Garance Doré

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rebel rebel

Le jour de l’inauguration du premier TopShop new-yorkais sur Broadway, une drôle de coïncidence a voulu que je sois dans le coin dès 8h du matin pour travailler.

J’ai donc été aux premières loges pour voir se former une agrégation de fashion kids à l’hystérie très flegmatique, portant des tee-shirts Black Sabbath, rebel, Never look Back, et motherf***er, rangés bien sagement les uns derrières les autres en attendant leur tour pour passer à la moulinette du mass shopping.

Oh oui. Ça m’a rendue très snob, cette histoire.

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20 Something

Résumé en 20 points de ma fashion week londonienne :

1/ Cupcake et champagne sont les mots qui vont très bien ensemble.

2/ Je veux être rousse.

3/ J’ai du mal à comprendre la mode anglaise. Ça m’inquiète. C’est trop… Pas assez… Hum. Je regarde de plus près, je m’interroge… Et je m’interroge encore. Puis je vais au défilé Paul Smith, qui n’est pas le roi de l’expérimental ni du fashion-forward, et je m’éclate ça me donne 200 idées.

4/ J’ose pas trop le dire, j’ai trop l’impression de ne rien comprendre à la fashion.

5/ Les gens sont quand même vachement habillés en noir en ce moment. Et des fois, c’est très beau.

6/ Je regarde de plus près le show Christopher Kane, je trouve ça finalement très chouette.

7/ Où est retail store Alaïa à Paris ? Pourquoi est-ce une anglaise qui doit m’apprendre son existence ? Vous ne m’entendez pas, mais là je hurle et j’ai les bras qui remuent dans tous les sens. Merde, je suis jamais au courant des trucs cools.

8/ Je vais au Dover Street Market pour toucher du Christopher Kane. Ah, ouais. Ouais, ouais !!!

9/ Pourquoi toutes les filles super sapées portent du Vivienne Westwood, et que moi quand je vais dans la boutique je trouve que ça sonne vieux pirate en perdition ?

10/ Les gens s’habillent beaucoup en noir, et parfois c’est gai.

11/ Rien a faire, je ne suis pas une party girl. Quand je party, je party too much, mais la plupart du temps je rentre à la maison et je me fais un grog. Tain mais je suis pas cool ou quoi ?

12/ Je veux apprendre à m’attacher les cheveux de plein de manières différentes. Je veux me styliser le cheveu.

13/ Suzy Menkes est la personne la plus incroyable dans sa passion pour la mode et pour son boulot. Suzy Menkes est géniale et bosse sur son ordi entre deux shows, dans sa voiture, sur les marches d’un immeuble, dans la rue. J’ai voulu m’asseoir à côté d’elle pour me dorer au soleil de sa science, mais j’ai pas osé.

14/ Ma carte bleue ne marche pas chez Urban Outfitters. Ailleurs, oui. Mais pas chez Urban Outfitters.

15/ Je déj avec Yasmin qui me dit qu’elle n’est pas une party girl. Soudain, je me sens vachement plus cool avec mon grog.

16/ Je croise Vanessa au Dover Street Market. Dans un pièce remplie de chaussures plus sublimes les unes que les autres, elle est en train de serrer très fort dans ses bras un magnifique vase 30′s. On se dit qu’on a envie d’acheter des meubles. Puis je repense à mon appart, et j’ajourne l’idée.

17/ Aujourd’hui, je vais chez Liberty. Et au V&A. Et chez Urban Outfitters. Oui, avec du cash. Je vais chez Twenty8Twelve. Je vais chez Feathers. Je vais chez Topshop. Je vais… Ah mais non. Aujourd’hui, je pars. Crap.

18/ Les gens s’habillent beaucoup en noir. Ça m’énerve. Mais très souvent, à mon appareil photo défendant, j’aime.

19/ J’ai envie de dentelle. J’en vois au sous-sol du Dover Street, je me pâme, je regarde le prix, je m’évanouis. 950£. Crap !

20/ Ceci était la dernière toque de l’année sur ce blog, j’adore, mais ça va un peu le froid. Allez. Goodbye winter ! Goodbye Cupcakes ! Goodbye London !

Buongiorno, Milano !

Gimme ! Gimme ! Gimme !

