Merci pour vos commentaires sur le post d’hier ! C’était vraiment intéressant de tous les lire. Franchement vous assurez ! J’ai adoré lire vos diverses expériences sur votre lieu de travail… En voici quelques-uns qui m’ont fait rire ou ont touché ma corde sensible…

Ella:

“Je suis journaliste et si j’ai toujours aimé les vêtements, je n’en ai pas toujours eu les moyens. Mais par contre, j’ai très vite compris combien cela importait dans une carrière. J’ai donc patiemment investi dans ma garde robe de grandes marques: “Dress for the job you want”. Cela contribue toujours largement à mes promotions et mes différents rédacteurs en chef ne s’en cachent pas. Mes capacités ne sont pas remises en cause mais mon style me distingue et signifie pour mes employeurs: elle est capable de plus, elle peut incarner notre rédaction à l’antenne ou lors de conférences. Alors que je suis issue d’un milieu modeste, l’élégance traduit un raffinement qui me permet d’accéder à d’autres cercles plus élitistes.
Le chic est une forme de politesse envers les autres et une armure pour moi. Hauts talons, veste, foulard, bijoux, cela en impose et tant mieux. Le rituel de l’habillage, du maquillage, de la coiffure sont autant d’étapes préparatoires pour aller vers les autres et mettre une distance nécessaire. Et lorsque je suis lasse, ce même rituel me motive. Plus je suis fatiguée, plus je me contrains: çà marche à chaque fois.
Il y a deux ans, j’ai eu un cancer et le traitement m’a laissée chauve et épuisée. Heureusement, la perruque, les vêtements étaient là pour me protéger: la mode m’était indispensable pour aller mieux, j’en ai profité pour exiger des carrés Hermès! Et puis, pour fêter la fin de ma chimio, je suis allée m’offrir des escarpins Prada vertigineux. On ne se refait pas!!!!
Mille baisers à toi!”

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Matilda:
“L’habit fait le moine. Les gens nus ont pas ou peu d’influence sur la société.” – Mark Twain

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Gabrielle:

“Je n’ai presque jamais eu ce problème, sauf quand j’ai travaillé en Australie, où les docteurs n’ont pas de blouse blanche. Les hommes vont au travail en costume et les femmes doivent être habillées soit en avec un ensemble, ou un pantalon et une chemise.
Et bien, je n’avais pas tout ça, à l’époque. Mais le fait que je sois habillée comme les infirmières (quelque chose comme “jeans, Converse”) m’a en fait aidée, parce que plus d’une fois les patients m’ont dit qu’ils trouvaient plus facile de me parler qu’aux “docteurs” (ceux qui étaient en costume).
Bien sûr, ça aurait été différent dans un autre service, moi je travaillais au service psychiatrique.”

Mais cette histoire montre l’impact qu’ont les vêtements. Le fait que je porte des vêtements qui n’hurlaient pas “docteur” donnait aux patients plus de confiance en moi, et même s’ils savaient que j’étais un docteur, ils préféraient parler à quelqu’un portant les mêmes vêtements qu’eux.
Un jour, mon supérieur m’a demandé de m’habiller différemment, mais en fait il a fini par réaliser que mes jeans, tee-shirt et Converse aidaient à rentrer en contact avec nos patients.

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Valentine:

“En même temps je me remémore ce twitt de Lauren Santo Domingo:« There are two types of girls: those that can make cheap clothes look expensive and those that make designer clothes look cheap.» et cela me rassure. ou pas.”