Garance Doré

TAG : topshop

i’m taking out my eurotrash !

Ce que j’aimerais, c’est que cette note soit courte et efficace. Qu’en trois, quatre phrases, je puisse vous raconter de quoi ma journée a été faite, dans quelles bottes elle a commencé, sur quels talons elle a fini, mais il s’est passé tellement de choses, tellement de ups, de downs et tellement de cafés que je ne sais pas par où commencer.

C’est quand même un sacré tourbillon. Entre les backstage bondés de Luella (je déteste les backstage, voilà, c’est décidé), les shows qui commencent À L’HEURE (ce qui fait qu’on reste enfermés dehors si l’on arrive un quart d’heure en retard), les gens trop adorables (mais trop pas sapés), et les soirées dans le quasi-noir (ou je quasi-m’endors sur un canapé) Londres c’est un sacré patchwork d’émotions.

Cette fashion week est surprenante et déstabilisante. Ce n’est que ma première fois (wouh c’est mignon), mais j’ai été surprise par le manque d’effervescence. Le show Luella, par exemple. Un public très sage, peu des rédactrices et stylistes internationales que l’on connait, pas d’électricité, alors que le lieu était sublime (j’ai des preuves en photo ! Demain ?) et que j’ai beaucoup aimé la collection, très Alice in Wonderland (enfin, moi, dès que je vois une horloge je pense à Alice en même temps)…

Oh la la. Vous la voyez la transition qui déboule comme ça, servie sur un piercing d’argent ?

Alice ! Alice Dellal, ci-dessus, que j’ai croisée tout à l’heure à Saville Row. Cette fille, c’est un concentré d’énergie et de personnalité. Et son look extrême me touche quelque part. Il répond un peu à ce que je cherche à voir ici. J’aime bien ce côté trash eighties qui cherche ses limites. On le retrouve aussi dans le total look jean neige de Natasha, ci-dessous.

Oui, c’est extrême, mais porté avec grâce et un peu d’humour, j’adore. D’ailleurs quelques secondes après cette photo, je me suis retrouvée parachutée chez Topshop (genre la fille, parachutée l’innocente… N’importe quoi !) ou j’ai attrapé, désiré et décidé de revenir acheter mon premier jean neige. Bon, c’est pas du neige sorti de la naphtaline 80?s comme celui de Natasha. C’est plutôt  un délavage javel hyper cool associé à une coupe slim cigarette assez chic, je sens que je vais en rêver cette nuit, ainsi que de pas mal de trucs que je n’ai eu que le temps de caresser de l’oeil là-bas.

Merde, je suis encore en train de me faire une fixette Topshop.

J’avais pourtant juré qu’on ne m’y reprendrait pas.

Ils sont forts. Ils sont très forts. Ils sont plus forts que nous.

D’ailleurs j’en suis sortie (ils sont très, très forts) avec une paire de shoes de dingue, du 12 ou du 13 cm de talons au moins mais avec un tel plateau que t’as l’impression que tu trottes sur du 5. De quoi se faire très très mal à la cheville, oublier qu’on marche sur des talons aiguille…

Bon, voilà, je commence à divaguer. J’ai tellement un milliard de choses à vous raconter, 400 théories mode fumeuses par jour, observations sur le monde de la fashion, sur mon boulot, sur mes rencontres, sur mes drames, sur mes joies etc, que je vous parle de mes talons aiguille.

En même temps, c’est peut-être fait pour ça, les talons. Pour changer de sujet. Quand t’es sur des talons, faut être concentrée. Faut pas déconner. Focus. Ça me fait penser à cette phrase de Melinda la dernière fois à New York. Je me dirige vers elle, et je la vois faire la grimace. Je lui dis, mais qu’est ce que t’as Melinda ?

Elle me répond :

“Arf. Ça va pas. Je suis fatiguée. Et mon jean est tellement serré qu’il m’empêche de penser !”

Ah ah. J’adore.

Bon allez je vous dis bonne journée et tout et tout, je vous embrasse, même, voilà. Et s’il y a des trucs que vous voulez que je vous raconte en particulier dites moi sinon si ça continue ça va être post talons tous les jours et après vous n’allez pas être contents. Je vous laisse avec l’une de mes chansons préférées, sauf que je n’ai toujours pas compris le sens du titre (bien que je l’utilise comme titre de ce post)(mes jeans doivent définitivement être trop serrés), mais j’imagine à peu près ce que ça veut dire (et en général c’est la que je fais les plus grosses méprises, donc dites moi si je suis en train d’insulter Alice ou quoi, remarque je suis sure qu’elle trouverait ça très drôle de se faire insulter par erreur) mais je trouvais que ça faisait bien avec Alice, son attitude et son regard perçant.

Et puis, c’est punk !

Aaaaah mais nooooon, au secours, le titre n’est pas sur Deezer, pfffff. Bon, imaginez un truc vachement bien, strident et bondissant. Strident et bondissant. Un peu comme moi en ce moment, quoi. Enfin bondissant. Si je continue de me nourrir exclusivement de chocolat, ça ne devrait pas durer longtemps. Bisou !