En ce moment, si vous voulez me rendre hystérique, je vous donne le secret : dites sequin. Soudain des sueurs froides s’emparent de moi et je me mets à chanter Waterloo je suis réduite à l’état de béatitude que vous avez certainement tous connu une fois, bouche ouverte, carte bleue offerte, âme à vendre direct, au diable, ouais, tant qu’à faire, autant rigoler pour de bon.

J’ai tout. Une écharpe, un top, une jupe. Et une robe les amis, une robe que j’ai trouvée le week-end dernier à Marseille (les friperies en province good god !) et qui va faire de moi une chanteuse d’Eurodance une fashion icon direct. Oui, je sais, des photos de ma robe, des photos, des photos, des photos.

Écoutez, promis, on réfléchit ici à garancedorefr inc. pour trouver une solution à ce problème de visuels persos épineux, neu, neu.

En attendant, je livre tout frais tout beau l’esprit dans lequel j’aime les sequins. Pour moi ils se portent à la cool, relèvent idéalement une tenue casual, comme sur Jade ci-dessus, et surtout se mixent avec des détails sport, des détails army, des détails boyfriend.

Ils se mixent avec du rough, quoi.

Comment ça c’est quoi ce frenglish ? Vous croyez qu’on leur posait la question à Abba, de savoir pourquoi ils se couvraient de paillettes chantaient en anglais ?

Voilà voilà. Vous savez tous maintenant comment me rendre complètement marteau. Et avant d’aller me servir mon café je me dois de vous dire que le legging ci-dessus est descendu tout droit de Londres, Oxford Circus pour aller se ficher direct dans mon coeur synthétique de sequin-addict.

I WANT. GIMME !

Mon âme au diable ? Ouais. Bon. J’aurais jamais cru que ce serait pour du Topshop.

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On Beauty

Là, je suis sous la Manche. Le train me ramène à Paris. J’ai devant moi un thé et un muffin mûre-chocolat blanc, ce qui est absolument odieux me dirait ma mère, mais pour moi, les voyages sont une parenthèse où l’on peut enfin réfléchir sur le sens de la vie et aussi manger n’importe quoi. Les voyages, ça ne compte pas.

Londres-Paris en Eurostar, c’est trop court. Le muffin mûre-chocolat blanc, il n’y en a pas assez. Il est temps que j’arrête de voyager.

Autour de moi, 300 kgs de magazines. Parmi eux, le Vogue anglais, qui parle de la beauté. On Beauty, ça s’appelle. Un long et beau sujet tout en subjectivité, qui ne parvient pourtant pas un instant à mettre le doigt sur quoi que ce soit.

La beauté, c’est un déséquilibre. Ça ne s’explique pas.

Moi j’aime Lara Stone. J’aime la voir en photo. J’aime la voir s’avancer sur le podium, la démarche mal assurée, la poitrine en avant, détonnant de rondeurs parmi les longues tiges qui l’entourent. À chaque fois je me dis que cette fille est une vraie cata, qu’elle va tomber, qu’on va se rendre compte de l’imposture, et à chaque fois je n’attends qu’elle.

J’aime sa façon de ne rien dire quand je la prends en photo, de me faire des grimaces avec ses dents de travers et d’immenses sourires, de jouer avec son physique imparfait.

Mais Lara est mannequin, alors tout ça c’est trop facile et pas très concret. Le concret, je l’avais déjà effleuré ça et . Ce qui m’a marquée pendant ces fashion weeks, c’est de voir à quel point les filles qui bossent dans la mode savent se rendre belles.

Il y a une certaine pression, dans ce business. J’ai entendu parler de régimes express, de gardes-robes rétroplannées à la boucle d’oreille près, de visites en totale hystérie pré-défilé chez les copains créateurs…

C’est que c’est du boulot, tout ça. Dans la mode, on est un peu ce que l’on porte, et c’est finalement assez normal.

Mais du coup, moi ce que je retiens, c’est à quel point n’importe quelle fille, pour peu qu’elle ait quelques notions de l’alphabet du style, qu’elle sache jouer avec les codes et avec ses imperfections, peut devenir incroyable, désirable, iconesque.

C’est là que la mode joue son vrai rôle pour moi. Celui de mettre en valeur, d’ajouter une touche de glamour, d’humour et d’irréel.

