Garance Doré

TAG : vacances

petite joueuse

Je sais je sais. Dans l’effervescence du départ, je vous ai fait des promesses de dingue, vous laissant imaginer que j’allais passer mes vacances à exhiber mon bronzage une bouteille de champagne à la main, à la Via Notte avec Karl Zero Charlotte de Monaco, que j’allais vous ramener des anecdotes croustillantes à vous mettre sous la dent pour qu’on oublie qu’on est à Paris, et qu’ici, le programme, c’est pluie, so… ah non il est déjà parti, pluie, pluie.

Petite joueuse. A peine posé le pied sur l’île de beauté, j’ai filé sous mon palmier, (Le figuier? Trop loin.) Et j’ai bullé. J’ai bullé en buvant des milk shake banane, voilà.

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en corse et encore

J’arrive même plus à écrire, et encore moins à dessiner tellement mes talons aiguille de plage frétillent dans mon it-panier. J’ai du mal à me retenir tellement… Oh et puis je hurle.

AAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhh c’est les vacances!!!

Adieu monde cruel! Adieu azerty, adieu sms, adieu .psd, .jpg, .doc et lol mdr!

Je vous laisse, je pars dans un monde pur ou la nature règne en maîtresse avec un fouet en figatelli, je pars dans un endroit ou je peux plonger dans un lagon bleu de la terrasse de ma chambre et atterrir les fesses à l’air dans le maquis, je pars dans un pays ou les arbres fruitiers font l’amour avec les sangliers et où Laetitia Casta se pète la gueule à la Pietra…

Je pars en Corse!!!

Et je vous raconte tout à mon retour. Comment ça, je m’apprête à rien glander pendant quinze jours à l’ombre d’un figuier et j’aurais rien à raconter? N’importe quoi! En Corse, il m’arrive toujours plein d’aventures! Comme la fois ou j’ai cru qu’il y avait une bombe dans mon sac de plage… je vous ai pas raconté? Bon, à mon retour ok? Parce que je le sais, vous allez trop me manquer!

Mais là, vraiment, je ne tiens plus en place*! Bisous!

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* je ne pouvais pas partir sans une petite NDBDP pleine d’amour! Alors, en vrai, je pars dimanche, mais j’ai trop de trucs à faire pour pouvoir m’occuper de mon blog. Et puis, vraiment, je frétille! Alors si d’ici là vous voulez me faire plein de bisous et de loleries, je serai là pour vous répondre :-)

Elle en été

Finalement, je devrais m’abonner à Elle, mais surtout pendant la période estivale. Il n’y a pas mieux pour faire des vacances à son cerveau. Des vraies je veux dire. Des où tu pars tellement loin dans l’espace du n’importe quoi intersidéral qu’en refermant le magazine tu regardes ton chéri et tu lui dis « une piscine*, s’il vous plaît jeune homme ».

Parce que l’été, outre nous fourguer des nouvelles écrites par leur stagiaires en pleines révisions du bac français, Elle se spécialise dans des espèces de papiers socio-fashion qui nous disent ce qui serait bien qu’on fasse pour qu’Elles puissent se marrer un coup.

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:-)

Entre boulot et blogs, je passe ma vie sur mon ordi.
J’adore, ça ne me pose aucun problème, bien que depuis quelques temps, il m’arrive des choses étranges…

Je n’arrive plus à lire un bouquin, ça m’énerve quand l’auteur ne répond pas à mes coms virtuels.

Je n’arrive plus à lire un magazine : C’est trop long, c’est trop lent, c’est trop impersonnel. Je ne regarde plus que la mode, et je me dis : Pfuuu, ça? On en a parlé y a deux semaines!

Je n’arrive plus à écrire une lettre. Je colle des smileys partout. Pour mes mails pro parfois, je m’en autorise un, soyons fous. Je passe ensuite trois jours à me demander comment ça a été perçu.

J’utilise des mots étranges tels que « blogosphère », « googliser », « podcaster » de manière archi-naturelle. Ce qui me vaut les regards médusés de mes proches. Pffff, comprennent rien!

Quand je perds mes clés, avant même d’avoir l’idée de regarder sous le canapé, j’ai envie de crier : « Pomme F* les clés!!! »

Quand je recois un mail, mon ordi fait un petit clic très doux. Le problème, c’est que dès que je suis dans un bar avec des amis et que deux verres s’entrechoquent, je me dis : tiens, j’ai recu un mail!

