Garance Doré

TAG : vacances

Pas de Traces !

J’arrive pas à croire qu’en 2010, je me sois démerdée pour faire cette erreur de débutant. Non parce que ça aurait été en 90, même en 00, à l’arrivée de l’autobronzant, ok.
Mais là, aujourd’hui, avec le nombre de fois où j’ai vu les catas arriver, non. C’était pas possible.

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monday morning

Je sais, je sais, vous n’êtes pas là. Vous êtes tous en vacances à vous gaver de chocolat alors que je suis chez moi à faire du tri en buvant du thé vert assise en position du lotus au beau milieu de :

- Un Empire State Building de magazines à classer. Je suis incapable de jeter les magazines avant de les avoir relus/classés/dépecés, ce truc me rend dingue. J’ai même caché à des copains qui m’aidaient à déménager la dernière fois que les deux cartons méga-lourds, là, c’était pas DU TOUT du Nietzsche. C’était ma collection d’anciens The Face, I.D, 20 ans et Vogue qui me suivent partout depuis toujours. Sorry pour ton dos, Alex.

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2009…

Et voilà c’est touuuuuuuuuuujours la même chose :

On part pour se faire avec un sac léger, on finit avec un excédent de bagages.
On part pour manger léger, on finit par découvrir la source originelle du cake banane-pécan.
On part avec son ordi et on l’oublie au fond de sa valise avec ses baskets de running. Tiens tiens.

On rentre reposée, souriante, le cheveux brillant, presque coiffé. On se sent bien. Un peu banane-pécanisée aux entournures, mais bien. On a même apris une nouvelle expression pour définir ce qui nous attend si on continue l’overcalorification.

Le muffin-top, ça s’appelle. Quand tu fermes ton jean et que ça déborde sur les côtés.
Avec ça, on se sent vachement plus intelligente. Yummy ;-)

On décide que cette année nouvelle sera celle du sport, de la perfectitude au quotidien et du temps organisé. Limite on commence à parler comme Carla Bruni. On s’achète un bel agenda Moleskommetoutlemonde, mais plus grand. On écrit tout au propre. On retient sa respiration jusqu’au premier janvier…

Et le 2, tout est déjà comme avant :
Bordélique, en retard, et… Oh merde ! Mon vernis est encore allé se coller sur mon magazine.

Comme avant, comme avant… Et finalement c’est bien comme ça que c’est marrant. Alors je vous souhaite une super bonne année pleine de résolutions pas tenues, d’entorses à vos régimes, de fashion faux-pas et de projets irréalisables.

Bah quoi ? Il y a deux jours, j’étais en tee-shirt, au soleil, sous un palmier, en train de regarder la neige tomber dans le désert sans cake banane-pécan dans la main. C’est bien la preuve que tout est possible, Non ?

En tout cas vous m’avez manqué ! Gros bisou, à demain !

Au coeur de l’hiver

Ce post est certainement le dernier avant… Le solstice d’hiver. Oui. À partir de dimanche, je suis très heureuse de vous annoncer [même si je n'ai rien à voir là-dedans] que les journées vont recommencer à s’allonger.

Vous ne pouvez pas savoir comme ça me plaît cette idée. Juste la petite pensée positive dont j’avais besoin en ce moment.

Parce que je ne sais pas comment ça va vous, mais moi ces derniers jours de l’année je me transforme en ombre de moi-même : hey c’est quoi ce teint ? C’est quoi ces cheveux ? C’est quoi ce moral ? Hey, pourquoi tu pleures ? Pourquoi tu ris ? Hey, Garance, je te parle, tu dors ou quoi ? Ahah. Véridique. Pathétique.

Drôle d’état !

Sauf que juste quand tu es dans un de ces moments là, le visage enfoncé dans ton écharpe, à compter les jours avant les vacances, dans la rue, comme ça… Tu croises Clémence Poésy.

Et là tu te dis qu’il y a des filles dont la lumière ne s’éteint même pas au creux de l’hiver. À qui tu demande une photo, qui te répondent oui de manière super naturelle, qui rient, te racontent des trucs, qui sont la simplicité et la vie même.

Et qui en plus, te demandent ton prénom et te disent qu’elles aiment ce que tu fais.

Et tu repars toute fière, avec un petit bout de cette lumière, limite en courant, comme un enfant.

Ouais. Oh ça va. J’ai le droit de sortir un peu les violons parfois non ?

Parce que je vous préviens, je suis sur le point de coller les dernières étiquettes pour m’expédier dans un pays chaud et désertique où le blogage pourrait bien devenir quelque peu sporadique.

