, à la seule condition que ce soit demandé par les amis artistes underground cités plus haut.

Ne pas avoir peur d’essayer plein de trucs dans la life :
Ahhh Sofia! Décidément toi et moi on est jumelles. Je commence à me dire que tu m’observes, c’est pas possible. Moi-même j’ai monté une marque de fringues. C’était y a dix ans et j’ai pas encore trouvé de nom, oui, je suis perfectionniste, en même temps, t’as vu le nom de ta marque, toi? J’ai également animé un show. Bon, toi tu as interviewé les Beastie Boys et moi le principal du lycée, et alors?
Tu as aussi été photographe pour Vogue et assistante de Karl Lagerfeld?
J’aime pas Karl lagerfeld.
Comment ça on ne peut pas ne pas aimer Karl Lagerfeld?
En fait, la seule différence, c’est que toi, tu as ouvert ta propre boutique concept à LA alors que moi je suis même pas capable de vendre un truc sur Ebay. C’est tout.

Me dire : tiens, je fais un film.
Et faire trois film qui marquent mon époque. Ben quoi, patience! Moi, je suis plus jeune et beaucoup plus moderne que toi. Plus personne ne s’en souvient ok, mais avant les Virgin Suicides, tu avais monté un petit court avec tes petites mains, un petit projet perso fait avec beaucoup d’amour et peu de moyens, une sorte de blog du septième art en fait, non?

Avoir l’air adorable et être une peste, en fait :
Là je vais être obligée de me mettre à nu devant vous : Sofia, c’est moi. Ne vous fiez pas à mes sourires. Je suis la plus impitoyable LDP (langue de pute, voyons) que Paris ait jamais porté. Mes amis adorent.

Être dingue de ballerines : Alors là Sofia, je suis carrément énervée. Parce que là, tous mes proches, si underground soient-ils, pourront témoigner. J’étais fan de ballerines bien avant toi. Bon ok, je sais pas si j’aurais osé les mettre sur le red carpet (comment ça mes pieds n’ont jamais foulé le début d’un commencement de red carpet? LDP, va!), mais j’étais là avant.
Et le fait que tu fasses partie de mes icônes de mode ne t’autorise pas à venir marcher sur mes plates bandes.

Et puis mince à la fin. Tu m’as piqué le nom de ma fille. Tu me fatigues à tout faire comme moi avant moi!

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Quelques pistes, à voir si vous avez deux minutes ce week-end :

Son court métrage : Lick the Star, part 1, part 2.

L’émission total n’importe quoi autour du cultissime clip des Beastie Boys : Hi-Octane présentée avec sa meilleure amie, Zoe Cassavetes (oui, oui…)

Pour finir de vous prouver que cette fille est dingue : Sofia est hystérique dans Mildred Pierce de Sonic Youth, et Sofia fait sa gym avec les Chemical, dans un clip de Spike Jonze.

En parlant de clips, quand Sofia s’y met, ça donne ça, pour les rares qui l’auraient loupé.

Et pour connaître un peu mieux son clan, on peut jeter un oeil à ce clip de Phoenix (dont Thomas Mars, le chanteur, est l’amoureux de Sofia) fait par Roman Coppola, son frère.

Enfin, je vous préviens, ce sont des petites pubs pour son vin, mais c’est tellement charmant que j’ai pas pu résister à vous les montrer : les Sofiamini. Room Service, In Flight, Ice Cold, In Bed, In Limo.

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* un friend blaster, comme son nom l’indique, est un truc qui envoie automatiquement des demandes d’amitié. Aaaah, Myspace!

Et si on faisait une vidéo?

Alors si à un moment tranquille, au café, au soleil, avec votre blog-idole, l’idée de faire équipe pour réaliser une « p’tite vidéo » vous effleure l’esprit sachez qu’il vous faudra :- Trouver du matériel, éventuellement soudoyer vos proches pour vous procurer au moins une caméra, un micro, un casque, et du câblage. Facile.

- Trouver un truc à filmer : trop facile, un super petit festival de mode fera l’affaire.

- Tomber sur l’une de vos actrices françaises chouchoutes. Lui courir après pour lui demander une interview. Lorsqu’elle vous demande pour quelle chaîne, lui demander où elle a acheté ses sabots.

- Si par mégarde elle dit oui, se soucier enfin de l’aspect technique, c’est à dire de mettre la caméra en route. Comme vous ne l’avez jamais fait, ne pas trouver le bouton.