Je viens de m’inscrire à Second Life. Manquait plus que ça.

Je sais ce que vous allez me dire : hééé ben toi, tu as besoin de vacances!!
Exactement! Je fais donc un petit Pomme Q** de quelques jours dans le sud, et je serai ce week-end au Festival des arts de la mode de Hyères
De retour la semaine prochaine. Bisou! ;-)

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*Pomme F pour les utilisateurs de PC : c’est Ctrl+F, pour ceux qui ne savent même pas allumer un ordinateur (j’en étais à une époque pas si lointaine) ça veut dire « faire une recherche ».

**Pomme Q : quitter l’application.

oui! oh, et puis non.

Dans un couple, ce qui compte, c’est de créer l’événement. Ce coup là, je ne sais pas ce qui m’a pris, mais j’ai décidé de me marier.
Vous avez bien lu. J’avais compris que le mariage n’était pas du tout dans ses objectifs de vie à lui, donc, avec mon esprit de contradiction, j’ai entrepris de lui démontrer qu’un mariage, ce serait super.
Oui oui, c’est le genre d’argument avec lesquels j’ai harcelé ma victime. Un mariage, c’est super!

Mais aussi :

- Que chaque femme rêve qu’on la demande officiellement en mariage, un jour, dans sa vie, et de dire oui, et d’être attrapée par deux bras vigoureux pour tournoyer dans les airs. Comme je lui avais fait remarquer à l’époque, l’effet de surprise ayant été partiellement éventé par la pression sournoise que je lui faisais endurer, j’étais prête à faire des concessions à ce niveau là, et que j’aimais beaucoup cette bague de chez Pomellato.

- Que c’était avant tout l’occasion de faire une grande fête avec tous nos amis. Vu que nous avons en commun une grande passion pour la Toscane, je lui fis miroiter le luxe d’une vaste demeure au soleil couchant, un départ en fanfare à bord de sa Vespa Rally 200 remise à neuf pour l’occasion, et le bonheur de voir nos proches réunis. Même si à cette image d’Épinal venaient automatiquement se greffer d’extravagants tableaux de la rencontre de nos deux familles…

- Qu’il était l’homme de ma vie, donc, et que je trouvais ça beau et magique de sceller notre relation par un acte symbolique, aussi classique et cliché soit-il. Qu’il pourrait prendre mon nom (ben quoi, je suis une femme moderne, moi!) grâce à la nouvelle loi sur les noms. Que c’était chouette, que c’était chouette, que c’était super chouette.

Vu l’extrême nuisance puissance de mes arguments, il a fini par craquer et dans un geste royal de générosité, à lâché : « Ok, on se pacse. »
Nul besoin de vous décrire ma réaction. C’est tout comme envisager du Balenciaga et se retrouver avec du Bershka.
Et là, je ne sais pas ce qui s’est passé, mais il a été touché, ou ému, ou épuisé par mon énergie, et il est arrivé un jour, et m’a dit, d’accord.

Là j’avoue j’ai ressenti 5 mn de bonheur, relayé par un coup de fil en règle à tous ceux qui me sont chers et à quelques-uns que je veux rendre jaloux. Puis, l’euphorie passée, il a fallu penser à l’organisation. Toscane, cartons, traiteurs, robe. Et bien croyez-le ou non, devant l’ampleur du projet, j’ai senti mon âme féministe se réveiller, et la fainéante femme moderne hurler : « nooooooooooooonnnnnn »

…et les 17 nains


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Donc tout le monde est invité. Ce qui ne veut pas dire que l’appart est immense, non non, mais juste que mon chéri est très sympa et que moi je vais faire la cuisine.

Enfin voyons, vous connaissez ma mauvaise foi. Moi, faire la cuisine? Le petit dèj j’ai dit, et encore ça se négocie. L’important quand on vit avec avec une quinzaine de sauvages, c’est de prendre sa douche avant que la salle de bains ne ressemble au Radeau de la Méduse. Puis, de se précipiter pour étendre sa serviette au dessus d’un radiateur. Inutile de le dire, passé 9h15 (et oui les sauvages se lèvent tôt, le chamois n’attends pas), pas de douche.

