spotlight

Nuit Blanche

Ce matin, à 4h30*, pendant que vous dormiez tous** moi j’étais assise devant ma valise, tel le penseur de Rodin, mais en shorty léopard et avec un café à la main.

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Gap & moi

Pour ses 40 ans, Gap m’a proposé d’exposer mes dessins, mes photos et tout ce que je voulais à Londres, pendant la fashion week. POUR SES 40 ANS, GAP M’A PROPOSÉ D’EXPOSER MES DESSINS, MES PHOTOS ET TOUT CE QUE JE VOULAIS À LONDRES, PENDANT LA FASHION WEEK.

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sweet little angel

La dernière fois, aux puces, alors que je cherchais des images de Farrah Fawcett, je suis tombée sur un stock de shorts déments.

Il y en avait de toutes les tailles et de toutes les couleurs. Pour 10€, j’ai tout embarqué (c’est d’ailleurs comme ça que mon placard m’est tombé sur la tête, mais c’est une autre histoire). Je me disais que ça ferait sûrement plaisir à des copines.

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Me & my bike

Bien. Évidemment, ci-dessus, ce n’est ni moi, ni mon vélo. Mais pour que vous compreniez bien la coolitude du vélo à Amsterdam, il fallait au moins une vraie hollandaise sur un vrai vélo hollandais.

Parce que des filles cool sur des vélo, à Amsterdam, on en croise tout le temps. C’est bien simple, j’ai demandé autour de moi. Personne ne connaît quelqu’un qui n’a pas de vélo. Wouh, la phrase qui tue. Enfin, tout le monde a un vélo, quoi.

« Trop bien. Vous avez toutes des jambes en béton armé » je parie, hyper perspicace.

« Non, m’a dit Ramona. Nos jambes, elles s’en foutent du vélo. Elle sont trop habituées. »

Ah. C’est quand même con.

Ramona a été mon ange gardien pendant ces quelques jours merveilleux à Amsterdam. C’est elle qui m’a vissée à un vélo dès la première demi-heure. C’est elle aussi qui m’a appris que :

- Quand tu gares ton vélo parmi les 350 vélos agglutinés à chaque spot, si tu les fait tous tomber C’EST PAS TA FAUTE. C’est leur propriétaires qui les ont mal garés. « Même si tu les fait TOUS tomber, Ramona ? » « Oui Garance. Tant que le tien est resté droit, tu peux partir la tête haute. Personne ne te dira rien ». Dont acte. Et plus d’une fois.

- On peut tout faire à vélo. Téléphoner, Googliser un restau, manger un sandwich, tenir un parapluie si il pleut (TOUT le monde fait ça, c’est impressionnant), CHANGER DE CHAUSSURES EN PÉDALANT, FAIRE UNE SIESTE. On a même fait du biking streetstyle, la preuve avec Elza ci-dessus. Quand on l’a trouvée, on était en vélos. On l’a poursuivie, de vraies biking follasses.

- Il faut donner un nom à son vélo, c’est impératif, c’est comme ça. Quand j’ai demandé le nom du sien à Ramona, elle n’a pas été capable de me répondre. N’empêche, j’ai tellement voulu y croire, à cette histoire de noms… Tellement… Non mais regardez bien la photo ci-dessous, et, obligé, vous me comprendrez.

Il était là. Perdu, seul au milieu de la multitude. Quand je l’ai vu, j’ai su que c’était lui. Mon vélo, mon allié, mon compagnon. Je ne pouvais pas ne pas lui donner de nom.

Chuck Bass. Ouais. Quel meilleur patronyme pour définir ce mélange d’élégance racée et de stylisme risqué ? Parce que bon… Avec Chuck Bass, je peux vous promettre que partout où vous allez, vous ne passez pas inaperçu. Aaaah, ça, c’est de la limo première classe.

Signé, la fille ABSOLUMENT RIDICULE pendant une semaine avec son macaron rouge et blanc spécial « salut, je suis une touriste, quand vous voulez vous arrêtez de me doubler avec un air super énervé-suffisant-irrité, hein, messieurs et mesdames les Amstellodamois. »

M’en fout, c’est mon Chuck Bass à moi, je l’aime. Et ce matin, en le regardant une dernière fois avant d’aller prendre mon train, j’ai versé une petite larme. Il a pas bronché.

Ces vélos. Tous des salauds.

Creatures of Comfort

Pour reprendre un concept, évoqué ici-même pas plus tard qu’hier, un concept très fort en cet instant palpitant qu’est la f_sh_n w__k, instant tellement palpitant qu’en ce dernier jour je ne supporte même plus de dire le mot fa__i_n, ça me donne des palpitashions, d’ailleurs je comprends même plus pourquoi je regarde des filles marcher sur des podiums toute la journée, ça me plonge dans des abîmes de réflecshion…

Mais où vont-elles toutes ces filles qui marchent, hein, où Garance, où ?!!? Ouh là.