Les filles de la mode l’ont bien compris. Il n’est pas rare de les voir jouer avec les mêmes codes et mettre en avant les mêmes atouts jour après jour, en variant autour du même thème.

Géraldine Saglio montre ses jambes, Kate Lanphear allonge sa silhouette avec de très hauts talons, Taylor Tomasi met en valeur ses attaches délicates en portant des tas d’accessoires (ah ah, mais qui est cette Taylor ? Réponse bientôt !).

Bon, et toutes ont des cheveux canons aussi : il semble que ce soit vraiment l’accessoire du moment, une bonne coupe et une bonne couleur.

Dans l’autre sens, je me souviens que l’une des plus belles, Romy, était loin d’avoir un corps de superwoman. De quoi on se souvient ? De ses cheveux tirés et de l’incroyable lumière de son visage.

Et c’est génial de voir à quel point ça marche. Il n’y a qu’à observer avec quelle ferveur chacune de leurs apparitions sont reprises sur le web. À quel point les voir toujours mises en valeur crée une mystique autour d’elles et les rend belles.

Je crois que sa beauté, on se l’invente, voilà. Et que plus on y croit, plus les autres y croient.

La prochaine fois je vous raconterais comment un homme peut vous rendre belle aussi, mais là j’ai déjà été trop longue et on est presque à Gare du Nord, j’ai vachement trop réfléchi à la philosophie transcendentale de la vie, fait un billet beaucoup trop long et mangé la dernière miette de mon muffin.

Je me demande ce que vous pensez de tout ça, de la beauté, de l’épanouissement, si vous vous trouvez belle, si vous avez l’impression d’avoir trouvé votre truc à vous, et si je le trouverais un jour, mon truc à moi. Bisou !

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PS1 : Non, mais je vous jure, J’AI MÊME PAS EU LE TEMPS D’ALLER CHEZ TOPSHOP !!! C’est peut-être un signe : le bleach ça doit pas être pour moi ?

PS2 : J’ai PAS EU LE TEMPS non plus de faire des dessins ces derniers temps, je préfère être chez moi pour dessiner donc ça complique un peu le truc, genre, dans l’Eurostar, c’est dur, mais pour ceux qui m’en demandent, d’abord merci, ça me fait très plaisir, et croyez-moi, des que j’ai une seconde, DESSIN ! Bisou !

PS3 : je sais, je pourrais commander chez TOPSHOP, je sais. Mais j’ai pas le truc, là. Je dois pas être assez démangée ? Ça doit être ça ! Re-bisous !

PS4 : Oui et pour répondre à la question que vous ne m’avez pas posée, je n’ai pas fini le livre de Zadie Smith, On Beauty. J’avais décidé de le lire en anglais, genre I believe que je parle couramment mais pas trop fait gaffe qu’il s’agissait d’un anglais bien particulier… Bref, je l’ai un peu mis de côté. Mais un jour, j’y arriverais ! Re-Re-RE-bisou !!!

Juste une dernière. Après j’arrête

Sur le bleach. Non parce que je ne pouvais pas vous laisser comme ça.

Ce n’est pas parce que je suis sur le point de retourner à Londres, et comme de bien entendu de faire un crochet par Topshop que je vous rabat les oreilles avec ça. Pas du tout.

C’est que la dernière fois, nous avions quelques problèmes à nous entendre sur le terme « bleach jeans ».

Bon, j’avoue. C’est surtout que je vous avais raconté n’importe quoi, étant donné que je ne vérifie absolument jamais mes informations.

Moi, ce que j’avais en tête, à part mon jean Topshop, c’était ce truc totally trugly que j’adore, ce truc délavé à la javel (bleach = javel, j’apprends vite). Et pas du tout le jean neige que je vous avais montré, que j’adore surtout sur les autres, hypocrite que je suis.

C’est Siv Tone qui a commencé. Siv Tone, hum… Comment résumer.

Siv Tone est une copine géniale, qui designe de super fringues pour enfants, a un style dément et un appart carrément énervant, et que j’ai pris en photo pour le WAD cet été.

Dans sa bleachitude hyper assumée avant tout le monde.

Siv Tone a un style street rock que j’adore, et elle est une super early adopter du bleach jean. Peut-être que si je ne l’avais pas vu en premier sur elle, j’aurais pas autant flashé.