- Présenter des excuses pendant que vous cherchez à allumer ce maudit bouton rouge. Ne pas comprendre pourquoi ça ne marche pas.

- Se rendre compte que vous n’avez pas soulevé le clapet. Se répéter 100 fois que le ridicule ne tue pas. Sourire un grand coup et se faire plaisir : « Silence, on tourne! »

- Hurler : Stooooooop! Parce que vous n’avez pas branché le micro. Brancher le micro. Ressembler au présentateur de France 3 Poitou-Charentes avec votre micro. Devoir rajouter un casque à votre débâcle stylistique.

- Grâce au casque, se rendre compte que vous êtes en train de tourner un remake de « Comme un Ouragan » tellement le vent souffle. Hurler : Stoooooop!! et rapatrier l’interview dans un endroit accueillant, un endroit ou plein de gens ont trouvé refuge.

- Plein de gens qui parlent. Rattraper de justesse votre actrice chouchou qui tente de s’échapper en losedé. Dire : milles excuses. 250 fois. Finir par y arriver, se sentir supertropfort. Savourer cet instant, il y en aura peu.

Passer trois jours comme ça à essuyer TOUS les plâtres. COURIR après les gens pour les interviewer, se faire IGNORER, se CASSER le dos à porter du matériel, CASSER du matériel, refaire des itv parce que le son a DISPARU, se faire ENGUEULER parce qu’on demande son nom à une star de la profession (très autoritaire, parfois, la star de la profession, un peu frustrée de ne pas être une star tout court, en gros), EFFACER vos plus beau rushs et beaucoup RIGOLER aussi.

- Puis rentrer, et se mettre au montage. Chercher un logiciel. Se dire que Imovie ce sera très bien. Faire exploser la mémoire de votre ordi parce qu’un film, ça prend beaucoup trop de place dans un disque dur. Vider votre ordi en mangeant des Fingers.

- Passer un temps fou sur votre film, revoir les mêmes rushs 250 fois, puis couper, couper, couper pour ne garder que l’essentiel. Finir par pouvoir réciter votre film comme une poésie en CE2. Se rappeler qu’en CE2 vous adoriez les Haribo. Célébrer ce souvenir en explosant un paquet de « Polka ». Même les oursons jaunes.

- Une fois atteintes les limites physiques du cent fois sur le métier remet ton ouvrage, manger du Lindor, puis manger des Stakers, puis manger les croquettes du chat, puis décider que votre film est ok pour être mis en ligne.

- Se rappeler qu’il faut mettre des sous-titres. Soudoyer un chanteur anglais pour corriger vos tics de langage. Remettre votre ouvrage sur le métier et votre tablette de Milka sur le bureau. Quatre heures après, chercher la tablette de Milka sous le bureau. Accuser le chat.

- Vouloir le mettre en ligne. Se rendre compte qu’en ligne, votre film chéri ressemble à trois gros pixels qui font un tennis. Pleurer un coup, puis manger des Côte d’or pour oublier. Harceler Dailymotion pour réussir à avoir un truc présentable.

- Être prêt à tout pour avoir un truc présentable. Harceler Thomas Clément, le pape du podcast, harceler la première personne qui passe juste parce qu’elle est là au mauvais moment, fouiller les entrailles du net pour trouver l’adresse IRL de Dailymotion en fouillant les entrailles de vos placards pour vous si personne n’y aurait oublié des Mikado.

- Décider d’aller intimider Mr Dailymotion qui n’habite pas loin. Penser à prendre un cake au citron au passage. Se raviser, se dire qu’il ne faut pas perdre le nord non plus. Descendre prendre un cake aux fruits.

Finir par être moins exigeant, commencer à se dire que trois gros pixels, c’est mieux que rien. Se demander ce que vos lecteurs chéris vont penser de tout ça. Se demander si il y a des monteurs minces. Se demander et si c’était à refaire. Se dire qu’on le referait et même, qu’on va bientôt le refaire.

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Un grand merci : à ma géniale co-équipière Géraldine bien sur, et puis à Punky b, à Mark, à David, à Jim, à Matthieu, et à Thomas.