Bref. Pour reprendre un concept évoqué ici-même pas plus tard qu’hier, en ce moment je parle en franglais je shoppe à mort dans mon closet. Et même, parfois, dans le closet de mon boyfriend, lui demandant de m’en extirper les trucs les plus oversize et les plus élimés qu’il puisse y trouver.

Le boyfriend jean élimé, wow, ça me plaît.

C’est bien. C’est beau, c’est trop beau. Ça rend les filles cool et sexy, donc en un mot, sublimes. Et en plus, c’est confort.

Confort. Voilà tout mon problème.

À force de passer mon temps à moitié pas chez moi, à boulotter absolument n’importe quoi entre deux défilés [ça y est, je sens que vous voyez où je veux en venir] et à être confort dans mes boyfriend jeans, mes boyfriend pants et tous ces trucs qui nous rendent la vie cool, classe et coolasse, je me demande si un jour je pourrais encore rentrer dans ça :

Ça, c’est un jean magnifiquement slim ET élimé. J’en ai vu quelques uns, portés courts et avec des escarpins comme dans les années 80, et ça m’a un peu donné envie, QUAND MÊME. J’ai donc décrété ce matin à mon miroir, ambiance Rocky III, qu’à partir de ce week-end je commençais ma fa__h_n rehab. Ça va commencer vendredi par un massage, faut toujours garder le meilleur pour le début (D’ailleurs si vous connaissez un bon endroit pour un massage à Paris, je prend !). Puis après on passera aux crudités et au blanc d’oeuf cru et puis on chaussera des baskets SANS talons, et on montera les marches du Sacré Coeur en courant très tôt le matin en hurlant Adrieeeeen !!!

Avant de m’enfuir en sautant à la corde à sauter de ce billet radicalement sans objet, si ce n’est comme d’hab, parler de moi-même, je voulais quand même vous faire noter un truc. Vous avez vu cette veste, ci-dessus ? C’est mon manteau !!! Je veux dire, cette veste au départ c’est un manteau Zara, et j’ai le même dans mon closet. Susan a eu la géniale idée de le faire couper. Et ça donne une veste double boutonnage oversize absolument trop bien.

Voilà, c’était juste une idée shoppage de closet au passage, parce que bon, quand on lance des concepts de la mort après faut assumer, hein. Surtout que c’est absolument pas moi qui l’ai lancé. Bonne journée !

New York I You

I love you, mais je dois partir. Ça me fend le coeur, parce que c’est toujours trop bien, parce plein de choses me manquent quand je rentre à Paris, les petits restos, les cafés à emporter, les taxis, les librairies, la way of life, si différente de la notre.

En même temps je suis ravie pour une raison : je suis nulle en bagages. Il FAUT que je rentre pour retrouver mes trucs. J’ai TOUT oublié. Je suis partie un peu en méga rush de Paris et ce n’est qu’en arrivant que j’ai réalisé que j’avais pris quatorze fois le même pantalon mais aucune jupe, 10 paires de talons et pas de plat alors que je passe mes journées à marcher, et que j’avais tout simplement… Oublié mes dessous. Ah, par contre, niveau chaussettes, pas de problème. J’ai du en prendre 45 paires. Plus 12 paires de collants, au cas ou je décide de couper un de mes pantalons pour en faire une jupe, on ne sait jamais, dans un élan de désespoir garde-robesque.

Dire que j’étais à la limite de l’excédent de bagages. Pour des chaussettes. Pfff.

Ça m’amène à me poser la question suivante : mais comment font-elles ? Mais comment elle fait, Mira, ci-dessus, (si si, vous l’avez reconnue), qui joue à la mode comme on joue à la poupée ?

Elles se font une liste de tenues ? Elles checkent la météo ? Elles voyagent avec quatre valises pour avoir le choix ? Elles shoppent sur place ?

Moi en tout cas, je n’ai toujours pas trouvé de réponse à la question délicate de la valise. Et c’est pour ça que je ne sais pas trop quoi dire quand je reçois des mails qui me demandent comment voyager léger, comment voyager cool, comment voyager chic. Je ne sais pas ! Déjà que j’ai pas accès au lounge spécial VIP !

Je veux dire, il doit bien y avoir un truc que ma maman ne m’a pas appris, une manière de plier les trucs, une technique pour doser les tops, les pantalons, les robes de soirées et le casual, non ?

Non parce que je rentre aujourd’hui à Paris, mais je repars dimanche à Londres, et après ce sera Milan. Et j’en ai marre d’avoir l’air de sortir d’une soute à bagage au milieu de toutes ces voyageuses de l’extrême absolument nickel. Alors please aidez-moooooooooi !

Et sinon ? Bah je prends tout chez Marc by Marc, je prends tout chez Proenza. Tant pis pour l’excédent de bagage ! J’ai le droit ?

Et puis merci pour tous vos coms, et puis gros bisou, et puis à très très très vite !