9h15 donc. Là, c’est le moment ou tout le monde à quelque chose d’excessivement important à faire. Un raz-de-marée armé jusqu’aux dents (boots, boards, esprit de meute) traverse l’appartement dans un grand fracas pour aller chercher ses forfaits, faire farter son snow, téléphoner à l’horloge parlante.

Soudain le silence. Mon écran total dans une main, une chaussette dans l’autre, j’aperçois S. de l’autre côté de la pièce. S. est la seule amie qui accepte et aime ces vacances en conditions extrêmes. Entre nous, sur la table, les vestiges d’un petit dèj avalé à la hâte.

Bon bon. Heureusement, il y a des bons moments. L’après-ski, n’est ce pas ce qu’on a inventé de mieux au ski? Se faire couler un bain chaud, puis boire un bon thé et pourquoi pas enchaîner sur l’apéro en se racontant les aventures de la journée.

Damned!!! Qui s’est servi de ma serviette comme tapis de bain? Qui s’est servi de mon shampooing comme liquide vaisselle? Qui a fini ma crème de jour?
Heureusement, S. est là. Nous prenons un petit thé accompagné de… ah non de rien il n’y a déjà plus de douceurs. Avec un peu de chance l’un d’entre eux a déclenché une avalanche, ils sont en retard, tout est calme.

Ce soir, pour se faire pardonner du coup du petit dèj, les garçons font le dîner. Je les vois se ramener avec un quintal de pommes de terre et un sourire jovial et rougeaud. Rien que pour vous les filles, tartiflette!!!
Je sens que ce soir encore nous allons atteindre des sommets de raffinement.

11h30, la chose est prête. À cette heure avancée, on ne peut plus vraiment dire si c’est une tartiflette ou euh… non là vraiment je vois pas. De toute façon l’apéro est passé par là, tout le monde est éméché et se jette là dessus comme si sa vie en dépendait. La cuisine, faut-il le préciser, ressemble à peu près à ce que nous avons dans notre assiette. Il y en a jusqu’au plafond.

Et c’est là qu’il faut être fin stratège. Pas pour ne pas nettoyer la pagaille, ceci étant un moindre dommage, mais pour avoir une chance de dormir ce soir. Pour cela, il faut parvenir à pousser les 17 nains en dehors de la chaumière, qu’ils aillent au bar, faire une descente aux chandelles ou du parachute ascencionnel ne nous regarde pas. L’important est de pouvoir dormir avant 5h du matin, pour se lever fraîche et dispose, prête au combat.

blanche neige…

Quand j’ai rencontré mon chéri, il y quelques années, il m’a prévenue tout de suite. Tous les ans, c’est au moins deux semaines à la neige.
Comme je voulais lui plaire, j’ai dit OUH, génial ça terrible!

Il a donc un appart au ski, où TOUT le monde est invité. En face, son cousin qui a notre âge et est adorable, TOUT le monde est invité aussi. Et si ça déborde, c’est pas grave, juste à côté y il a l’appart des parents, prêts à tout pour rendre les vacances de leur progéniture de 30 ans inoubliable.

Mon premier cadeau, ça a été une petite Nitro fantastique, d’après lui. Un snowboard? Eeeeeh oui. Je n’aurais pas d’autre choix que de m’y mettre, et que de suivre cette meute de sauvages à l’assaut de montagnes tout aussi sauvages.
Alors que j’aurais pu passer mon temps à dorer en terrasse, en observant les volutes de mon chéri au loin. C’est qu’il est beau sur son snow.

Heureusement que j’ai une amie, une vraie. Une qui aime bronzer, boire du vin chaud et aime bien faire du hors piste surtout pour aller caresser les chamois et les écureuils. Elle me coache, me stimule, s’entraîne à descendre les pistes à l’envers pendant que je prends mes gamelles. Bon des fois elle disparaît je sais pas trop pourquoi. Peut-être qu’elle en avait un peu marre de rester sur la piste verte devant le bar de la station.

Deux ans d’humiliations tire-fessesque plus tard, le snowboard est déjà ringard, je suis enfin équipée comme il se doit (classe, noir et argent, normal, quoi), et prête à attaquer la face nord. Les premières descentes dans la poudreuse se passent nickel. Mon chéri est plus amoureux que jamais, je ne suis pas peu fière avec mon Labello. Et puis alors, ils ont des idées géniales. T’es trop forte, viens, on va te montrer une descente sublime!!!