Forever Hyères (à défaut d’être forever young)

Sabots Dansko Julie Gayet

Hyères, c’était tellement bien que je ça m’a rendue un peu shizo. D’autant plus qu’être entourée de deux Géraldine (Café Mode et Punky b), si délicieuses soient elles, ne m’a pas aidé à avoir les idées claires. Voici comme promis le compte-rendu, mon dieu c’est long oui je sais, mais après, juré, plus un mot sur Hyères. Comment ça croiser les doigts ne compte pas?

Vendredi :

- Mon dressing : Je dois être la dernière fille sur terre à ne pas avoir de valise à roulettes. Ce qui ne m’a pas empêché de partir, pour ces trois jours à Hyères, avec 3 jeans, 2 larges 1 slim, 4 tee-shirts loose en coton blanc et 1 noir, 3 robes, 4 blouses, 4 paires de ballerines, 3 paires de nus-pieds et 2 de talons, 2 jupes, 3 shorts et aucune stratégie, la preuve : ce soir, je suis en jean et marinière tout simple, et croyez-moi, ceci n’est que le début de mon fashion crash.

- Le festival : Il fait beau. La Villa Noailles est toujours aussi cubique, et son gazon, toujours aussi vert fluo, j’adore. La fashionista afflue, complètement détendue en ces terres éloignées de tout tribunal fashion, et va et vient un verre à la main. Ses talons s’enfoncent dans le gazon mais elle rit avec ostentation du bonheur de se retrouver entre soi. Je retrouve mon équipe de choc, et on file tous au défilés.

- La fête : La fêtarde que je suis va avoir droit ce soir à sa leçon n°1 : Si tu veux sortir faire la fête, ne suis pas les Géraldine et leurs charmants compagnons aux restaurant. Leur compagnie si agréable et leur appétit de la frite vie débordant auront raison de toute vélleité d’aller montrer aux locaux qui est la chef sur le dance floor. A défaut, nous entonnons avec passion des hits 80′s dans ma Yaris qui n’en demandait pas tant.

Samedi :

- Mon dressing : Je sors enfin ma robe-combinaison Cacharel rose pale. Une paire de talons, un coup de blush, je me noie dans ma vanité. C’est là que Raisonna, l’une des facettes de ma personnalité qui fait toujours surface au mauvais moment, fait affleurer à mon cerveau des images choc : le chemin accidenté du parking de la villa Noailles à la Villa noailles, les positions smurfisantes que sous-entend mon reflex en action, le gazon… je descends de mes talons et reviens à du plat. Super. Ma robe-combinaison mérite mieux. Je la mettrais ce soir.

- Le festival : Gros coup de coeur au défilé d’hier soir : Peter Berstch, dont les silhouettes étranges et organiques le mettent direct en orbite sur mon palmares perso. Il faut que je le rencontre, mais c’est l’irrésistible Sandra Backlund qui nous tombe dans les bras. Ses variations en volume sur la maille ont conquis tout le festival, et son charme finit de me convaincre qu’elle a définitivement une carte à jouer ici. A la villa, le people commence à arriver, et notamment Julie Gayet, l’une de mes idoles de style, avec sa beauté et ses sabots, des Dansko, qui sont en passe de devenir le fashion frisson de ce festival.

- La fête : Ce coup ci j’ai compris, je laisse ma fine équipe à ses ambitions fritesques et je file à la fête. En chemin, j’ai une pensée émue pour ma petite robe-combinaison rose que je n’ai pas eu le temps d’enfiler ce soir. Arrivée là-bas, c’est plutôt calme. On met un verre de vodka pomme entre mes mains et on me demande où est le dealer. Je file aux toilettes voir quelle tête j’ai pour être accostée comme ça, mais rien de spécial. Aux toilettes, rebelotte « tu sais pas ou je pourrais trouver de la c? » oui ben non mais qu’est ce que j’ai moi oh?
« Rien », me dit le dealer. « Tout le monde en cherche et j’étais en retard. Si on te repose la question, tu dis que je suis là ». Une petite demi-heure plus tard, curieusement, la fête bat son plein.

Dimanche

- Mon dressing : Suite à la soirée d’hier, j’ai disons-le franchement, un teint aux coloris changeants entre la teinte n°12 : « Sojasun à la pistache » et n°31 « Riz au lait Bonne Maman ». Mes boucles ont décidé de rentrer à Paris avant moi, j’ai le cheveu déprimé. Je pars en quête d’un expresso. Seule dans les jolies rues de Hyères au petit matin, je me sens aussi déplacée qu’on Pete Doherty dans un goûter Sweets, et pourtant j’ai été d’une sobriété exemplaire hier soir. Tous mes efforts pour faire honneur à ce festival de mode sont tombés à plat, j’ai finalement sorti mon 3è tee-shirt loose Gap, et en avant.