Mais après, j’en ai croisé plein des filles hyper classes avec leur bleach, dont ma chère Gloria.

Voilà. Rien à ajouter, c’est ma touche total rock mauvais goût de l’année, après on repasse aux imprimés fleuris (non, je déconne, ça va pas ? Même Dries est passé à autre chose ! Pfiou !).

Je vous tiens au courant pour le bleach jean TopShop (oui, je suis encore en train de répandre des fausses rumeurs, chez TopShop, ils appellent mon jean un jean un exposed, une sous-détermination du bleach si j’ai bien compris. Je suis définitivement à la traîne fashion vocabulairement parlant).

Ah si, un truc à ajouter ! Depuis que je radote avec mes bleach trucs, toutes mes copines me demandent comment on fait pour bleacher ses jeans soi-même.

Alors, je ne vais parler que pour moi, mais à chaque fois que j’ai essayé de bleacher quoi que ce soit, même accidentellement, en récurant accidentellement ma baignoire par exemple (les seules fois où ça m’arrive, c’est accidentel) ça a juste fait d’immondes trous à l’odeur de bonnet de bain utra-persistante.

Mais quand vous voulez, on se fait un atelier. Bonne journée !

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on the runway

Pour une fois je sais tout : la jupe est une Margiela et les boots sont les Tribute Two d’Yves Saint Laurent.

Tataaaam… Prêtes à remettre vos talons ? Après une semaine passée dans mes boots de secours, celles qui réparent mes pieds malmenés par l’entêtement que je mets à vouloir croire qu’on peut vivre une vraie vie sur douze centimètres de talons [pas vrai], je sens que la semaine qui arrive va encore nous porter à des hauteurs vertigineuses.

Et oui, bouclez vos Chloé, à partir de demain c’est la fashion week à Paris !

Et c’est parti pour trop de tout ! Trop de mode, trop de défilés, trop de retards, trop de bisous, trop de champagne, trop de taxis métros, trop de Karl, trop de sarouels, trop d’épuisement, trop de notes décousues, trop de shopping de dernière minute parce qu’on a perdu le sens des réalités, trop de photos, trop de de talons, trop de talons, trop de talons…

Non mais parce que bon. Depuis quelques temps, grâce au coup des patins, les talons deviennent les objets d’expérimentation les plus déments. Cette saison, c’est encore Yves Saint Laurent et ses platform boots qui remportent la mise, on les voit partout. Super. Étrange. Super.

Je ne sais pas quoi penser. Quand on voit les délires de Marc Jacobs qui tous les ans se creuse la tête pour nous sortir de la chaussure improbable, et surtout surtout, quand on voit le scandaaAAAÄle du dernier défilé Prada où selon l’un de mes envoyés spéciaux le public avait envie de pleurer en voyant les frêles jeunes filles manquer de s’étaler par terre à chaque pas, et finir par s’étaler par terre, on se dit qu’à ces hauteurs là, la mode nous rappelle un peu à la pointe de cruauté et d’étranglement auxquels on avait bravement tourné le dos à la fin de nos chères 80?s.

En même temps, c’est un monde de schizo, parce que j’étais exactement en train de penser ça à l’instant où, sourire béat aux lèvres, je m’achetais mes merveilleuses platform boots Topshop, qui sont incroyables de confort [et qui malheureusement ne sont pas sur le site, j'en aurais pris une deuxième paire en gris].

C’est un peu le même principe que les YSL ci-dessus, peut-être un peu moins hautes, et c’est vraiment la meilleure arnaque du siècle. Tout le monde regarde mes pieds avec effarement, genre, mais cette fille est fooOOLLe !! Elle va toOOOmbeEEER !!!

J’adore.

Et je suis donc là, tranquille avec mon air goguenard, à faire des maths et à aimer ça, ce qui ne m’était pas arrivé depuis la 6ème. Je leur réponds : t’as pas vu le patin ou quoi ? Si tu calcule : 12 cm de talons – 5 de plateau = encore plus confort que des Converse !

Yes. Tous les chemins mènent à Thalès.

Bonne journée !