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la vie douce

Quelle semaine ! J’ai couru dans tous les sens, commencé à faire du jog, certainement pour essayer d’échapper aux coups de fouet virtuels de mon éditeur qui aimerait bien que j’avance sur mon bouquin, discuté du sens de la vie avec les uns, versé quelques larmes, loupé des rendez-vous avec les autres, récupéré un chat dont je ne sais que faire, fait mon premier shooting pour un magasine, mangé trois fois des lentilles (c’est trop), passé des heures au téléphone, pas trouvé le temps pour faire un dessin…

Et au beau milieu de ce beau bordel, j’ai croisé Émilie Albertini, en plein tournage de son émission pour M6. On a bavardé un bon moment, j’ai beaucoup aimé son regard sur la mode et sur son job. Si ça vous dit un de ces quatre, et si elle est d’accord, je vous raconterais.

Et puis, mais, je rêve, ou comme Valentine elle m’a piqué ma tenue préférée ?

Émilie m’a piqué mon look, mais elle a quand même eu la gentillesse de me donner la marque de sa veste, une Chloé, de son sarouel, un Topshop, et de son foulard, un H&M. Et la preuve qu’on peut porter le sarouel avec autre chose qu’avec des talons très hauts.

Et donc voilà. Le seul, l’unique moment ou j’aurais pu dessiner pour mon blog cette semaine, je l’ai passé à ratisser tous les H&M de Paris pour trouver le même foulard « À pompons noirs ? Mais on est en rupture de stock voyons mademoiselle ».

En même temps, je ne sais pas pourquoi, mais je suis sûre que vous me comprenez…?Bisou !

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Heeey, psssssst : si vous passez près d’un Figaro Madame ce week-end, jetez-y un oeil, vous risquez d’y croiser quelques blogueuses en méga-goguette…

Non mais arrêtez moi !

socks2.jpg

Je sens que vous allez vraiment commencer à penser que je suis frappée. Parce que bon, les Weston, passe. Le chignon de MP-N, allez, on va dire que dire que c’est à la gloire de SATC* et de Jil Caplan**. Et les leggings mauves, que c’est pour des raisons professionnelles.

Mais qu’est ce qui m’a pris la dernière fois au Bon Marché ?

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le cheap aura-t-il notre peau ?

Garance Doré

Vous vous rendez compte du nombre de grandes enseignes qui vont bientôt débarquer à Paris ? On a déjà les géants, H&M, Zara, Mango, Newlook et toute la galaxie des petits français qui essayent de tirer leur épingle du jeu.

Et bientôt vont venir s’ajouter dans nos très mondialisées rues commerçantes Cos et Uniqlo. Des fringues, des fringues, des fringues, gosh ! On ne va plus savoir qu’en faire.

D’ores et déjà, ma garde-robe est constituée à 70% de mass marketeries à la qualité plus ou moins contestable. Heureusement que je me ruine rattrape de temps en temps avec de vraies belles pièces qui poétisent le tout.

Pourquoi je vous dis ça ? Parce que ce que l’une des choses qui m’a frappée à Londres, c’est l’uniformisation de la cheaperie du look. Sans vouloir faire de généralités, je n’ai jamais vu autant de fringues approximatives, de chaussures sans tenue, de pulls boulochés, de vestes moyennement coupées que le week-end dernier.

Les londoniennes ont-elles vu ce glissement ? Est-ce qu’elles s’en rendent compte? Ou elles s’en fichent complètement ? Est-ce tout simplement une question de culture ou bien est-ce que l’offre pléthorique les a habituées à se fringuer toujours plus pour toujours moins cher* ?

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*Enfin, toujours moins cher, je suis gentille là. Parce que que Topshop et Zara notamment, c’est tellement pas donné que quand on se retrouve dans une boutique de créateurs, on se dit souvent que finalement c’est assez accessible, et de bien meilleure qualité / design. Tiens c’est d’ailleurs exactement ce qui nous est arrivé chez Twenty8Twelve.

three cool cats

London calling

Pour vous chères lectrices, un petit guide pour optimiser votre prochain week-end à Londres, avec des méthodes testées et approuvées par Punky et moi-même, et multi-validées par notre sérénissime hôtesse, Kap, qui bien que n’ayant pas de blog, à réussi à se trouver un pseudo très web 2.0.

J1 : Optimiser son attelage.
Vous ne savez pas quoi emporter. Patrice Drevet vous a dit qu’il allait faire un temps magnifique, mais peut-on encore faire confiance à Patrice Drevet ?
Suivez l’exemple de Punky b : faites tout simplement pivoter votre placard, ajoutez-y deux roulettes et une poignée, et en avant.
Certes vous courez (oui enfin, courir, je suis optimiste) le risque d’arriver à destination avec un bras en plastique mou, mais vous serez certaine de ne manquer de rien.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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