- Le Festival : Je rencontre Peter Bertsch, enfin. Il est sublime. Je tombe follement amoureuse de lui. Nous tournons le dos à la mode et courons main dans la main vers notre avenir. Mais en chemin, je tombe sur Julie (Gayet). Finalement, je préfère bavasser dix minutes avec elle que passer le restant de ma vie avec un designer qui va bientôt faire le tour de la planète en jet pour honorer les commandes de marques prestigieuses. C’est que c’est l’heure du palmares. Et il vient de recevoir le prix 1.2.3, ce qui est un début très prometteur. Sandra remporte tous les suffrages. Elle est la grande gagnante. Amour, Gloire et Beauté, la fashion industrie sait reconnaître les siens.

- La fête : Après un drink on the beach à côté de Sophie Fontanel et de son irrepressible jean bleu délavé Chloé, je suis stratifiée de fatigue. La mode La mode La mode me court après* pour avoir mon avis de pro sur Kate Moss. J’ai un peu peur de m’être survendue en leur disant que j’avais un point de vue fascinant sur la question. Mais bon. J’entraîne mes Géraldine dans l’aventure. Je ne coulerais pas toute seule sur Paris Première. Ce soir, dîner à la Villa. Je serai chic ou je ne serai pas. Le dieu de la mode rit tout seul en entendant ça et il me joue encore un de ses tours. J’arrive donc à la Villa en tee-shirt blanc loose Gap et irrémédiablement à plat, au sens propre comme au figuré. Pour me rassurer, je me dis que je suis la Sophie Fontanel du tee shirt blanc loose Gap. Quelques verres de champagne plus tard, je me souviens que j’ai un train à neuf heures le lendemain matin, et toujours pas de valise à roulettes. Tant pis pour La mode La mode La mode, pourtant notre avis sur Kate valait son pesant de talonettes.

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*Cette note est un véritable festival international de je me la pète, je m’en rends bien compte rassurez vous. Si, malgré toutes mes excuses, ce name dropping poussif vous énerve, laissez moi vous dire que Christian Lacroix, après qui j’ai couru pendant trois jours, m’a ouvertement ignorée, que Maïda, la DA du festival, m’a officiellement dit que je la soûlais, et que le JRI de La mode Lamode la Mode m’a publiquement communiqué son mail poubelle, que j’ai failli vous livrer ici par vengeance, mais non, je ne suis pas une fille comme ça (retenez moi).

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Kate Moss

Ca y est ça commence. Kate Moss est lentement mais sûrement en perte de vitesse. Les dents grincent déjà, ça et sur le web.
Je pense que ça s’est passé en trois temps.

1/ Le plaisir : Son style, son rock’n roll, son mutisme nous ont fait fondre. Éternellement belle, même son Pete lui apportait une forme moderne d’exotisme. Et puis les voir toujours ensemble malgré tout, c’était touchant. Enfin, et quoi qu’on en pense, Kate sait créer le scandale. Et elle n’est pas du genre à « s’excuser auprès des enfants »*. Elle s’est même fait chasser de la fashion, oh, au moins pendant trois heures après la découverte de la vidéo volée.

2/ l’accoutumance : Depuis un an ou deux à peu près, Kate prépare sa sortie. Ou bien elle ne prépare rien du tout et alors je ne comprends pas. On la voit trop. Ouvrez un magazine et vous la retrouverez vendre plusieurs parfums différents (une première quand même), 350 sacs et même du Rimmel. Si ce n’est pas pour l’argent je ne vois pas l’idée.
Sauf que c’est Kate. On l’aime, on veut lui ressembler et c’est la prêtresse des tendances, même en pyjama. Oui, parce que ne me dites pas que le Elle ne s’est pas fait avoir sur ce coup là. La jupe longue reviens ok, mais sous cette forme là c’est moins sûr.