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Of course, j’ai piqué le titre de mon post au super blog de Cathy Horyn, le seul blog où les commentaires sont plus longs que les billets, une curiosité du web, à visiter (mais je ne vous en voudrais pas si vous ne lisez pas tout ;-)

fashion week geek

Le ssssssssujet du jour (oui, je copie Fonelle, moi. J’ai acheté les mêmes collants qu’elle hier, 80 deniers, tout pareil, et on va retourner à Topshop ensemble pour vous prouver que le bleach jean (comment, qui a parlé de jean neige ?) c’est ce qu’il nous faut à toutes, même si Géraldine a des doutes), le ssssssssssujet du jour donc, c’est Erin O’Connor qui me l’a sssssoufflé : les geeks de Londres sont-ils plus glam que ceux de Paris ? Réponse en fin de post, mais d’abord, voyons voir si on peut me définir comme une geek.

D’abord, je répondrais non, pas geek, je ne connais absolument rien au dernier I-Phone, je n’ai pas de Natazbag, je ne sais pas prendre de photos avec mon téléphone, et je m’en fiche.

En revanche, Internet addict, ça c’est sûr :

- La première chose que je fais le matin : checker mes mails.

- J’ai un blog.

- Tant que j’ai mon ordinateur avec moi, je peux aller n’importe où, je me sens à la maison.

- J’ai trois ordinateurs.

- J’ai téléchargé l’application Facebook sur mon Blackberry.

- Quand la connexion Internet de mon hôtel ne marche pas, je change d’hôtel.

- Quand j’ai cru avoir perdu mon Blackberry tout à l’heure, j’ai voulu aller me jeter sous un taxi londonien, mais je me suis jetée du mauvais côté de la route.

Susie, de l’inimitable blog Style Bubble, est aujourd’hui à la tête de l’équipe rédactionnelle du site web de Dazed & Confused.

Oui, et bien, peut-être, mais ici à Londres, tout ça semble absolument normal à tout le monde. Quand vous dites que vous avez un fashion blog, au lieu de vous regarder avec des yeux effarés, genre, mais t’as pas de vie ?, les gens vous disent que c’est génial et veulent en savoir plus.

Tout le monde correspond par mail, sauf les gens les plus dramatiquement branchés qui préfèrent en rester aux SMS, ce qui est un signe : ce qui est rare est snob. Ça s’appelle le lo-fi chic.

Kate s’occupe de l’équipe de rédacteurs du blog de l’e-shop d’Asos, qui en 6 mois atteint déjà plus de 20 000 lecteurs par jour.

Tout le monde a un site et les rédacs chefs de sites Internet, ou même de blogs (il y a aujourd’hui des blogs qui sont de véritables petites entreprises, avec de vraies équipes rédactionnelles, ils ne font pas de posts décousus eux, je vous le dis) sont tout aussi fraîches et lookées que les rédactrices papier, avec qui elles sont parfaitement copines d’ailleurs.

Les e-shops ont des acheteuses carrément craquantes, je vous en présenterais une bientôt, et c’est assez drôle de voir comme en une seconde, on peut se retrouver à parler le même langage avec tout ce nouveau petit monde. Et c’est vachement décomplexé. Et c’est vachement rafraîchissant. Et ça en apprend beaucoup sur l’avenir du net.

Donc, voilà. Pour répondre à la question du sssssssssujet du jour, pour le moment je n’ai pas trouvé de ville où il est plus chic d’être geek. Et en plus, ils ont des macarons. Bonne journée !

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i’m taking out my eurotrash !

Ce que j’aimerais, c’est que cette note soit courte et efficace. Qu’en trois, quatre phrases, je puisse vous raconter de quoi ma journée a été faite, dans quelles bottes elle a commencé, sur quels talons elle a fini, mais il s’est passé tellement de choses, tellement de ups, de downs et tellement de cafés que je ne sais pas par où commencer.

C’est quand même un sacré tourbillon. Entre les backstage bondés de Luella (je déteste les backstage, voilà, c’est décidé), les shows qui commencent À L’HEURE (ce qui fait qu’on reste enfermés dehors si l’on arrive un quart d’heure en retard), les gens trop adorables (mais trop pas sapés), et les soirées dans le quasi-noir (ou je quasi-m’endors sur un canapé) Londres c’est un sacré patchwork d’émotions.