Ok alors on prend ce tire-fesses là-haut tu vois…
- ah oui le tire-fesses oublié tout là-haut celui que j’entends grincer d’ici?
On prend la crête qui part juste à côté…
- tu veux dire ce pic verglacé qui fait environ trente centimètres de largeur avec du vide en dessous?
Et ensuite YOUHOU!!!
-Et YOUHOU!! BANG!!!
Le sapin!!! Je me suis pris le sapin! Je gis sous trois mètre de neige, ils ont tous déjà dévalé la pente. Je suis seule, sonnée et coincée. Là j’avoue je pleure. Je hurle toute seule, je maudis mon chéri sur trois générations.
Soudain du fond de mon igloo je vois une passer une tête. SATANÉ CHAMOIS! Je l’insulte lui aussi et tous les écureuils du coin. Oh tiens qu’est ce que c’est ça sous ma main. Tiens, un téléphone portable. Une personne serait morte ici? J’ai froid. J’ai peur.
Et puis bon quand même ils reviennent me sauver et se faire injurier.

La prochaine fois, je vous raconterais en quoi le fait que TOUT le monde soit invité peut parfois poser problème au ski et pourquoi cette année quand mon chéri m’a dit alors on y va quand j’ai dit OUH génial ça terrible!!!! Tu vas y aller TOUT SEUL!!!

réflexe


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La plupart des photos que j’ai de moi sont horribles. J’ai :

- des photos de vacances ou je n’existe pas, car jamais aucun de mes amoureux n’a jugé utile d’immortaliser un quelconque moment. Mon chéri y est aussi seul et béat que le nain de jardin dans Amélie Poulain. Allez, avec un peu de chance il s’est ennuyé dans l’avion et m’a matraquée pendant les 3h de vol ou il en avait marre de sa PSP, dans toutes les jolies postures qu’on peut prendre le nez collé au hublot.

- des photos de soirées ou je suis hilare, les bras en l’air, l’oeil vitreux : depuis l’avènement du numérique, la photo de soirée est devenue incontournable, à mon grand désarroi! Le numérique, c’est pas forcément chic : entre le temps ou t’appuies sur le déclencheur et celui ou la photo est prise, un flash foudroyant a transformé ton sourire en un fâcheux rictus et ta peau luit comme un escarpin vernis. Bref, en pleine bacchanale, c’est pas l’idéal.

-Des photos de temps reculés ou je pensais que pour avoir l’air cool et naturel, de par exemple euh au hasard… Kate Moss, il fallait ne pas calculer le photographe, le comble du chic étant de sous-entendre : no! pleaaase! pas de phowtow!
Résultat : + Nathalie Marquay en déroute que Kate Moss, pauvre de moi.

Avec le temps, quand même, j’ai trouvé quelques solutions :

1/ J’ai fait l’acquisition d’un super reflex numérique. Et là, franchement, j’ai l’impression que l’esprit de David Bailey s’est glissé dans mon objectif. Difficile de rater ses photos avec un tel miracle de la technologie.
2/ Je menace mon chéri de l’ensevelir sous mes Vogue si il ne me prend pas un peu en photo. Disons… au moins une fois par an pour que j’ai des souvenirs.
3/ Je prend la pose!!! Et oui, c’est ça le truc que j’ai appris! Si tu veux être belle en photo, faut se sentir un minimum concerné sinon l’appareil se vexe et te sort des yeux rouges qui feraient flipper même un lapin albinos.
Même que parfois, quand je sens un flash frétiller pas loin de moi, je sors ma poudre transparente et je n’ai pas peur de charger et hop hop vite fait un peu de blush!!!
Ben quoi? le ridicule ne tue pas! La photo moisie, si!

Et la cerise sur le gâteau, c’est que j’ai copain qui s’est spécialisé dans la retouche numérique!!! Si avec ça j’arrive pas à avoir un bon cliché vite fait, c’est que c’est pas les photos qui sont horribles. Et si c’est pas les photos qui sont horribles…

Garance Doré

J’ai ouvert mon blog en juin 2006. J’étais alors illustratrice, et un peu frustrée par le travail de commandes et notamment par le manque de contact avec les lecteurs des magazines pour lesquels je travaillais. Je voulais faire quelque chose de plus libre, de plus spontané. J’ai commencé par publier quelques dessins, puis très vite ...

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