3/ l’overdose : Pour moi, elle avait commencé il y a quelques temps, mais Kate avait un capital confiance tellement haut que je lui aurais tout pardonné. Puis, très récemment, ce petit film m’a mise dans un drôle d’état : quoi, pourquoi? C’est romantique ou c’est pathétique? Bref, j’oublie. Puis arrive la collec’ TopShop. Et là, franchement, je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais hormis ça et ça, et encore, je vois pas l’intérêt qu’avait Kate à faire ce que nous faisons depuis des années maintenant, reproduire sa garde robe à bas prix. Ou encore l’argent peut-être…

Ce qui est bien, c’est que je dis tout ça, mais en même temps je ne sais pas.
Va-t-elle disparaître et emporter avec elle le slim, le rock et toute une génération de baby bands? Sera-t-elle remplacée? Je ne pense pas, du moins pas tout de suite.
Ou bien va-t-elle nous faire une énième pirouette, et revenir, aussi fraîche que la rosée, nous regarder avec cet air si vide qu’on peut y mettre toute notre époque?

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* Oui, rien à voir, mais c’est du Zidane. Désolée, mais dans le genre diva, Zidane m’a énervée ce jour là.

ma tasse de tv

mode télévision

Parler de la mode à la télé, c’est un peu parler de collagène à Emmanuelle Béart : délicat. Pourtant, un simple bout de chiffon en mouvement suffisant à me rendre totalement hystérique, je suis une vraie trainspoteuse des émissions de mode.

Ma mère m’a vite fait passer mon blocage Fashion TV en lançant un jour à la volée : « cette chaîne c’est l’incarnation moderne du mythe de Sisyphe, quelque chose ne tourne par rond chez toi ma fille. Ca ne t’es jamais arrivé de te demander où elles vont toutes ces filles qui marchent? » Tant de philosophie m’a plongée dans une introspection si profonde que j’ai préféré en finir sur le champ et laisser tomber le satellite.

Il me restait donc les émissions des chaînes hertziennes. Autant dire rien, car la plupart de ces émissions m’énervent. L’atelier de la mode, Paris Glam’ et autres, on a l’impression que les présentateurs, encore tout ébaudis d’avoir été parachutés là, n’ont qu’une idée en tête : être sympa, dire que tout est merveilleux, dé-mo-cra-ti-ser la mode.
C’est bien joli. Mais qu’est ce qu’on s’ennuie!

Alors, déjà, démocratiser la mode, je ne sais pas ce que ça veut dire. La mode se démocratise toute seule, elle n’a besoin de personne, et puis, la mode est tout sauf sympa. Vouloir la rendre sympa c’est l’empailler, la caricaturer, lui enlever tout son mordant et son humour.

Et puis un jour, Mademoiselle Agnès a rencontré Loïc Prigent. La légende dit qu’il s’ennuyait (mais je n’en crois pas un mot), et que soudain, Mlle Agnes lui a offert des fleurs : elle a monté sa boîte, Lalala production, qui produit Habillées pour… sur Canal, La mode La mode La mode sur Paris Première, ainsi de des docs tels que Signé Chanel.

Je suis fan. De leur humour, de leur ton d’insiders décalés, et de la réalisation moderne et innovante. Ils ont vraiment amené du neuf ces derniers mois à la télé.

Et là, surprise! Un nouveau doc débarque le 27 avril sur Arte, à 22h30. Il n’est pas produit par Lalala, si quelqu’un sait pourquoi, je serais ravie de l’apprendre. Mais venons-en au fait.
Il s’appelle Marc Jacobs & Louis Vuitton et il parle de… Marc Jacobs & Louis Vuitton!
Je suis ravie. Et pas que de rendre un culte au célébrissime à l’oeuvre. Non, j’ai surtout hâte de voir le regard que Loïc Prigent va poser sur ce l’une des alliances les plus successfull de ces dernières années. Et ce qu’il va y mettre d’ironie, de second degré et d’humour.

Parce ce que comme le dit notre cher Bernard Pivot, « le premier irrespect qu’on doit à la culture, surtout à la télévision, c’est l’humour. »

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Et sinon, samedi, il m’est arrivé un truc de dingue. Géraldine et moi avons été citées dans un article du Monde. Bon, je le savais, j’avais été interviewée, mais quand même, ça fait très bizarre. Et très plaisir. L’article est . Punkyb, Caroline et Nadia sont mentionnées elle aussi.

considérations au ras du bitume

compensées céline

Patatra! Les première fashion catas du printemps sont là!