Cette fashion week est surprenante et déstabilisante. Ce n’est que ma première fois (wouh c’est mignon), mais j’ai été surprise par le manque d’effervescence. Le show Luella, par exemple. Un public très sage, peu des rédactrices et stylistes internationales que l’on connait, pas d’électricité, alors que le lieu était sublime (j’ai des preuves en photo ! Demain ?) et que j’ai beaucoup aimé la collection, très Alice in Wonderland (enfin, moi, dès que je vois une horloge je pense à Alice en même temps)…

Oh la la. Vous la voyez la transition qui déboule comme ça, servie sur un piercing d’argent ?

Alice ! Alice Dellal, ci-dessus, que j’ai croisée tout à l’heure à Saville Row. Cette fille, c’est un concentré d’énergie et de personnalité. Et son look extrême me touche quelque part. Il répond un peu à ce que je cherche à voir ici. J’aime bien ce côté trash eighties qui cherche ses limites. On le retrouve aussi dans le total look jean neige de Natasha, ci-dessous.

Oui, c’est extrême, mais porté avec grâce et un peu d’humour, j’adore. D’ailleurs quelques secondes après cette photo, je me suis retrouvée parachutée chez Topshop (genre la fille, parachutée l’innocente… N’importe quoi !) ou j’ai attrapé, désiré et décidé de revenir acheter mon premier jean neige. Bon, c’est pas du neige sorti de la naphtaline 80?s comme celui de Natasha. C’est plutôt  un délavage javel hyper cool associé à une coupe slim cigarette assez chic, je sens que je vais en rêver cette nuit, ainsi que de pas mal de trucs que je n’ai eu que le temps de caresser de l’oeil là-bas.

Merde, je suis encore en train de me faire une fixette Topshop.

J’avais pourtant juré qu’on ne m’y reprendrait pas.

Ils sont forts. Ils sont très forts. Ils sont plus forts que nous.

D’ailleurs j’en suis sortie (ils sont très, très forts) avec une paire de shoes de dingue, du 12 ou du 13 cm de talons au moins mais avec un tel plateau que t’as l’impression que tu trottes sur du 5. De quoi se faire très très mal à la cheville, oublier qu’on marche sur des talons aiguille…

Bon, voilà, je commence à divaguer. J’ai tellement un milliard de choses à vous raconter, 400 théories mode fumeuses par jour, observations sur le monde de la fashion, sur mon boulot, sur mes rencontres, sur mes drames, sur mes joies etc, que je vous parle de mes talons aiguille.

En même temps, c’est peut-être fait pour ça, les talons. Pour changer de sujet. Quand t’es sur des talons, faut être concentrée. Faut pas déconner. Focus. Ça me fait penser à cette phrase de Melinda la dernière fois à New York. Je me dirige vers elle, et je la vois faire la grimace. Je lui dis, mais qu’est ce que t’as Melinda ?

Elle me répond :

“Arf. Ça va pas. Je suis fatiguée. Et mon jean est tellement serré qu’il m’empêche de penser !”

Ah ah. J’adore.

Bon allez je vous dis bonne journée et tout et tout, je vous embrasse, même, voilà. Et s’il y a des trucs que vous voulez que je vous raconte en particulier dites moi sinon si ça continue ça va être post talons tous les jours et après vous n’allez pas être contents. Je vous laisse avec l’une de mes chansons préférées, sauf que je n’ai toujours pas compris le sens du titre (bien que je l’utilise comme titre de ce post)(mes jeans doivent définitivement être trop serrés), mais j’imagine à peu près ce que ça veut dire (et en général c’est la que je fais les plus grosses méprises, donc dites moi si je suis en train d’insulter Alice ou quoi, remarque je suis sure qu’elle trouverait ça très drôle de se faire insulter par erreur) mais je trouvais que ça faisait bien avec Alice, son attitude et son regard perçant.

Et puis, c’est punk !

Aaaaah mais nooooon, au secours, le titre n’est pas sur Deezer, pfffff. Bon, imaginez un truc vachement bien, strident et bondissant. Strident et bondissant. Un peu comme moi en ce moment, quoi. Enfin bondissant. Si je continue de me nourrir exclusivement de chocolat, ça ne devrait pas durer longtemps. Bisou !

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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