Ou pourrait se révéler très, très drôle. On verra ça la semaine prochaine.

Bonnes fêtes les enfants !

La vie, c’est cool comme un train qui part (dans la bonne direction)

Aujourd’hui, je file. Je pars passer le week-end dans le Sud. Et vous savez quoi ? Je ne suis pas blasée une seconde. JE SUIS TROP HEUREUSE, c’est irrationnel comme je suis heureuse. Je suis même incapable d’écrire des trucs tellement je suis hyper heureuse.

Passer un week-end entre amies, c’est pas une certaine idée du bonheur ?

Ben voilà. Bon allez, inutile d’essayer de faire mon intéressante, les gens heureux n’ont rien à raconter et je suis carrément… Bon ok.

Donc juste une photo sans tendances, sans treggings vinyle, sans talons de 12, sans Balmain (Quoi ? Comment ? C’est possible ?) et sans plus d’histoires.

Je vous embrasse bien fort et je vous raconterais tout ça.

Et promis-juré. Même si je dois dormir la tête dans le lavabo, je me démaquille.

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pas de titre, mon temps de cerveau connexion disponible est limité

claudia2.jpg

Je tombe sur Claudia, et elle a tout ce que je cherche à ce moment là. Un look simple et frais.

Je lui fonds dessus pour lui demander une photo, elle explose de rire en me disant, mais qu’est ce que j’ai fait au bon dieu pour que tout le monde veuille me prendre en photo aujourd’hui ? (en italien avec les mains au ciel) Je suis juste en American Apparel !

Je la regarde, pose mon appareil et je cours chez AmApp pour copier son look sur le champ.

Non, en fait, je suis polie. Je dis bravo, et je prends la photo. Et depuis je n’ai pas eu le temps d’aller chez American Apparel, parce que ô temps suspends ton vol, etc. Attention, je pense que je risque de prendre un stock entier de ces jupes. Vous les avez essayées vous ?

Bon, sinon je suis à Arles, et c’est très sympa. Niveau piscine, niveau glace au coquelicot, niveau photo aussi, au passage. Expos, je veux dire. Bon parce niveau mode, rien à déclarer hein. D’habitude je trouve ça plutôt chouette de me retrouver dans un truc complètement hors mode et de poser mon appareil, mais quand même, ne nous cachons par derrière notre petit doigt (cet été j’explore les expressions françaises ça vous dit ?), le look vacancier fait des ravages.

Je n’en dis pas plus, je réfléchis au truc et je vous sors une théorie archi-fumeuse au plus vite. Le titre, je l’ai déjà : « La chaussure scratch à semelle caoutchouc et l’effroi ».

Bonne journée !

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Moncler et ma mère

Il m’en faut du temps pour comprendre les sous-couches de l’underground de la garde-robe de ma mère. À chaque fois que je pense que je l’ai définitivement pillée j’en ai fait le tour, une nouvelle pièce que j’avais mise de côté avec un air irrité « ça, c’est vraiment trop moche » me revient à la figure.

Les caleçons longs il y a deux ans, une veste en pied de coq l’année dernière par exemple. Une paire de Wayfarer oubliée.

Une doudoune à boudins luisants. Une Moncler. Mais quelle femme sensée voudrait aller se coller des bourrelets délibérément ?

Je me disais tout simplement : ma mère a vraiment eu des années obscures niveau mode.

Certaines lubies fashion ne s’expliquent pas. Affleurent puis disparaissent à jamais dans les limbes du mauvais goût. Voilà tout.

Et là, je suis sur le point de prendre mon billet d’avion pour les vacances de Noël. Direction ? Le dressing de ma mère, pouquoi ? Je veux essayer sa Moncler. Celle des années 80.

Celle dont je me moque donc depuis 20 ans.

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petite joueuse

Je sais je sais. Dans l’effervescence du départ, je vous ai fait des promesses de dingue, vous laissant imaginer que j’allais passer mes vacances à exhiber mon bronzage une bouteille de champagne à la main, à la Via Notte avec Karl Zero Charlotte de Monaco, que j’allais vous ramener des anecdotes croustillantes à vous mettre sous la dent pour qu’on oublie qu’on est à Paris, et qu’ici, le programme, c’est pluie, so… ah non il est déjà parti, pluie, pluie.

Petite joueuse. A peine posé le pied sur l’île de beauté, j’ai filé sous mon palmier, (Le figuier? Trop loin.) Et j’ai bullé. J’ai bullé en buvant des milk shake banane, voilà.

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Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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