- les peep toe* : S’il y a une chose que je redoute au printemps, c’est bien le retour des pieds. Oui, je sais, je suis un peu psychorigide, mais il me faut bien un mois pour m’habituer à voir courir sur le bitume ce que nous avions réservé à l’intime tout l’hiver.
Et cette année, le peep-toe a décidé de mettre ma largeur d’esprit à rude épreuve. Pourtant, je trouve ça très joli. Mais qu’est ce que c’est que tous ces orteils jaillissant hors des frontières de leurs souliers? Suis-je la seule à trouver ça super moche?
J’avais déjà repéré ça chez Nicole Richie et quelques unes de ses consoeurs, mais je ne pensais pas que certaines filles les prendraient au pied de la lettre, faisant de la croisade pour la liberté des orteils une tendance.

- Les compensées : Déjà, les compensées, j’avais quelques doutes depuis qu’une amie très fashion crédible m’a lancé d’un ton péremptoire : « des compensées, non mais ça va pas la tête? ». Et puis, j’avais croisé certaines de ces silhouettes trop haut chaussées pendant la fashion week.
Elles étaient repérables à 2km avec leur démarche mal assurée.
Et puis hier, à un feu rouge, mon regard se pose sur une demoiselle plutôt bien habillée. Le feu passe au vert, et commence alors une valse hilaro-désolante. Plus préoccupée par son équilibre que par tout le reste, notre poule fashion avançait à petits pas mal assurés, ses bras cherchant dans le vide une quelconque rampe de sécurité autour d’elle, ce qui proférait à son allure un goût prononcé de fashion débâcle.

- Le jean large : Le jean large, j’en suis fan, mais c’est délicat, et je suis la première à me prendre les pieds dans cette tendance. Car il a pour vice d’avoir une longueur idéale aussi difficile à atteindre que le nombre d’or : retenu par aucun soulier, ne dégoulinant sur aucune cheville, le malheureux a tendance à plonger à la verticale vers l’asphalte. Ne tolérant aucune forme de feu de plancherisation, il a vite tendance à assister la Mairie de Paris dans l’une de ses activité phares : le balayage de la voie publique. Alors, non seulement c’est moyennement chic, mais en plus, constater en arrivant chez soi que son ourlet a pris une teinte douteuse, c’est encore plus énervant.

Sur ce, je vous laisse, j’ai du street-ménage à faire.

* les peep-toe, c’est les escarpins à bouts ouverts que portaient nos maîtresses à l’école. Ceux qui ne laissaient voir que deux doigts de pied, et que je trouvais consternants à l’époque, tout comme je trouvais consternantes les immenses lunettes dont je suis folle aujourd’hui.

colette goguette paillette

10 ans de Colette

Mercredi dernier, Colette s’est pris 10 ans dans les dents, et moi aussi par la même occasion.

Cette nuit là, avec mon amie, nous arrivons, sobres, chic, devant la Scala, où a lieu l’anniversaire de Colette. Une armada de fashionistas en ébullition sont agglutinées à l’entrée, tendant leurs invitations à Dieu, le physio. Impossible de se frayer un chemin.

Il y a dix ans, j’aurais rampé entre leurs jambes ou je serais passée par la sortie de secours. J’aurais appelé l’assistant de Laurent Garnier en disant qu’on était là. Sauf qu’aujourd’hui, Laurent Garnier coule des jours tranquilles dans Sud en faisait des albums free-jazz.
Là, on a juste attendu 1h et puis on a fini par rentrer.

Une fois à l’intérieur, franchement, c’est chouette. Les gens sont adorables, les open bars sont même pas pris d’assaut, il y a des bonbons partout, des smileys et du micro-people à la pelle. Il y a de la super musique 80′s, et quelques fashion déglingos à mater pour rigoler.
Oui, des fashion victims, ceux qui overdosent le fluo, surcompilent les accessoires et paient des baskets en édition limitée 2000 euros. Des branchés, quoi!

Dix ans en arrière, je serais allé faire un contest de sneakers avec eux, j’aurais essayé d’arracher leurs lunettes et de me faire prendre en photo par Yvan.
Là, j’ai juste trouvé ça gentiment ridicule et plutôt rigolo.

Et puis bon. On fait ce qu’il a de mieux à faire en boîte avec mon amie : On parle. On piaille, on bavarde, on commente en s’égosillant sur fond de Jermaine Jackson. Je me trémousse légèrement, mais elle en a marre. Elle e des trucs à faire demain, et puis elle en a assez vu.

