Sophie est journaliste et écrivain.
Je la connaissais comme ça, on s’était rencontrées à un défilé. Je lisais ses papiers dans le Elle depuis des années. J’avais une immense admiration pour elle, son intelligence et son humour.
Sophie est journaliste et écrivain.
Je la connaissais comme ça, on s’était rencontrées à un défilé. Je lisais ses papiers dans le Elle depuis des années. J’avais une immense admiration pour elle, son intelligence et son humour.
Dimanche, 16h, à l’aéroport : De retour, heureuse, gavée de soleil espagnol, j’attends ma valise en buvant un café et en lisant le Elle. C’est un peu long, mais je suis d’une bonne humeur féroce.
16h32 : J’attends toujours. Féroce, j’ai dit, la bonne humeur.
De : Sophie Fontanel
Objet : garrrrrrrrrannnnnnnce!
Date : 11 juin 2009 11:00:45 HAEC
À : Garance Doré
Bon je suis ta vie jour par jour mais tu me mannnnnnques!
Tu rentres quand?
Sinon, je voudrais savoir si tu crois que tu pourrais me rapporter de New-York une paire de baskets MBT. Taille 37. Je te fais absolument confiance pour prendre les moins moches, elles sont affreuses. Mais bon t’es au courant que c’est la seule basket qui muscle le cul, hein?
Le jour ou Elle, sous la douce voix de Sophie Fontanel, m’a appelée pour me proposer un reportage mode, vous savez ce que j’ai fait. J’ai tout de suite dit oui. Je me suis dit que le les doutes et les problèmes de timing, je le réservais pour après. Le stress, même chose.
Comme si on pouvait le mettre dans une boîte et l’oublier, celui-là.
Son idée, c’était de faire un sujet autour du détail qui change tout. L’un de mes sujets mode de prédilection, si vous vous souvenez du lacet sur le tee-shirt, vous savez. Par Sainte Rita, je ne m’en remets toujours pas.
On s’est donc retrouvées autour d’un verre avec Sophie et on a commencé à faire une liste de tous les trucs géniaux qui changent tout. Une attitude, une façon de porter un accessoire, une coupe de cheveux, un détail make-up, tout ce qu’on avait vu, qu’on voulait refaire, qui nous avait scotchées, qui nous avait excitées.

Ma dernière photo à Hyères, sur la plage. Si seulement je me souvenais du prénom de cette mannequin !
Ce matin, j’ai juste envie de vous parler de… D’un truc qui m’arrive et qui me met en joie. Qui a commencé sur l’autoroute en Italie, au moment où mon téléphone a sonné et où, vu comme je conduis bien, je n’aurais jamais dû répondre.
Mais tout free-lance vous le dira. Règle numéro 1 : un numéro inconnu, tu réponds. Voilà.
Je décroche donc, légèrement stressée par la circulation, et j’entends une voix, bien connue elle par contre. Soudain, j’ai l’impression d’être dans une vidéo. Ou à la télé… Je ne sais plus.
Suite et fin de mes incroyables aventures fashion weekesques. A ce stade là, ce n’est pas de la mode, c’est un saccage !
Le roman-photo que vous allez lire relate des événements qui ne me sont pas tous arrivés la même journée, je vous rassure.
Ceci est une sorte de lait concentré sucré de ma fashion week. Autant vous le dire tout de suite, on n’est pas dans le format berlingot, du coup j’ai préféré le faire en deux fois.