Il y a dix ans, je l’aurais attachée à un poteau et je serais allée danser. Je serais montée sur une table et je me serais fait une choré approximative et deux cent amis de la night.
Là, j’ai trouvé qu’elle avait bien raison, et nous avons quitté la fête alors qu’elle battait son plein. Comme Laurent Garnier dans les 90′s avec sa limo hurlant du Mozart. Comme Colette que nous avons croisé partant aussi, sûre à cette heure que sa fête avait pris.

Et je suis rentrée sagement me blottir dans les bras de mon chéri.

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mon networking de la balle

Dans ce monde de brutes, faut networker. Rencontrer des gens, parler de soi, se vendre.
Mon chéri, qui est du style integro-bourru, dit « se corrompre ».
Moi, je dis c’est la vie, et j’agis.

- Je trouve une soirée ou je vais pouvoir côtoyer les célébrités de mon milieu. J’appelle ma copine Sophie qui aime bien boire du champagne en riant bêtement, j’enfile une jolie robe, et hop en avant.

- L’endroit est beau, l’endroit est déco, la musique est naze, on met une coupe de champagne dans ma main. On commence à critiquer les gens avec Sophie en gloussant, puis soudain je me souviens, je suis là pour networker.

- Quelle chance! Voici Céline, notre hôtesse et copine. Elle me fait un point people. Une dizaine de personnes à rencontrer, dont deux que je dois ab-so-lu-ment harponner. De toutes façons elle connaît tout le monde, elle va me présenter.

- De la contenance. Allez une coupette. Une cigarette. La soirée commence à prendre, ça bavarde de tous les côtés. J’ai une de mes target en vue, et la carte de visite qui gigote toute seule dans ma pochette. Sophie me montre un truc.

- Mon dieu, c’est des tempura, et il y a aussi du thon mi-cuit, et oh, du cheesecake!!! Je remets mon accostage à plus tard, je fais honneur au buffet. Mentalement, je fais mes calculs. Si je ne rencontre que 5 de ces personnes, c’est déjà super.

- Céline passe par là, m’attrape par le cou, et me présente à une créature étrange et sympathique. Me glisse à l’oreille que c’est biiip le biiip de biiip. Je sens mon coeur se serrer. Oh la la dire un truc spirituel, dire un truc spirituel hiiiiiiiii!!! (bruit du cerveau en surchauffe)

- Trop tard. Un mètre quatre vingt de style et de glamour sont venus se planter devant moi. Je dégage mes Zara de ses Louboutin et je vais prendre une coupe. Interdit de m’en vouloir. Je revois mes objectifs. Si j’arrive à parler 2mn avec lui, je m’offre les Pierre Hardy.

- Mais qu’est ce qui me prend de me confier à ce pilier? Damned! Je suis ivre. Je suis morte de rire et je danse et je parle avec plein de gens pas du tout sur ma liste mais alors très très sympas. Je jette un oeil enfiévré à ma target. C’est le bal des pétasses. Bon ok c’est pas des pétasses elle sont toutes juste parfaites et belles et spirituelles. Et accrochées à son cou.

- J’abandonne. T’façons j’ai toujours été nulle en networking, c’est pas maintenant que je vais me transformer en Basile de Koch. J’imagine déjà le sourire satisfait de mon chéri. Je bavasse avec n’importe qui, en fait, je m’amuse comme une petite folle, Sophie est ravie, elle m’apporte une verrine mangue-passion.

- Bon, ben, on y va. Mes cartes de visite ont retrouvé leur calme, elles ont encore de beaux jours à ronronner tranquilles.
Sur ce, l’une de mes nouvelles copines de dance floor me file un petit bout de papier griffoné, en me disant, appelle. En partant, j’y jette un oeil distrait.
« hiiiiiiiiiiiiii!!! fifiiiiiiiiiiiii! tu devineras jamais!!! c’était biiiiiiiiiiip, la biiiiiiiip de biiiiiiiip!!!

Pour tout conseil en networking social, réseautage et autres viaduqueries, je vous laisse prendre contact avec mon agent?

La jolie robe est de Trovata. En bonus sur leur site, pour les amoureux du dessin et de la mode, une super petite bd fashion par ici. So chic!

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Vous pouvez retrouver les commentaires sur ce billet sur mon ancien blog, ici.

Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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